DOKURO ACT I de Hiroa (2010)

DOKURO ACT I

Titre original : Dokuro Act 1
2010 – Japon
Genre : Horreur
Durée : 1h15
Réalisation : Hiroa
Musique : –
Scénario : –

Avec Haseo Machi, Hazuki Yuna, Kawai Fuka, Mizusawa Ayame, Natsukawa Asaki, Saotome Rui, Shimada Saki et Suzuki Mami

Synopsis : Une classe au lycée est en train de préparer leur pièce, Romeo et Juliette, mais les choses tournent mal.

Les films en deux parties, en particulier dans le cinéma horrifique, et encore plus dans le milieu du V-Cinema, c’est monnaie courante. Vous savez, deux films durant chacun 1h10, et où la plupart du temps, on se dit qu’avec quelques coupes pour un rythme plus soutenu, l’ensemble aurait pu tout simplement passer en un seul film d’1h45. Et bien voilà, aujourd’hui, je vais vous parler de Dokuro Act 1, après avoir pu vous parler des Corpse Prison Part 1 et 2, Uniform Survigirl 1 et 2 (vous remarquerez que très souvent, le second opus est moins bon) et autres joyeusetés du genre. La particularité du film qui nous intéresse aujourd’hui ? Son casting assurément, puisque majoritairement constitué d’AV Idoles. Ah là tout de suite, vous écoutez plus attentivement bande de petits coquins ! Oui, au casting, on aura la très charmante Saotome Rui (Missing 55), la gravure idole Mizusawa Ayame, et pas mal d’autres jolies demoiselles qui n’hésiteront pas, au choix, à se dénuder, ou à se montrer en petites tenues, car Dokuro Act 1, c’est horrifique, mais c’est tout de même bien coquin parfois. Le pitch ? Une classe de lycéennes qui prépare une représentation de Romeo et Juliette. On aura droit à des répétitions, des pauses, des dialogues subtils entre elles, des baisers lesbiens parce que quand même, il faut respecter le cahier de charge, des idoles qui crient pour un oui ou un non, du faux sang, et j’en passe, pendant 1h15, car pour la fin de l’histoire, il faudra voir la seconde partie, c’est comme ça. Je ne reviendrais pas sur la relative supercherie de couper l’histoire en deux parties, on peut relativiser bien entendu en se disant que les films visent avant tout le marché locatif, toujours en forme en 2010, et que pouvoir voir l’intégralité pour 500 yens, ce n’est pas horrible en soit. À l’achat par contre, c’est clairement une autre histoire, et là on peut clairement parler d’arnaque, quand on voit parfois le prix pour une seule partie, encore plus à l’import pour nous autres, pauvres Européens que nous sommes. Mais sa durée, on y reviendra plus tard.

Mais Dokuro Part 1, est-ce que ça vaut le coup ? Est-ce que ça donne envie de voir la part 2 ? Pour du V-Cinema, c’est plutôt sympathique, la plupart du temps. Avec ce que cela comporte de défauts comme de qualités. À savoir un budget limité, et donc, forcément, des actrices limitées (sauf physiquement) et des décors limités eux aussi, à savoir une école vide, parfois bien mise en valeur ceci dit (l’école hein, pas les actrices, quoi que). Une photographie hésitante également, allant du beau plan, ou du plan bien trouvé avec les moyens de bords, aux plans éclairés de manière bien trop brute pour camoufler un tournage à l’économie. Voir à certains plans tout simplement torchés car dialogue pour combler qui n’intéressait clairement pas le réalisateur, se faisant appeler Hiroa et que je ne connais absolument pas. C’est flagrant puisque le film semble alors beaucoup plus soigné lorsqu’il met en avant, au choix, la violence ou la nudité, de préférence, en intérieur et de nuit. Un court passage en noir et blanc en est rapidement la preuve, intervenant assez tôt durant l’aventure, et nous montrant un homme masqué charcuter de l’idole par paquet de dix, avec giclées de sang, non pas en CGI, et surtout paraissant rouge au milieu d’une image en noir et blanc, n’hésitant pas sur la fin à recouvrir l’écran. Du plus bel effet. Surtout quand l’instant d’avant, on nous offre un discret plan culotte ! Pareil lorsque nos idoles déambulent dans le lycée, éclairées uniquement par la lumière de la lune (en théorie hein, en vrai, c’est un projecteur, on le sait bien), dans un long couloir désert. Ça a un certain cachet, ça fonctionne, et ça me conforte dans l’idée que quand le budget est très limité, les réalisateurs s’en sortent mieux en ayant un grand contrôle sur l’éclairage, plutôt qu’avec une lumière plus naturelle, lors des scènes de jour, ou en extérieur. Et finalement, malgré la présence d’AV idoles et de gravure idoles, on remarque que la nudité, bien que présente, est assez en arrière plan durant toute la première partie.

L’intrigue prend son temps, ses moments chocs sont relativement bien éparpillés, malgré une longue scène lesbienne mi-parcours, gros bisous baveux à la clé et en gros plan svp. Il est plus étrange de voir la finalité de la scène se vouloir presque prude, prendre son temps. On a connu par exemple Saotome Rui en plus « mauvaise » posture dans la saga Missing. Mais finalement, quelques secondes après, on comprend vite pourquoi. Car malgré un certain côté racoleur, et donc, lesbien, pour amadouer le public masculin, Dokuro, sa première partie en tout cas, n’oublie pas qu’il est censé être avant tout un film horrifique, et il se change donc en pseudo slasher, aux effets spéciaux certes limité, mais qui n’a jamais recours au sang numérique. Et ça dans une si petite production, ça fait du bien. Mais rassurez-vous, le milieu n’a pas changé, et Dokuro reste ce qu’il doit être, à savoir du V-Cinema, qui ne vise pas l’oscar, qui ne vise pas trop haut, et qui sait à quel public il s’adresse, et donc qui fera fuir un certain public, habitué aux productions bien plus friquées, et qui tomberait par accident sur le métrage. Ça, on s’en rend bien compte pendant la seconde partie, qui enchaîne les meurtres, mais aussi les scènes de douche totalement gratuite et autres flirts entre personnages. Mais à son niveau, et sans comparer bêtement, Dokuro Act I est un divertissement plutôt solide et qui se regarde bien. Limité bien entendu, fauché, gratuit, mais divertissant, donnant son lot de meurtres, de plans culottes, et de nudité sous la douche ou autre, s’étirant certes parfois. Mais comme je vous l’avais annoncé, il faut parler un peu de sa durée. 1h15 donc ? Que nenni ! Le film ne dure que 58 minutes, avant de nous donner un aperçu de la seconde partie (apparemment très sanglante), puis de nous offrir pendant une dizaine de minutes un making of du film, qui montre une ambiance fun et décontractée sur le tournage pour une équipe très réduite.

Les plus

Généreux pour du V-Cinema
Quelques bonnes scènes
Pas de sang numérique ici
Des AV et Gravure idoles, pour s’assurer de la nudité gratuite

Les moins

Ça s’étire un peu (pour justifier deux films ?)
Des moments beaucoup moins inspirés
Ça reste du V-Cinema gratuit et racoleur souvent

En bref : Dokuro Act I, c’est exactement ce que l’on peut attendre d’un film de V-Cinema horrifique à tendance érotique vu son casting. Du sang (jamais numérique), de la nudité, des culottes, des lesbiennes, quelques moments convaincants (et d’autres ratés), et on obtient un métrage plutôt sympa dans son genre.

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