Titre original : Species
1995 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Durée : 1h48
Réalisation : Roger Donaldson
Musique : Christopher Young
Scénario : Dennis Feldman
Avec Ben Kingsley, Michael Madsen, Alfred Molina, Natasha Henstridge, Forest Whitaker et Marg Helgenberger
Synopsis : Lorsque Sil, hybride humain/extraterrestre d’une grande beauté s’échappe du lieu ou elle était en observation, le scientifique Xavier Fitch engage un tueur du gouvernement, un médium, une biologiste et un anthropologue pour la trouver. Ils la retrouvent à Los Angeles et découvrent avec horreur ses intentions : s’accoupler avec des hommes qui ne se doutent de rien et produire ainsi sa progéniture pour détruire l’humanité.
La mutante n’aura pas tant marqué les esprits que ça, et pourtant, c’est le point de départ d’une série comptant actuellement quatre films. Soit trois films de trop, tant le matériel de base fournit par ce premier opus n’avait pas besoin d’être plus développé, ce qui de toute façon, n’est pas vraiment arrivé dans les suites, ni dans ce premier opus, pompant dans un peu tout ce qui a déjà été fait dans le genre, en ajoutant tout de même une petite innovation. Notre alien est une femme, et magnifique qui plus est, et pour son design en tant que créature, les producteurs du film ont fait appel à Giger, déjà créateur de l’alien du film éponyme. Un bon gros point dés le départ, puisque le reste oscillera entre le classique, le prenant, et le chiant. Et malgré tout, le film se traîne une très bonne réputation derrière lui, en offrant aux spectateurs un mélange de sexe et de sang. La première partie du métrage, malgré un manque certain d’inventivité au niveau des situations et des personnages, s’avèrera être une franche réussite. Le scénario n’ira pas chercher trop loin, et on s’apercevra très rapidement des buts et des enjeux de chaque situation et personnage. D’entrée de jeu, notre jeune alien, Sil, s’échappe, sous les yeux de son créateur, Xavier Fitch, joué par le toujours si peu expressif Ben Kingsley, qui a pu s’en donner à cœur joie dernièrement niveau expression en jouant dans le Bloodrayne de Uwe Boll. Malgré la menace que Sil représente assez rapidement pour notre espèce, Xavier la considère comme sa création, et sera même par moment compréhensif envers elle, tout comme le spectateur. Un bon point. Pour retrouver Sil, Fitch va s’entourer d’une équipe de choc, constituée de personnages plus ou moins utiles.
On retrouvera donc au casting Michael Madsen, nous sortant le même jeu que d’habitude, mais fonctionnant encore ici plutôt bien, dans le rôle du gros bras devant exterminer Sil, mais aussi Forest Whitaker, bien loin de ses rôles habituels, jouant ici un voyant plutôt barge, et nous prouvant que pour une fois dans ce genre de production, le noir ne meurt pas toujours. Puis à leurs côtés, Marg Helgenberger jouant une jeune scientifique, Laura, qui finira par craquer pour Preston (Michael Madsen). Et pour finir, Alfred Molina, jouant Stephen, un jeune docteur, bien avant de jouer le docteur Octopus dans Spider-Man 2, et tenant ici un rôle plutôt plat et inutile à l’ensemble de l’histoire. On suivra donc les agissements de Sil d’un côté, ayant bien grandie, et surtout, aimant se dénuder, dans sa quête d’un homme pour la féconder et donner naissance à d’autres spécimens de son espèce, et de l’autre côté, l’équipe la recherchant, arrivant sans arrêt trop tard. Le film se transforme en course poursuite, et bien que tout soit assez classique, on ne s’ennuie jamais vraiment, et quelques moments sanglants interviendront à intervalle régulier. On pourra alors noter la qualité des effets de maquillage, et surtout, le design de Sil lorsqu’elle prend son apparence véritable, plutôt réussit, à la fois dégoûtant et attirant. Contrairement à certains films d’horreur, c’est à présent la femme qui est fatale, et l’homme qui en sera la victime. Ce sera la seule idée plutôt originale du métrage, puisqu’en dehors de cela, les autres idées seront trop peu approfondies, voir totalement laissées de côté.
Chaque personnage effectuera sa chasse, et la partie de l’intrigue se focalisant sur Sil cherchant un homme apte à la féconder s’avérera assez généreuse en nudité, et bien souvent, en effet sanglant, les hommes ne lui survivant pas en général. Et notre super équipe, quand à elle, quand elle ne passera pas son temps à arriver trop tard, tentera de se connaître un peu plus, dans des dialogues parfois un brin lourds. Mais le film est suffissement rythmé pour nous faire passer outre ces scènes de dialogues et pour que l’on se focalise sur le reste. Malheureusement, le final tentera de devenir effrayant, et se cassera la gueule pour de multiples raisons. Sil perd son apparence humaine et prend à présent sa véritable forme, et dans de nombreux de ces déplacements, les bons vieux effets spéciaux laisseront la place à du numérique, aux textures trop lisses, aux couleurs bien trop claires, et à l’animation déplorable. Tout sauf effrayant, d’autant plus que le final, en plus de manquer de crédibilité et de vouloir se la jouer Aliens (des petits couloirs, un lance-flammes, une créature), sera totalement bâclé.

Les plus
Un film généreux
Natasha Henstridge
De très bons effets pratiques
Un métrage ultra rythmé
Les moins
Trop classique parfois
Final décevant
Les CGI
En bref : Classique, mais plutôt efficace et rythmé les trois quarts du temps, avant de tomber totalement à plat lors de son final. Le design de la mutante est vraiment réussi, tout comme les effets spéciaux classiques. Rien d’extraordinaire, mais ça reste sympathique.




















Alors hier LIFEFORCE, ce soir SPECIES… Sans le vouloir j’ai donc enchainé Mathilda May puis Natasha Henstridge pour deux soirées à thème !
Franchement, j’ai trouvé ce SPECIES super sympa. Ça respire les années 90 dans le bon sens du terme. On ne s’ennuie jamais, le casting est top, Natasha Henstridge irradie à l’écran (à tel point que je voulais presque qu’elle gagne à la fin ahah, je suis faible…), c’est réalisé avec sérieux (Roger Donaldson oblige), il y a vraiment plein de morts… Vraiment chouette jusqu’au dénouement un peu décevant tu as raison, surtout à cause des CGI finaux ignoblissimes (comment ils ont pu laisser passer ça, ça me dépasse).
Vivement le film de demain alors, même si le genre va vite être limité haha. Sauf si tu vas taper chez les prod sympas de Corman avec GALAXY OF TERROR (et son cast qui te ferait regarder le film même si pas intéressé de base haha).
SPECIES est sympa, il respire bien de la liberté de ton des années 90, mixée avec les nouvelles technologies qui approchent. Et le budget a beau être bien confortable pour une série B, ça devait être beaucoup trop limité malgré tout pour l’utilisation assez intensive des CGI lors du final, à une époque où c’était long, couteux et bancal.