THE BAY de Barry Levinson


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Titre original : The Bay
2012 – Etats Unis
Genre : Found Footage
Réalisation : Barry Levinson
Musique : Marcelo Zarvos
Scénario : Michael Wallach

Avec Christopher Denham, Michael Beasley, Lauren Cohn, Kether Donahue et John Harrington Bland

Synopsis : Une paisible station balnéaire américaine voit débarquer deux chercheurs français. Ils révèlent que le taux de toxicité de l’eau est anormalement élevé. Le maire refuse de prévenir la population craignant de créer un mouvement de panique. Bientôt les premiers symptômes d’une étrange maladie se développent. L’épidémie s’étend. Les habitants sont victimes d’un parasite qui dévore leur corps de l’intérieur…

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The Bay est un film étrange, puisqu’il est réalisé par Barry Levinson. Homme talentueux qui nous avait livré Good Morning Vietnam ou encore Rain Man et Sleepers, passant d’un genre à un autre avec une facilité déconcertante, l’homme n’aura eu, depuis le milieu des années 90, que des échecs au box office. Sa comédie Jimmy Hollywood, le thriller un peu chaud Harcèlement, son incursion dans le cinéma fantastique avec Sphère ou encore Bandits avec Bruce Willis sont des exemples parmi tant d’autres. En 2012, il se lance dans un projet de mode, celui du found footage. Voilà qui promet au moins une technique plus professionnelle et une envie de raconter une vraie histoire. Car entre Paranormal Activity 72 avec ses portes qui claquent entre deux bâillements, ses esprits frappeurs ou encore ces zombies ou créatures étranges, le genre tourne en rond depuis déjà bien trop longtemps. Et il faut bien l’avouer, autant parfois, le genre nous livre de grands films, autant la plupart du temps, ce n’est qu’une mode permettant de tourner à l’économie en camouflant son manque de talent. Et c’est pour cela que voir Barry Levinson aux commandes surprend. Bref, the Bay, bon film ou pas ? Bon found footage ou pas ? Sans être le film du siècle, il faut bien avouer que The Bay est une des meilleures surprises proposées par le genre depuis pas mal de temps, et ce pour plusieurs raisons.

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The Bay est un found footage raconté par un des principaux intervenants de l’histoire quelques temps avant la « catastrophe » racontée dans l’histoire. Si cela nous permet de savoir dés le début quel personnage va bien pouvoir survivre, le film nous réserve tout de même son lot de surprises, et surtout, multiplie les points de vue et les différents médias. De plus, raconter l’histoire sur des images « d’archives » permet au personnage un recul sur les événements qui est plutôt appréciable. Le réalisateur va se servir de plus de toutes les possibilités du genre et des différents médias pour nous raconter son histoire, se déroulant donc lors d’une épidémie dans un village au 4 Juillet. Ainsi, au lieu d’avoir un vulgaire film tourné par un personnage avec une caméra amateur, nous aurons aussi droit à des caméras plus professionnelles, des caméras de journalistes, des téléphones portables, des appels Skype ou Facetime. Le film va encore plus loin avec des conversations téléphoniques retranscrites à l’écran, et même des caméras de sécurités dans les rues ou bâtiments publics, ou des caméras situées à l’intérieur des véhicules de police. Nous passons souvent de l’un à l’autre, et le procédé permet un vrai montage, une variété des plans, des styles, et surtout de ne pas se focaliser sur un ou un groupe de personnages. Nous aurons des journalistes, des policiers, des docteurs, et bien entendu, des victimes.

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L’autre atout du métrage est son sujet, qui nous ramène à la bonne époque des années 80, où les messages étaient écologiques, et que les virus et autres mutations apparaissaient à cause de la pollution des hommes. The Bay va à fond dans ce domaine. Pas de zombies ou d’esprits fantômes ici, mais donc une menace plus terre à terre, avec une contamination de l’eau provoquant la mutation d’un parasite, qui va s’attaquer à l’homme. Le film se fait même bien sanglant par moment, puisque les parasites mangent les victimes de l’intérieur, provoquant des pustules, cloques, vomissements de sang, et d’autres choses peu ragoutantes. On aura droit à quelques gros plans sur des cadavres en assez mauvais états. La dernière demi-heure donne un bon aperçu d’apocalypse, avec ces rues désertes jonchées de cadavres. Mais bien entendu, The Bay n’est pas parfait. On pourra lui reprocher parfois de partir dans trop de directions différentes pour couvrir au maximum l’épidémie, au point que certains moments semblent moins intéressant. Son message écolo semble parfois également un peu trop naïf aujourd’hui, même si le réalisateur semble y croire à fond et surtout s’y tenir jusqu’aux derniers instants. Malgré ces défauts, l’ensemble se suit parfaitement d’un bout à l’autre.

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Les plus:

La multitude de supports abordés

Pas de zombies ou de fantômes ici

Des moments assez saisissants

Les moins:

Quelques égarements dans tous les personnages et supports

 

En bref: Un bon petit found footage en somme, qui fait preuve de plus de professionnalisme que d’habitude.

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