BENTO HARASSMENT (今日も嫌がらせ弁当) de Tsukamoto Renpei (2019)

BENTO HARASSMENT

Titre Original : Kyô mo Iyagarase Bentô – 今日も嫌がらせ弁当
2019 – Japon
Genre : Comédie Dramatique
Durée : 1h46
Réalisation : Tsukamoto Renpei
Musique : Habuka Yuri
Scénario : Tsukamoto Renpei

Avec Shinohara Ryoko, Yoshine Kyoko, Matsui Rena, Sato Kanta, Sato Ryuta, Okada Yoshinori, Murakami Tomoko et Usui Reina

Synopsis : Kaori est une mère élevant seule sa fille Futaba, qui arrive en plein dans l’âge de la rébellion alors qu’elle va entrer au lycée. Kaori va décider donc, tous les jours, alors qu’elle lui prépare ses bentos, de laisser parler son imagination avec des boites à repas contenant des messages souvent embarrassants, en promettant qu’elle arrêtera si le dialogue avec sa fille redevient normal.

Bento Harassment, c’est un peu le film découvert par hasard, et où je me suis dit qu’il fallait tenter, que je n’avais de toute façon rien à perdre. Oui, le cinéma populaire Japonais n’est pas bien passionnant ces dernières années, mais parfois, il suffit d’un nom pour avoir envie de voir un film. Ce nom ici n’est pas devant mais derrière la caméra, avec Tsukamoto Renpei. Evidemment, absolument rien à voir avec l’autre Tsukamoto, que tout le monde connait et aime. Non, ce Tsukamoto là, il a une carrière en réalité plutôt assez remplie, mais que je ne connais pas. Le seul film que je connaissais pouvait être considéré comme une anomalie, et je ne l’avais d’ailleurs pas vraiment apprécié. C’était One Missed Call 2, la suite du film de Miike, en 2004 (déjà !). Mais justement, vu la carrière du réalisateur, j’étais curieux de jeter un œil sur un film bien plus ancré dans son univers, dans ses habitudes, et donc sans un cahier de charge imposé qu’il ne maitrise pas forcément. Et ce même si après lecture du synopsis, on peut aisément se dire que l’on ne va pas se lancer dans un film hautement passionnant, car une mère qui prépare des repas assez fantaisistes pour embarrasser sa fille face à ses camarades de classe et ainsi forcer la communication entre les deux, il faut avouer que ce n’est pas le propos du siècle pour un métrage, ni l’idée du siècle tout court pour engager une discussion. Mais contre toute attente, Bento Harassment s’est avéré être finalement un petit film non dénué de défauts, loin de là, un poil trop long, mais frais et léger, voir mignon le plus souvent, et qui fait passer un bon moment.

Car oui, de temps en temps, ça fait du bien non un petit film mignon parlant de la rébellion de la jeunesse, des difficultés à se parler entre les générations, voir le manque d’envie tout court de se parler, et donc, en quelque sorte, du mur psychologique qui se dresse entre cette fille qui n’a pas de grande idée quant à son avenir et cette mère qui l’élève seule et voit sa fille devenir distante tous les jours, et même refuse de lui adresser la parole autrement que par messages via Line. Du coup, notre brave maman va mettre son cœur à l’ouvrage, faisant des bentos souvent ridicules pour sa fille, qui deviendra alors l’attraction principale à l’heure du repas de la part de ses camarades de classe. Des boites à repas donc où parfois la nourriture forme des dessins, aborde un look de repas pour enfant de 5 ans, ou bien tente de faire passer « subtilement des messages »… Non je plaisante, quand c’est écrit « fais la vaisselle », ça veut bien dire ce que ça veut dire. Et finalement, même si le point de départ est assez saugrenu au final, on se prend au jeu, car Bento Harassment est un film léger plein de bonnes intentions, un film positif même lorsque le drame vient frapper l’intrigue (oui il y aura du drame notamment dans la seconde partie). Un film qui passe bien surtout que pour une fois, il n’étire pas sa durée, ne durant que 1h45. Enfin, il l’étire malgré tout avec quelques éléments secondaires dont je me serais finalement passé, mais sans que le spectacle ne devienne lourd ou désagréable. Il faut dire que le film a plusieurs atouts dans sa poche. Déjà, et ce sans être infiniment drôle (on ne rigole pas, mais on passe le film à sourire finalement), et bien le film est rythmé, garde son ton léger tout du long, et se permet quelques gags de répétition bien trouvés, dont un qui m’aura eu la première fois (le faux générique).

Ensuite, et bien finalement, en se déroulant bien loin de Tokyo, déjà bien assez souvent représentée au cinéma, le film peut se vanter d’avoir de très beaux décors naturels. La nature, la montagne, ce petit village pittoresque où tous les habitants semblent se connaître, c’est joli, rafraichissant, et du coup ça tourne le dos à tout un tas de clichés comme l’ado qui va mal tourner et va se retrouver dans les quartiers chauds de Tokyo. Ici c’est plus doux, plus lumineux. Et puis il faut signaler aussi finalement l’interprétation de Shinohara Ryôko dans le rôle principal, celui de Kaori, la mère, qui tient le film sur ses épaules et s’avère convaincante, et du coup, attachante. Yoshine Kyôko est également convaincante dans le rôle de sa fille Futaba, mais néanmoins moins marquante. En réalité, le plus gros défaut du métrage, à mes yeux, c’est qu’il tente de forcer une nouvelle intrigue dans le récit, avec un père de famille célibataire élevant seul son fils, qui va demander des conseils à Kaori, ce qui ne ressemble qu’à une veine tentative d’amener un effet miroir en plus d’une possible romance, sauf que finalement, ça ne mènera à rien, niveau romance, absente, ni même en effet miroir, peu utile. Du coup, on a surtout l’impression de voir une intrigue rajoutée au métrage pour lui ajouter un petit 25 minutes au compteur. Ce qui donne cette impression de film un peu trop long. Mais plaisant. C’est dommage, mais vu mon peu d’attentes, pas vraiment un point venant détruire le métrage.

Les plus

Un film léger et positif
Par moment amusant
Shinohara Ryôko, convaincante
Un métrage qui se suit très bien

Les moins

Un arc narratif de trop
Et du coup, amenant un film un poil trop long
Amusant, mais jamais vraiment tordant

En bref : Bento Harassment, c’est léger, mignon, amusant le plus souvent, et finalement ça parle des difficultés de communications entre une mère et sa fille de manière plaisante, malgré quelques éléments clairement de trop.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ A light, simple and positive movie
♥ It can be funny at times
♥ Shinohara Ryôko is good
♥ Easy to watch
⊗ Maybe too many narrative arcs
⊗ A bit too long
⊗ Funny, but never really something to laugh out loud
Bento Harassment, it’s light, cute, fun at times, and it talks about the difficulties to talk between a mother and her kid. It works, even if it had too many little storylines.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *