THE WRONG DAUGHTER de Ben Meyerson (2018)

THE WRONG DAUGHTER

Titre Original : The Wrong Daughter
2018 – Etats Unis
Genre : Thriller
Durée : 1h29
Réalisation : Ben Meyerson
Musique : Macarena Criscuolo
Scénario : Carlee Malemute et Jesenia Ruiz

Avec Cindy Busby, April Bowlby, Sydney Sweeney, Jon Prescott, Kelsey Griswold, Jesse Pepe, Sierra Pond, Saxon Cardenas et Tom Berklund

Synopsis : Kate et Joseph ne parviennent pas à avoir d’enfant. Malgré de nouvelles tentatives, ils sont confrontés à un nouvel échec. À ce moment-là débarque une adolescente schizophrène, Samantha. Tout juste exclue du refuge de jeunes filles, celle-ci se fait passer pour Danica, la fille naturelle que Kate avait abandonnée lorsqu’elle avait 16 ans. Rapidement, le comportement de Samantha est inquiétant, faisant preuve de jalousie et de possessivité.

En temps normal, je ne me serais jamais attardé sur The Wrong Daughter. Non pas car sa moyenne imdb tourne tout juste autour de 5/10, car on le sait, l’avis du grand public de nos jours ne veut plus rien dire. Non, tout simplement car The Wrong Daughter est un téléfilm, réalisé pour la télévision donc. Mais ma récente découverte des talents d’actrice de Sydney Sweeney m’auront poussé à passer outre et à donner une chance à ce petit thriller. Résultat des courses, oui, The Wrong Daughter est un petit téléfilm qui ressemble à un téléfilm. Peut-on du coup lui jeter la pierre pour ça ? Il ressemble à ce qu’il est supposé être après tout. Du coup la triste réalité, c’est qu’on est plutôt triste de voir une telle actrice se retrouver là, car elle est clairement la lumière du film. Le scénario, rien de bien surprenant dans les faits. Un petit thriller manipulateur, où Samantha, une jeune adulte que l’on chasse du refuge où elle vivait, au comportement un brin psychopathe, va se faire passer pour quelqu’un qu’elle n’est pas pour avoir la belle vie. Car en quittant le refuge, Samantha embarque avec elle l’ordinateur de sa meilleure amie (c’est ça l’amitié !). Ça tombe bien, car au même moment, la mère biologique de son amie, Danica, galère avec son mari à avoir un bébé. Elle tente alors, sans doute par culpabilité, de reprendre contact avec Danica, qu’elle a abandonnée à l’époque de sa naissance. Et comme c’est Samantha qui a l’ordinateur de Danica, et qu’aucune photo de la jeune femme n’apparaît sur les réseaux, c’est parfait pour la jeune femme, qui n’a ni argent, ni endroit où vivre, et va donc se faire passer pour Danica et taper l’incrust chez Kate et Joseph.

Seulement Samantha, elle se prend au jeu. Schizophrène, ayant jeter ses médicaments avant de quitter le refuge et en prime ayant des petits soucis de colère la poussant à être violente, voire à aller jusqu’au meurtre, c’est donc une bombe à retardement possessive et jalouse qui vient s’installer dans la parfaite petite famille. A partir de là, pas de surprises pour le cinéphile ayant un tant soit peu de jugeote, Samantha va petit à petit perdre pied, s’en prendre d’abord moralement puis physiquement à l’entourage de Kate et de Joseph, voire à eux-mêmes lorsque les choses n’iront pas dans son sens, allant donc jusqu’au meurtre, avant un happy ending hautement prévisible et que l’on peut aisément imaginer en réalité dès lors que Samantha se fait passer pour Danica. Prévisible mais agréable à suivre, écrit sans grosses fausses notes à défaut de ne pas surprendre. Non, ce qui coince plus comme déjà énoncé, c’est la tenue visuelle du métrage. Et ça, on le droit au réalisateur Ben Meyerson, habitué aux thrillers à bas budget, souvent pour la télévision, et qui signe ici son premier métrage, avant de signer l’année suivante un The Wrong Husband. Je suis surpris qu’il n’ait pas continué sur sa lancée en nous livrant un The Wrong Wife. Ici, c’est filmé sans éclat, sans génie, sans grande imagination non plus, se contenant de filmer le scénario sans y apposer une patte, sans chercher ce petit truc en plus. Une mise en scène fonctionnelle, qui, mixée avec une photographie renforçant l’aspect téléfilm, ne brille absolument jamais.

Ce n’est pas désagréable, mais même lorsque l’intrigue se bouge sur la fin, la mise en scène et le montage manquent clairement de peps. Autre conséquence de tout ça, la violence, souvent suggérée et donc, très télévisuelle également. Ce qui est dommage encore une fois, vu le personnage. Mais passé tout ça, The Wrong Daughter se regarde malgré tout, étant plutôt rythmé, très télévisuel mais néanmoins jamais dégueulasse visuellement, et pouvant pour le coup clairement compter sur le talent de son actrice Sydney Sweeney, excellente en psychopathe qui doit crier, pleurer, s’énerver, et donc, manipuler, mentir, tuer. Elle est clairement l’attraction principale du métrage, volant la vedette à tout le monde dès qu’elle est présente à l’écran. Les autres ne sont pas mauvais, mais immédiatement plus dans la retenue, alors que Sweeney se lâche totalement et semble s’éclater avec un rôle passant d’un extrême à l’autre en un clin d’œil. Et surtout, elle le fait sans jamais sombrer dans le ridicule. Dommage donc que ce qui l’entoure soit plus tiède. Rien que pour ça, difficile de conseiller le métrage, mais si par accident, vous tombez dessus, par contre, vous pouvez faire le curieux et rester, et arrêtez si l’actrice ne vous suffit pas. Anecdotique donc, mais pas catastrophique.

Les plus

Un thriller bien rythmé qui se suit bien
Sydney Sweeney on fire en psychopathe
Ça a le mérite de rester court

Les moins

Un cachet télévisuel hyper appuyé
Ultra prévisible
Un poil trop gentillet

En bref : The Wrong Daughter est un téléfilm qui n’essaye jamais d’être plus que ça. Ça reste rythmé, et ça bénéficie du talent de Sydney Sweeney, mais c’est peu pour conseiller le métrage.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Old fashioned B movie
♥ The director tried things with style
♥ Sometimes bloody
♥ It has many ideas, some original…
⊗ … And some ideas are just stupid
⊗ The CGI are not all good
This remake or reboot of Witchboard, directed by Chuck Russell, was a flop, is unknown, but still, it’s a good B movie, serious technically, generous in its content. A fun time.

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