THE FURIOUS (Huo zhe yan) de Tanigaki Kenji (2025)

THE FURIOUS

Titre Original : Huo zhe yan
2025 – Hong Kong
Genre : Action
Durée : 1h53
Réalisation : Tanigaki Kenji
Musique : Olivia Xiaolin
Scénario : Mak Tin Shu, Lei Zhilong, Shum Kwan Sin et Frank Hui

Avec Xie Miao, Joe Taslim, Yang Enyou, Brian Le, Yayan Ruhian, Jee Ja Yanin, Joey Iwanaga,Sahajak Boonthanakit, Manatsanun Phanlerdwongsakul, Guo Junqing et Winai Wiangyankung

Synopsis : Après l’enlèvement de sa fille par un réseau criminel et face à l’inaction de la police, Wang Wei se lance dans une traque implacable pour la retrouver. Son seul allié, Navin, est un journaliste tenace dont la femme a mystérieusement disparu. Unis par un même désir de vengeance, ces deux hommes que tout oppose affrontent les ravisseurs dans un face-à-face explosif mêlant arts martiaux et justice sans merci.

Vu que tout le monde connait The Furious, et que tout le monde l’attendait, je me suis longtemps demandé comment commencer à en parler… Dire que forcément, avant même un trailer, un film venant de Hong Kong, tourné en Thaïlande, réalisé par un Japonais, chorégraphié par un autre Japonais, avec un acteur Chinois et des Indonésiens au casting, forcément, ça attirait, surtout quand on connait le CV des différentes personnes concernées. Je pourrais commencer à parler aussi du trailer, qui a vraiment mit le film sur le droit chemin, après son passage remarqué en festival l’année dernière, et l’annonce d’une sortie mondiale en ce doux mois de Juin (oui j’attendais la sortie VOD du film aux States pour mes captures, je suis à la bourre du coup). Je pourrais aussi commencer en parlant de ces influenceurs qui ont vu le film longtemps à l’avance, et ont tout de suite qualifier comme à chaque fois le film de chef d’œuvre, faisant encore plus monter les attentes et donc le risque de déception, et que cette mode me fatigue depuis des années, surtout pour ce genre de films qui n’a, en réalité, pas franchement besoin de ce coup de pub pour attirer l’amateur. Au final, non, je pourrais juste commencer par vous dire que The Furious, c’est bien, voire parfois excellent, que ça fait du bien, que ça fait parfois mal, que c’est rare de voir ça sur grand écran (vu que autant l’action Indonésienne récente que Chinoise ne sort pas en salles), mais que malgré tout, surtout si on le compare à ce que tout le monde a envie de le comparer avec, à savoir par exemple les The Raid, et bien il y a une pointe de déception, face à un film visuellement moins maitrisé déjà. Alors non, ne sortez pas les fourches, ne me huez pas (enfin vous pouvez aussi je m’en fiche total), The Furious, c’est très bien.

1h53 au compteur, que l’on ne voit pas passer, et avec un rythme beaucoup plus proche du premier The Raid que de sa suite, ou des films Indonésiens de Timo Tjahjanto. A savoir donc qu’on nous présente hyper rapidement la situation initiale (après une petite baston d’ouverture, quand même), avec ce père de famille muet, sa fille kidnappée, et à côté, le mari d’une journaliste disparue, qui vont traquer les personnes derrière un trafic d’enfant. C’est tout ? Oui, c’est tout, ça n’ira pas plus loin, si ce n’est pour introduire petit à petit les différents antagonistes du film. Ou en faire revenir certains. C’est un scénario prétexte à la bagarre, et moi, comme beaucoup, j’aime la bagarre. Très proche en ce sens d’une narration à la The Raid, qui une fois qu’il débutait, ne s’arrêtait pas, et offrait un final à rallonge, exactement comme The Furious. En ce sens, The Furious fonctionne, faisant office de petit shoot d’adrénaline qui ne s’arrête que rarement, porté par Xie Miao (pas mal de DTV Chinois) et Joe Taslim (The Raid justement, et The Night Comes for Us). C’est violent (mais bien moins saignant que chez Timo Tjahjanto, où l’on était parfois plus proche de l’horreur martiale), les os se brisent, les corps se transpercent, aucun soucis. Les chorégraphies signées Sonomura Kensuke, elles sont forcément très bonnes, et on reconnait totalement le style du monsieur derrière les chorégraphies des Baby Assassins, et derrière les films Hydra, Bad City et Ghost Killer. Les combats ayant une part importante dans le film, à tel point que ça castagne pendant quasiment 1h30 sur 1h50, sont donc la grosse réussite du métrage, même si, quand on connait à la fois le travail de Sonomura, et le travail du réalisateur Tanigaki Kenji, rien de neuf, ça n’a pas le même impact novateur ultra violent que pouvait avoir les The Raid il y a plus de 10 ans justement, quitte à encore comparer. Techniques, rapides oui, avec quelques petits moments hyper bien trouvés, et un long final assez jouissif lui, mais rien de neuf. Alors d’où vient réellement ma petite déception ? Dans le fond, elle est minime, mais concerne pas mal de petits points.

Si le film mise tout sur le rythme et la bagarre, et c’est très bien, il n’échappe pas sans doute à un côté trop ambitieux à ce niveau-là. Ce qui donne une technique moins solide qu’un Gareth Evans. On pensera à ces quelques CGI discutables, qui en vrai, ne sont pas dramatiques, mais font tache face au côté plus terre-à-terre général du reste. Si les chorégraphies sont excellentes, et les mouvements de caméra souvent élégants, il y a aussi malheureusement des moments où ça devient particulièrement brouillon à l’écran, notamment le passage dans la cage d’escalier et le couloir duSnake Pitt, juste avant le final. Certes, l’espace est restreint, les figurants nombreux, mais c’est là qu’on se dit qu’il aurait peut-être été préférable de construire en studio une cage d’escaliers pour pouvoir étendre le décors, avoir une caméra plus libre, plus éloignée. De même, si le final tabasse sévère et fait plus que plaisir, on n’échappera pas à quelques petites situations qui font sourire. Pas car elles sont drôles, mais car elles sortent d’on ne sait où. Comme ce combattant, laissé pour mort quasi depuis une heure et qui d’un coup, se réveille pour rejoindre le combat pourtant éloigné physiquement. Et quelques moments moins inspirés, car sans doute too much, comme ce passage avec les vélos, qui m’aura presque fait lever un sourcil. Heureusement que ça ne dure que quelques secondes en réalité. Oui je pinaille, mais encore une fois, face au sérieux général de l’entreprise, il est dommage de voir ces petites failles. La technique est rodée, mais perfectible. Alors oui, que The Furious débarque en France, sur grand écran, ça n’a pas de prix, ça ne se refuse pas. Et il est fort probable en réalité que cela reste clairement le film d’action de l’année. Mais quoi qu’en diront certains, il manque un petit côté viscéral, que l’on pouvait ressentir, à l’époque, en découvrant The Raid 1 puis 2 au cinéma.

Les plus

Oui, ça tabasse sévère
D’excellentes chorégraphies
Pas le temps de s’ennuyer
Un rythme proche du premier The Raid
Xie Miao et Joe Taslim savent casser des dents
Un final extrêmement long et généreux

Les moins

Le scénario prétexte, mais ça on s’en fou en vrai
Des CGI rares mais très voyants
Quelques moments too much ou peu crédibles

En bref : The Furious, ça fait du bien pendant presque 2h, ça tabasse, ça tue, ça crie, ça brise des os. C’est perfectible notamment techniquement, limité aussi, mais ça fait exactement le taf qu’on lui demandait.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Yes, it kicks ass
♥ Excellent choreographies
♥ No time to get bored
♥ The pacing is close to the first The Raid
♥ Xie Miao and Joe Taslim know how to break teeth
♥ The long final fight
⊗ The script is basic, but who cares
⊗ The rare CGI are bad
⊗ A few moments are too much
The Furious, it makes you feel good during almost 2 hours, it kicks ass, it kills people, there are screams, bones are broken. Far from perfect, limited of course, but good. Just not as strong as The Raid.

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