12 FEET DEEP de Matt Eskandari


12 FEET DEEP

Titre original : 12 Feet Deep
2016 – Etats Unis
Genre : Huis clos en piscine
Réalisation : Matt Eskandari
Musique : Todd Haberman
Scénario : Matt Eskandari et Michael Hultquist
Avec Nora-Jane Noone, Alexandra Park, Diane Farr et Tobin Bell

Synopsis : Bree et Jonna, deux sœurs, se retrouvent enfermées dans une piscine municipale lors d’un week-end férié, sous le capot en fibre de verre recouvrant la dite piscine.

Les huis clos oui, j’en bouffe à tous les râteliers, mais que voulez-vous, c’est un concept qui permet aux réalisateurs de montrer ce qu’ils ont dans le ventre avec peu de moyens. J’ai fais le sauna, le télésiège, les ruines maya, l’asile, l’avant poste militaire, la zone d’entrainement pour cosmonautes, la station service, l’appartement, l’hôpital, le cinéma, la morgue, le centre commercial, l’hôtel, la salle de concert, l’avion, et même la capsule dans l’espace. On en bouffe à tous les râteliers, ce n’est pas toujours exceptionnel, mais quand ça tire son épingle du jeu, ça parvient à être véritablement prenant. Alors après les filles passant tout le film dans une cage entourée de requins avec 47 Meters Down, je me suis lancé dans un métrage avec encore une fois beaucoup d’eau. Pas de l’eau salée ce coup-ci, puisque 12 Feet Deep, c’est un huis clos dans une piscine. Et vraiment DANS la dite piscine. Comment est-ce possible me demandez-vous ? Bon d’accord, le prétexte de toute cette aventure est un peu tirée par les cheveux (dans le fond, comme souvent), mais malgré quelques défauts d’écriture, notamment dans les personnages, un peu comme 247°F et son sauna, 12 Feet Down parvient à être plutôt divertissant. Ici donc, deux sœurs qui se retrouvent, et sont bloquées dans une piscine, car le manager, joué par la gueule bien connue qu’est Tobin Bell (Saw), a juste envie de se barrer pour le week-end, et décide que la piscine est vide après avoir jeté un rapide coup d’œil.

Et du coup, nos deux sœurs vont devoir passer tout le film dans la flotte, la tête sous une protection en fibre de verre. Premier constat, même si le film reste court (1h25), c’est qu’il parvient à tenir sur la route sur la durée, en plaçant au bon moment des petits twists pour relancer l’intérêt. Oui, on ne s’ennuiera pas devant le métrage, et c’est déjà une victoire en soit. Malheureusement, le film oublie bien qu’il faut, pour tenir la route, que le spectateur s’intéresse un minimum aux personnages afin de rendre la tension prenante, et surtout que l’on s’attache aux personnages en question. Ce que le métrage ne parvient pas à faire. Si les twists ne sont pas inintéressants, bien que simplistes, aucun personnage n’attire clairement notre sympathie. Les deux sœurs passent la première partie du métrage à se foutre sur la gueule, à mettre la responsabilité des événements chacune sur la gueule de l’autre, et c’est tout. Pas ou peu d’entre aide, pas d’esprit calme et logique. Et comme on passe 90% du film avec elles uniquement, c’est un peu dommage. On aura bien un troisième personnage qui prendra de l’importance de le récit, mais encore une fois, le personnage n’est ni attachant, ni franchement développé, il reste surtout stéréotypé et n’amène pas franchement grand-chose.

Du moins au début, avant la fin où les choses bougeront finalement, heureusement. Par contre, on pourra finalement saluer le travail du metteur en scène, qui livre une copie propre et même quelques plans bien trouvés, et donc quelques scènes de tension qui fonctionnent, pour un film dans un lieu très restreint, mais surtout tourné en seulement 14 jours. Peut-être que le fait que je ne sache pas nager aide à me sentir concerné… En fait, il est vraiment dommage que les personnages, principaux comme secondaires, soient aussi grossièrement écrits, et parfois assez énervants même, puisque le film aurait été un très bon huis clos. Ici, en fonction de notre affinité avec le genre, on passera un bon moment, sans plus, tandis que certains resteront totalement de marbre devant le spectacle, honnête en soit mais c’est tout. D’autant plus dommage que les actrices et acteurs fournissent au final un boulot tout à fait honnête, dans des conditions de tournage qui n’ont pas dû être exceptionnelles (14 jours immergés dans l’eau, oui forcément). Ça aurait pu être bien mieux, mais ce n’est pas déshonorant, plutôt bien filmé, pas trop mal joué, et ça reste intéressant du haut de ses 1h25. Car le réalisateur parvient à plutôt bien mettre en avant le sentiment d’étouffement que l’on peut ressentir dans un lieu humide si petit, et c’est une petite victoire en soit.

Les plus

Le lieu qui passe bien
Divertissant et rythmé
Belle mise en scène

Les moins

Des personnages peu attachants
Des éléments un peu gros

 

En bref : Un nouveau huis clos dans un lieu inédit. Pas mal d’efforts sont fournis, et l’ensemble se regarde, mais ça aurait bien mieux fonctionné avec de meilleurs personnages.

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