THE FUNHOUSE MASSACRE de Andy Palmer (2015)

THE FUNHOUSE MASSACRE

Titre original : The Funhouse Massacre
2015 – Etats Unis
Genre : Horreur
Durée : 1h30
Réalisation : Andy Palmer
Musique : Chad Rehmann
Scénario : Ben Begley

Avec Robert Englund, Jere Burns, Scottie Thompson, Matt Angel, Chasty Ballesteros, Clint Howard, Courtney Gains, Candice De Visser et E.E. Bell

Synopsis : Six des plus dangereux psychopathes au monde s’évadent de l’asile où ils étaient enfermés et trouvent refuge dans un petit parc d’attraction non loin de là. Par chance, le parc est dédié à leurs meurtres, et ils vont ainsi prendre la place de ceux censés les jouer.

Sur le papier, The Funhouse Massacre avait tout pour être de la pure série B qui fait du bien, et qui tâche. Six psychopathes bien fous qui trucident les visiteurs d’un parc qui leur est dédié, Robert Englund mit en avant sur l’affiche. Retour à la réalité maintenant. Tout commence dans un asile. Robert Englund est le gérant, il est bel et bien là. Il reçoit une journaliste, Miss Quinn, mais comme le petit Robert, il n’a pas lu beaucoup de comics, il ne sait pas qu’une fille disant s’appeler Harley Quinn et ayant une passion pour les psychopathes, cela cache quelque chose. Et oui, la Miss Quinn, c’est en réalité Doll Face, la fille de Mental Manny Dyer, un des psychopathes, leader d’un culte religieux qui aura poussé les croyants à se suicider. Et du coup, Robert Englund, ben il fait dix minutes de présence avant de mourir, bêtement, car ses yeux ne se sont pas attardés là où il fallait, et voilà nos six psychopathes en liberté. La première chose qui frappe devant le métrage, c’est que oui, le budget n’était pas très élevé, et donc le fameux asile du début, à la sécurité renforcée, et bien à l’écran, on aura deux gardes, un couloir, trois portes et des plans très serrés pour ne pas montrer qu’autour, il n’y a rien. J’ai connu mieux comme sécurité. Et l’instant d’après, voilà que nos psychopathes ont donc trouvés refuge dans un parc à côté, qui, heureusement, est dédié justement à eux, à leurs crimes. Nos tueurs vont alors tuer les acteurs, et prendre leur place, pour se faire du bien, traduction, en tuant les clients.

De quoi, malgré le budget limité mais qui se remarque déjà moins une fois dans le vif du sujet et dans le parc (normal, le film fut tourné dans un vrai parc dans l’Ohio), passer un bon moment, fun, pas prise de tête. Après tout, même le titre du film a le mot fun ! The Funhouse Massacre quoi ! Malheureusement, si le métrage reste plutôt amusant et plaisant à voir, on ne pourra s’empêcher de pester devant un tel potentiel gâché. Oui, on a un lot de psychopathes, mais finalement, seuls deux sont véritablement exploités. On prévoit du fun non stop, mais le métrage rentre un peu trop rapidement dans sa routine. Et c’est dommage. Donc oui, six psychopathes. Un cuisto cannibale (E.E. Bell), chose qui pouvait rappeler Ebola Syndrome, un dentiste un peu taré sur les bords (Sebastian Siegel), un taxidermiste qui est passé des animaux aux humains (ce bon vieux Clint Howard), un clown catcheur (Mars Crain), le chef d’une secte adepte des suicides en masse (Jere Burns) et sa fille qui aime le maquillage façon joker (Candice De Visser). Six psychopathes, qui passés l’introduction, seront souvent relégués en arrière plan, à part les trois derniers. Les autres n’auront droit qu’à quelques apparitions, quelques petits meurtres discrets, et basta. En réalité c’est surtout le clown catcheur qui va avoir droit à un bon bodycount.

Pour le reste, le film ne prend pas des masses de risques, en se mettant bien entendu du côté des gentils, à savoir une bande d’ado pas forcément intéressante d’un côté, et la shérif du coin qui bien entendu, cache un passé en rapport avec l’un des tueurs. Wow quelle originalité. Heureusement que pour faire passer quelque peu la pilule, l’équipe a fait le bon choix, c’est-à-dire les effets spéciaux de maquillages fait sur le plateau, et non des CGI. Du coup, ça gicle, ça découpe, et ça passe bien, en étant par moment il est vrai plutôt fun. Malgré sa routine, le bodycount reste élevé, et fait parfois bien plaisir, malgré ses personnages clichés, les autres peu exploités, le peu de temps de présence de Robert Englund, la première partie bien fauchée dans l’asile. Mais face à certains éléments, puis le fait que le fait soit sur netflix, et bien on pardonne. On en retiendra les moments fun, les moments sanglants, certains psychopathes, et on oubliera le scénario pas toujours cohérents, les clichés et j’en passe. D’ailleurs, si on y fait plutôt attention, on trouvera pas mal de ressemblances avec Suicide Squad, jusqu’au personnage joué par Candice De Visser, ressemblant beaucoup, jusqu’au nom donc, à Harley Quinn. Et dans ce sens, The Funhouse Massacre est bien plus réussi, puisque malgré ses défauts, il ne ment pas sur le marchandise au moins ! On voulait des méchants qui tuent des jeunes cons, et c’est ce que l’on aura.

Les plus

Fun
Du gore à l’ancienne
Les psychopathes

Les moins

Le côté fauché
Beaucoup de psychopathes pas exploités
Pas un grand scénario

 
En bref : Si The Funhouse Massacre délivre bien du gore à l’ancienne dans une ambiance décomplexée, c’est dommage que certaines choses intéressantes soient trop laissées de côté, tout le temps.

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