Critique jeu vidéo : Resident Evil 2


Resident Evil 2 JeuRESIDENT EVIL 2

1998
Studio : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : Survival Horror
Multijoueur : Non
Joué et testé sur : PS1
Existe sur : PS1 – PC – Nintendo 64 – Dreamcast – Gamecube – PS3
Support : 1 disque

Synopsis : Leon Scott Kennedy, nouvelle recrue dans le R.P.D, est en route vers son lieu de travail pour la première fois. À son arrivée dans la ville, il voit une femme à terre apparemment morte. Il s’arrête et examine le corps lorsque soudain des morts-vivant se dirigent vers lui. Leon tente de les arrêter et se dirige alors vers un restaurant afin de leur échapper et y trouve une jeune femme, Claire Redfield, traquée par un zombie. Il la sauve mais après un accident de voiture, ils sont séparés par un énorme feu, Leon lui crie de se diriger vers le commissariat pour qu’ils s’y rejoignent.

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Resident Evil aura été le succès surprise en 1996, propulsant et son créateur Mikami Shinji sur le devant de la scène. Il ne fallait pas perdre de temps, et une suite est immédiatement mise en chantier. Mais de nombreux changements auront lieu, une partie de l’équipe changera, et finalement, le jeu retourna en développement (si bien qu’une version jamais sortie est connue des fans sous le nom Resident Evil 1,5). Une partie de l’équipe originale quitta d’ailleurs Capcom et rejoignit Squaresoft pour travailler sur Parasite Eve qui sortit la même année (au Japon et aux Etats Unis, le jeu étant resté inédit en Europe). En 1998, deux ans après la sortie du premier, cette suite sort, et tente de faire plus. Deux fois plus ! Deux CD, encore deux personnages, mais cette fois-ci, l’action ne se déroule plus dans un manoir, mais dans la ville entière. Du moins une partie, puisque rapidement, l’action revient dans un commissariat, avant de, fatalement, finir dans un laboratoire souterrain avec, oui, un compte à rebours. Capcom et les innovations, ce n’est pas pour tout de suite, loin de là ! Mikami n’a plus le poste de réalisateur, mais reste producteur sur le projet, et surtout très protecteur envers la saga qu’il a initié. Oui, si Resident Evil 2 est reparti en développement malgré l’avancement de la première monture, c’est parce qu’il l’a voulu, lui et personne d’autre. Perfectionniste le monsieur, même lorsqu’il ne fait que produire. Mais après tout, il pouvait se permettre de l’être. À l’époque du premier Resident Evil, il pouvait imposer ses choix puisqu’il était le réalisateur, et que Resident Evil n’était pas encore une saga, loin de là, il n’était qu’un nouveau jeu qui devait faire ses preuves.

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Alors que Resident Evil 2 lui était attendu au tournant, par les fans, mais aussi par Capcom. En tout cas, ils ont réussis, puisque Resident Evil 2 est l’exemple de la bonne suite. La suite qui reprend à la lettre près le concept de son ainé, mais qui ajoute suffisement de nouveautés pour donner plus d’ampleur à son histoire, et donc plus de plaisir au joueur manette en main. Et pour une suite, il y en a des risques. À commencer par le fait que les deux personnages jouables ne sont pas des personnages du premier jeu, mais de nouveaux personnages. Leon, qui reviendra par la suite dans Resident Evil 4 (réalisé par Mikami) et malheureusement Resident Evil 6, et Claire Redfield, qui comme son nom nous l’indique, a au moins un lien avec le premier jeu, puisqu’elle est la sœur de Chris. Et elle reviendra elle aussi dans l’univers de Resident Evil, avec Code Veronica sur Dreamcast, puis Revelations 2 récemment. Deux nouveaux personnages, un procédé donc risqué, mais payant puisqu’ils deviendront des personnages aimés des fans. Le joueur peut choisir dés le début qui ils veulent jouer, sauf qu’à l’inverse du premier jeu, l’aventure se fait bien différente suivant le personnage que l’on joue, avec des rencontres différentes, et même parfois des lieux différents (mais là cela est minime). Claire rencontrera par exemple un haut gradé de la police, tandis que Léon rencontrera Ada, personnage récurent de la saga également. Chaque personnage aura carrément deux scénarios en réalité, en fonction du premier personnage choisi. Quand au lieu, et bien là aussi c’est différent. Là où le premier nous cloisonnait dans un manoir du début à la fin, Resident Evil 2 nous fait commencer dans le chaos urbain. C’est bien là la grande innovation du titre, troquer l’ambiance chaude des pièces toutes en bois du manoir par une ville, en béton, grise, froide par moment, même si le jeu nous fait débuter dans les flammes. Que l’on joue Leon ou Claire, l’objectif principal est le même : aller au commissariat de Raccoon City. La prise en main est immédiate, puisqu’absolument rien n’a changé en deux ans. Les contrôles et possibilités sont exactement les mêmes, l’interface également, le menu d’utilisation des objets aussi. Oui, rien ne change, mais pourquoi changer une formule qui fonctionne. On retrouve donc fatalement également les machines à écrire pour sauvegarder, les herbes pour se soigner, et les coffres pour entreposer les objets, mais aussi ces satanés chargements lors des ouvertures des portes. Oui ça, rien à faire, on n’y coupe pas, il faut bien camoufler les temps de chargement entre chaque zone.

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La première partie du jeu, se déroulant en ville, est relativement courte mais intense, nous montrant ce que la Playstation première du nom avait dans le ventre, et il faut avouer, c’est plutôt impressionnant, et ça vieillit même très bien. Puis l’on débarque pour une bonne partie de l’aventure dans le commissariat. Rapidement, on se rend compte que le lieu prend la place du manoir du premier opus. Vaste (et donc un peu surréaliste pour le petit commissariat d’une petite ville), on devra parcourir les nombreux couloirs et étages de la demeure en résolvant des énigmes en tout genre, toujours relativement simples (trouver le bon objet, à mettre au bon endroit, pour avoir une clé et ouvrir la porte permettant de faire avancer l’aventure). Chaque pièce aura ses ennemis. Après les hunters du premier opus, Capcom innove et nous offre les lickers, ennemis particulièrement corsés puisqu’ils ont la possibilité de marcher sur les murs et les plafonds, se repèrent au son, et ont une langue démesurée pour nous attaquer de loin. Le Tyran du premier opus cède sa place à un nouveau Tyran, impressionnant, ressemblant plus à un Terminator de métal de deux mètres vingt, qui va vous poursuivre durant plusieurs passages de l’aventure, assez régulièrement.

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Comme pour le premier opus, la peur sera parfois au rendez-vous, avec quelques jump scare efficaces, de longs couloirs vides mis en valeur par les angles de caméra et la musique bien stressantes, et le Tyran qui va faire monter l’adrénaline tout à coup. Pourtant, personnellement, même si Resident Evil 2 s’avère excellent, et parfois supérieur au jeu original, dans sa construction, son graphisme et j’en passe, impossible pour moi de ne pas préférer l’ambiance chaude du manoir du premier opus au commissariat et au laboratoire froid de ce second opus. Surtout que, même si l’on est encore très loin des derniers opus de la saga, les affrontements avec les monstres se font un poil plus nombreux, et les munitions toujours aussi rares. Il va parfois falloir bien réfléchir suivant le lieu aux ennemis à abattre et ceux à éviter.

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Comme pour le premier opus, la peur sera parfois au rendez-vous, avec quelques jumpscares efficaces, de longs couloirs vides mis en valeur par les angles de caméra et la musique bien stressante, et le Tyran qui va faire monter l’adrénaline tout à coup. Pourtant, personnellement, même si Resident Evil 2 s’avère excellent, et parfois supérieur au jeu original, dans sa construction, son graphisme et j’en passe, impossible pour moi de ne pas préférer l’ambiance chaude du manoir du premier opus au commissariat et au laboratoire froid de ce second opus. Surtout que, même si l’on est encore très loin des derniers opus de la saga, les affrontements avec les monstres se font un poil plus nombreux, et les munitions toujours aussi rares. Il va parfois falloir bien réfléchir suivant le lieu aux ennemis à abattre et ceux à éviter. Néanmoins soyons clairs, Resident Evil 2 est meilleur que le premier jeu, et a surtout sacrément mieux vieillit. Les personnages paraissent déjà beaucoup moins cubiques et on apprécit d’autant plus leur design. Cela reste de la Playstation 1, mais l’évolution est flagrante. La dernière partie du jeu, se déroulant dans le laboratoire, ne fait que reprendre basiquement la construction du dernier acte de l’opus original. Labo, exploration, affrontements dantesques, compte à rebours, boss. Et personnellement, je trouve cela dommage, cette dernière partie, bien que voyant encore plus grand, paraît être une petite redite. Redite que Capcom se fera un malin plaisir à faire et refaire à chaque opus. Autre grand ajout de cet opus, le personnage d’Ada Wong, fantasme de nombreux joueurs, qui reviendra également dans chaque opus où Leon sera de la partie, les deux étant indissociables. Oui, Resident Evil 2, tout en gardant la formule du premier opus à la lettre, augmente sa durée de vie (vu que chaque personnage possède un scénario A et B), se fait impressionnant visuellement et nous offre des détails en pagaille, possède des moments cultes, des monstres cultes, et agrémente le tout d’une mise en scène et d’une musique toujours à tomber. La saga est lancée, les fans répondent présent, et on en redemande.

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17

Les plus

Très beau pour la première Playstation

Des moments bien stressants

Évoluer dans la ville

Une très bonne suite

Les moins

Structure assez identique au premier opus

En bref : La suite culte d’un jeu culte. Plus beau, plus grand, plus épique. Sans doute un peu moins percutant et étonnant par moment malgré pas mal d’ajouts, mais le plaisir de jouer est là.

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