PRIMAL de Nick Powell (2019)

PRIMAL

Titre original : Primal
2019 – Etats Unis
Genre : Policier
Durée : 1h37
Réalisation : Nick Powell
Musique : Guillaume Roussel
Scénario : Richard Leder

Avec Nicolas Cage, Famke Janssen, Kevin Durand, Jeremy Nazario, LaMonica Garrett et Michael Imperioli

Synopsis : Frank Walsh, chasseur pour les zoos fait une traversée avec plusieurs de ses « prises », parmi lesquelles un jaguar blanc très rare. Lorsqu’un assassin politique s’échappe de sa cabine et relâche les animaux captifs, c’est la panique à bord ! Frank doit désormais sauver l’équipage de ces dangereuses créatures.

Après A Score to Settle (Froide Vengeance), le génial Color out of Space, Running with the Devil avec Lawrence Fishburne, Kill Chain ou encore le sympathique Grand Isle, nous voilà avec le sixième film tourné par Nicolas Cage durant l’année 2019. Six films oui, rien que ça. Et pour autant, cette année 2019 n’aura pas été si catastrophique pour l’acteur, surtout si on la compare à l’année 2018, sauvée par Mandy et le sympathique Looking Glass, mais dont on préférera oublier le reste. Alors du coup, en tant que fan de l’acteur, il fallait que je vois la bête, le fameux Primal qui n’a pas forcément bonne réputation. On nous promets donc un Nicolas Cage chasseur d’animaux exotique, un bateau, un tueur psychopathe, et voilà. En gros, du Piège en Haute Mer, mais avec des animaux et Nicolas Cage. Est-ce que ça marche ? Et bien pendant les cinq premières minutes, autant vous avouez que j’ai eu la peur de ma vie. Lorsque l’on découvre ce bon vieux Nic en pleine jungle Amazonienne et qui se retrouve face à face avec un jaguar blanc créé en full CGI, mais des CGI qui auraient facilement 20 ans de retard, à l’exception qu’ils ont pensé à lui foutre une ombre, et bien j’ai pensé que je me retrouvais ici face au navet de Nicolas Cage de cette douce année 2019. Une année pas si mauvais que ça pour l’acteur, surtout en comparaisons de 2020, vu qu’avec les récents événements, et malgré la complétion de 4 métrages et le tournage de deux autres films, et bien, il n’a toujours rien sur les écrans. Mais si ce début fait extrêmement peur, il est heureusement également très trompeur. Vous vouliez du jaguar blanc numérique non stop sur les écrans vous ? Non. Et bien le film vous écoute, et très rapidement, les animaux sont en arrière plan. Heureusement. Le seul animal réel qui s’invitera de temps en temps dans le métrage sera un perroquet.

Voilà, c’est dit. Même si l’on reverra notre jaguar au fur et à mesure de l’aventure, et que même quelques serpents s’inviteront dans le récit le temps d’une scène, Primal est finalement un film beaucoup plus classique, celle d’un traque en huis clos entre des militaires armés et pas doués et un gros psychopathe, seul et surentraîné. Et entre les deux, Nicolas Cage, qui veut juste récupérer ses animaux que le psychopathe a lâché sur le bateau pour donner du fil à retordre à tout le monde. Et finalement, pris pour ce qu’il est, à savoir un petit huis clos entre deux acteurs, et avec un paquet de dommages collatéraux… euh je veux dire un paquet de figurants pas doués qui vont mourir fusillés. Rien d’extraordinaire bien entendu, mais finalement, vu la réputation du métrage, un programme qui fait passer le temps lors d’une soirée pluvieuse, surtout que niveau casting, c’est relativement solide, malgré une écriture qui peut laisser à désirer pour certains personnages. Le duel en tout cas entre Nicolas Cage et Kevin Durand fonctionne, les deux livrant une très honnête prestation, l’un en tueur psychopathe sans morale, l’autre en chasseur qui fait semblant de ne s’intéresser qu’à lui pour paraître bad-ass, mais comme c’est le héros et que c’est Nicolas Cage, on sait bien qu’il a bon fond. Même s’il est alcoolique, ne supporte pas l’autorité, ne pense qu’à ses intérêts et j’en passe. On lui met dans les pattes un intérêt féminin forcément, et c’est Famke Janssen qui s’y colle. Elle est loin l’époque de Goldeneye, d’X- Men et de The Faculty, tant la pauvre se retrouve, un peu comme Cage, souvent dans des DTV peu glorieux, ou des séries TV.

Ici on a tous les clichés du genre. Les animaux en liberté qui arrivent pile quand il ne faut pas, les militaires pas doués, les éliminations furtives par le tueur psychopathe, les coups bas, le traitre dans l’équipe, les otages mis en danger pour débusquer un personnage, les moyens de fuir le bateau qui sont neutralisés. Une formule connue mais qui fonctionne, étant plutôt généreuse, et mettant en avant ses acteurs plutôt que ses animaux en CGI, qui ne s’invitent alors dans le récit qu’à de rares petites occasions. Et surtout, le film sait se faire rythmé pour ne pas ennuyer le spectateur, qui se retrouve donc devant un pur produit DTV, qui n’a pas franchement d’ambitions, mais qui fait plutôt bien le boulot. Le montage et la mise en scène sont tout à fait potable pour le genre. En réalité, en le prenant pour ce qu’il est, la seule grosse ombre au tableau, ce sont les CGI, réellement ratés de bout en bout. Était-il possible de faire autrement avec un budget de seulement 9 millions de dollars pour une production Américaine filmée à Puerto Rico ? Mais finalement, vu l’utilité toute relative de ses éléments dans le récit, n’aurait-il pas été mieux de tout simplement les supprimer ? Cela aurait certes fait de Primal un film encore plus classique dans le genre oui, mais lui aurait retiré un côté assez cheap, surtout quand le film s’ouvre par cet élément. Mais pour les fans de l’acteur, les spectateurs qui ne veulent pas se prendre la tête et ne veulent qu’un divertissement léger, Primal est le film parfait. Vite vu, vite oublié, mais pas honteux.

Les plus

Le casting principal
Un huis clos finalement pas si mal troussé
Très classique mais rythmé

Les moins

Les CGI totalement ratés
Sans surprises et cliché

En bref : Primal, c’est du DTV pur jus, sans vraies ambitions, un peu maladroit et ne proposant rien de nouveau, mais qui se fait assez solide, dans sa casting ou sa mise en scène, pour faire passer un bon moment, si l’on passe outre quelques CGI discutables quand le jaguar est à l’écran.

2 réflexions sur « PRIMAL de Nick Powell (2019) »

  1. Oui il est sympa ce film, j’ai passé un bon moment (j’aurais plus de 10/20 moi). Famke Janssen, hélas, il y a un problème. Qu’elle vieillisse est une chose… Elle serait certainement encore belle aujourd’hui, avec des rides. Mais là… Elle s’est fait opérer, c’est sûr, et c’est affreux franchement. La pauvre, elle ne peut quasiment plus sourire…

    1. Ah mais tu sais bien que j’ai de plus en plus de mal à mettre des notes en plus. Je met du cinéma de plus en plus varié sur mon site, et du coup, faudrait limite une grille d’évaluation différente tous les trois films. Promis, le film suivant, je pense qu’on sera d’accord à la fois pour l’avis et la note haha.
      Le cas Famke, c’est triste oui, ça me fait penser à Nicole Kidman, pareil, elle ne peut plus sourire… Famke, c’est vraiment récent en tout cas, car je ne l’avais jamais vu ainsi !

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