Titre Original : The Whistler
2026 – Venezuela / Colombie / Etats Unis
Genre : Horreur
Durée : 1h36
Réalisation : Diego Velasco
Musique : Freddy Sheinfeld
Scénario : Esteban Orozco, Carolina Paiz et Diego Velasco
Avec Diane Guerrero, Juan Pablo Raba, Indhira Serrano, Laura Sofia Dominguez, Laureano Olivarez, Samantha Chaverra, Laura Lloreda et Laura Garcia Marulanda
Synopsis : Bouleversés par la perte de leur fille, Nicole et Sebastian héritent d’une ferme isolée au Venezuela, ignorant tout des forces obscures auxquelles ils vont être confrontés.
Décidemment, en 2026, entre les sifflets et les sifflements, le cinéma horrifique va souvent dans les mêmes directions. Enfin, ça, c’est ce que je pensais, avant de voir le film du jour, The Whistler, uniquement attiré par une pochette et quelques photos, malgré la peur de me retrouver avec des démons cachés dans des champs de maïs, encore. Après 11 ou 12 Children of the Corn, disons que je commence à connaître un peu la formule… Et donc, après Whistle, renommé chez nous Le Sifflet, et son sifflet maya qui malheureusement manquait un peu de peps et d’originalité, The Whistler nous amène lui au Venezuela, où un couple qui a perdu leur fille se rend, dans la vieille demeure familiale, après le décès étrange du père du monsieur, Sebastian. Etrange car bien évidemment, les coutumes locales ont la peau dure, les croyances aussi, et que quelques secrets sont cachés. Et bien qu’il soit très probablement destiné à rester dans l’anonymat, le métrage de Diego Velasco a pourtant quelques atouts, qui malheureusement ne sont présents que par intermittence dans le métrage, et en font donc un métrage facile à critiquer, aux défauts évidents, ce qui est d’autant plus dommage car à côté, ce que le film réussit, il le fait vraiment bien. Grossièrement, le réalisateur aimerait nous plonger dans un récit de folk horror, avec ce petit village perdu, qui a sa petite légende bien à lui, son esprit qui rode et qui aime siffler (oui, d’où le titre, bravo). Et certains aspects de son métrage, il les a clairement soigné. On pourra déjà dire beaucoup de bien de Diane Guerrero, qui hérite du rôle principale, Nicole, cette femme en deuil, loin de chez elle, et qui, après avoir été témoin d’un rite étrange chez la population locale, va y voir la possibilité de communiquer avec l’esprit de sa défunte fille.
L’actrice tient clairement le film sur ses épaules, et surtout, est totalement crédible dans son rôle. Le problème, c’est qu’autant l’actrice est excellente, et les thématiques entourant son personnage universelles et intéressantes, autant l’intégralité du film ne tourne pas autour d’elle. Et ce qui concerne son mari, Sebastien (Juan Pablo Raba), qui revient chez lui, essaye de convaincre sa mère de quitter le pays et de le suivre aux Etats Unis, puis va apprendre la vérité sur la mort de son père, loin d’être un accident, c’est en réalité beaucoup moins engageant, moins passionnant. Et comme au départ, les deux intrigues se partagent l’écran à parts égales, il est difficile de plonger dans le métrage, d’être totalement concerné par ce que celui-ci veut nous raconter. C’est clairement dommage, car The Whistler a un autre gros atout dans sa poche, et c’est son côté horrifique, clairement en réalité sa plus grande réussite. D’une part car les scènes d’horreur débarquent souvent sans prévenir, mais aussi car elles font preuve d’une réelle brutalité qui surprend, avec corps déchiquetés, tripes à l’air, membres tranchés. Alors que le reste autour laisse penser à une simple histoire d’esprits et de possessions, l’horreur en elle-même s’éloigne littéralement de ce genre de récits qui restent en Amérique souvent lisses et timides pour éviter une trop grande censure, car pour les studios, mieux vaut plus de billets verts que d’oser choquer un peu son audience. The Whistler néanmoins n’est jamais original dans son traitement, autant de son intrigue que de son esprit, mais il interpelle donc lors de ses purs moments d’horreur, sauvages, mais aussi lorsqu’il pose par moment une ambiance sombre, avec ces fameux champs de maïs entourés par les ténèbres (mais sans enfants, ouf). Le réalisateur parvient même à livrer parfois quelques images marquantes, comme cet arbre peuplé de cadavres.
C’est donc d’autant plus dommage que le film touche au but 50% du temps, et ne parvient pas à véritablement intéresser les 50% restants, créant un véritable déséquilibre qui nuit à la vision globale du métrage. Une partie classique mais sauvage et prenante, à défaut donc d’être originale (oui, la mère en deuil qui veut parler à sa fille, on a déjà eu la même l’année dernière avec Bring Her Back d’ailleurs), qui lorgnerait presque vers du Evil Dead, avec fille possédée, rires et gore. Et une autre partie, qui manque de punch, classique aussi, mais beaucoup moins engageante, ralentissant le rythme global du métrage. Cette partie avec Sebastien, elle manque peut-être d’éléments chocs pour rivaliser avec l’histoire de sa femme Nicole. Le jeune homme aura beau découvrir la vérité sur la mort de son père, il est clairement optionnel aux grandes lignes de l’intrigue. Ce qui donne l’impression d’un métrage qui a du mal à choisir, qui a du mal à se focaliser pleinement sur ce qu’il voudrait raconter, sur les thèmes abordés, qui sont pourtant donc des thèmes universels (le deuil), mais non. Un semi-raté donc, pas inintéressant, pouvant faire le job à défaut d’avoir mieux à voir sur le moment, mais loin d’être inoubliable, et forcément, avec ces gros défauts, sur lequel il est facile de taper.

Les plus
Des moments sauvages assez surprenants
L’ambiance est plutôt sympathique
Diane Guerrero très bien dans le rôle principal
Les moins
L’intrigue du père, moins convaincante
Un récit qui s’éparpille et donc, ne passionne pas toujours
Et en soit, un simple film d’esprit et de possession
En bref : The Whistler a de belles images, des scènes d’horreur sanglantes et réussies, et même un très bon personnage principal, mais la moitié du temps, il s’éparpille sur d’autres personnages et éléments beaucoup moins engageants.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ Surprising brutal moments ♥ The atmosphere is nice ♥ Diane Guerrero is great as the lead |
⊗ The story of the father, less interesting ⊗ Too many little stories, not all convincing ⊗ Just a simple possession story |
| The Whistler has a nice imagery, bloody horror scenes well done, and even a good main character, but half of the time, it follows other less interesting characters. | |


















