STARSHIP TROOPERS 2 : HÉROS DE LA FÉDÉRATION de Phil Tippett


STARSHIP TROOPERS 2 : HÉROS DE LA FÉDÉRATION

Titre original : Starship Troopers 2: Hero of the Federation
2004 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Réalisation : Phil Tippett
Musique : John Morgan et William T. Stromberg
Scénario : Edward Neumeier
Avec Richard Burgi, Bill Brown, Kelly Carlson, Cy Carter, Sandrine Holt, Ed Lauter et Jean-Paul Manoux

Synopsis : Après une bataille contre les arachnides, les soldats de l’unité Bravo 6 trouvent refuge dans un avant-poste abandonné. Encerclés par les insectes, ils vont devoir survivre en attendant l’arrivée des secours.

Aussi bancale et inégale soit-elle, la saga Starship Troopers est intéressante, et souvent rabaissée, à l’exception du premier opus signé Paul Verhoeven. Arrivant 7 ans après le film de Verhoeven, cette première suite signée Phil Tippett (le créateur des créatures pour le premier film) fut incroyablement critiquée à sa sortie, pour plusieurs raisons, en particulier car il prend à contre pieds tout ce que le premier était. Sauf que oui, entre le premier opus, gigantesque space opéra bien gore et furieux au budget de 105 millions de dollars et cette suite, huis clos jouant sur la doute au budget de 5 millions, il y a forcément un fossé. Et au final, chaque opus de la saga parvient dans un sens à avoir son identité propre, ses choix, son style visuel, et limite son genre. Starship Troopers est un film de guerre spatial encore impressionnant 20 ans après sa sortie, cette première suite consciente de ses limites est un huis clos, certes qui ne fait jamais peur mais qui au final se tient plutôt bien, tandis que le troisième opus part beaucoup plus dans l’autodérision qui semble volontaire. Starship Troopers 2 part donc avec de mauvaises cartes en main, ce qui lui aura attiré la foudre des spectateurs. Tout commence pourtant hyper rapidement certes, mais nous fait comprendre le film que l’on regarde. En à peine cinq minutes, nos personnages, que l’on ne connaît pas (et ne connaîtra pas vraiment) se retrouvent dans un avant poste abandonné, avec fatalement, pannes de courant constantes, lumières qui clignotent, lieux exigus et donc peu éclairés. On comprend que oui, le budget n’est pas là, et que donc, en montrer moins permet de mieux soigner ce que l’on montre.

Et au final, c’est exactement ça. Les créatures, si elles sont bien moins nombreuses que dans le film de Verhoeven forcément, sont souvent cachées, au choix, par l’obscurité (le film se déroule de nuit) et par les éléments de la météo (en pleine tempête). Résultat, et bien elles sont plutôt bien faites ces créatures. Peu présentes, souvent cachées, mais bien faites. Comment tenir alors sur la durée quand finalement, le choix prit par le métrage l’envoi clairement à l’opposé du premier opus ? Et bien il faut avouer que de ce côté là, Ed Neumeir, scénariste de la trilogie mais également de Robocop n’a pas été bien loin. Il aurait pu développer des personnages pour critiquer la guerre, comme le premier film, cela aurait marché, surtout que l’action se resserrant en un lieu unique, tout est en place pour les personnages. Il aurait pu jouer sur la peur également. Mais non, au final, il va prendre une idée simple que l’on a déjà vu ailleurs, à savoir celle du parasite qui vient contrôler les humains. Starship Troopers 2 voit donc une nouvelle créature prendre le devant de la scène, un nouveau parasite, qui va contaminer de l’intérieur nos pauvres soldats qui aimeraient bien se barrer. Oui, on pense fatalement à The Thing de Carpenter, ou encore à Hidden de Jack Sholder, ou Jason va en Enfer qui avait déjà copié Hidden.

Est-ce que ça marche par contre, oui et non ! Car Starship Troopers 2 met en place des personnages pas forcément intéressants, et a dans son intrigue (alors que le film est le plus court de la saga) des moments de flottements peu intéressants. Quand par contre il se décide enfin à se bouger, Starship Troopers 2 part dans des moments plus sanglants bienvenus, et surtout le fait bien, à coups de très bons effets spéciaux. Rien de déshonorant au final, que ce soit dans l’animation des quelques CGI, plutôt potables, ou dans les effets mécaniques, qui tiennent clairement la route. Sur la fin, ça se bouge même plutôt bien, et sans être un grand film, quelques bons effets et un éclairage bleutés viennent placer une jolie ambiance. Starship Troopers 2 souffre de bien des défauts, son plus grand étant d’être la suite de Starship Troopers, et du coup de subir à coup sûr la comparaison, qui ne joue jamais en sa faveur. Phil Tippett ne maîtrise pas franchement son film à la mise en scène également, et le scénario pourtant signé Ed Neumeier se fait souvent trop sérieux, mais en soit, cette première suite n’est pas si mauvaise qu’on veut bien le dire. Bancale, décevante, mais pas si mauvaise !

Les plus

Des effets spéciaux corrects
Conscient de son budget, c’est un huis clos

Les moins

Beaucoup trop sérieux
Pas hyper bien réalisé
Des personnages creux
Pas de véritable ambiance

 
En bref : Loin d’être franchement bon, Starship Troopers 2 est également loin d’être la bouse annoncée partout. Un petit DTV qui tient parfois la route à défaut d’être un grand film.

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