BULA de Bobby Bonifacio Jr. (2022)

BULA

Titre Original : Bula
2022 – Philippines
Genre : Thriller érotique
Durée : 1h44
Réalisation : Bobby Bonifacio Jr.
Musique : Emerzon Texon
Scénario : Bobby Bonifacio Jr. et Juvy Galamiton

Avec Ayanna Misola, Gab Lagman, Rob Guinto, Mon Confiado, Ana Abad Santos, Neil Suarez, Miles Victoria, Andrea Fren, Nic Galvez et Charo Laude

Synopsis : Meldie est une jeune femme travaillant dans une laverie, et qui utilise les vêtements de ses clients pour assouvir ses fantasmes sexuels. Mais lorsqu’elle rencontre un jeune officier de police, elle fera tout pour l’avoir !

Après seulement quelques métrages vus, il est clair que la plateforme de streaming made in Philippines Vivamax va à l’opposé des autres. Dites donc adieu à la bien-pensance, aux cahiers de charges made in 2022 et 2023 que l’on trouve le plus souvent chez Netflix ou Disney +, Vivamax, eux, ils ont parfaitement compris que le public, il est pervers, il veut du cuuuuuul ! Mais aussi si possible du sang. Et ils ont de la chance, car ils ont trouvé Ayanna Misola, jeune demoiselle vraiment pas prude qui en l’espace de deux ans, se retrouve sur au moins cinq films disponibles sur la plateforme. Après la découverte de Ang Babaeng sorti précédemment durant l’année, il est temps de se pencher sur le dernier métrage mettant la jeune vedette en avant, disponible depuis début Septembre, et au titre beaucoup plus court et simple, nommé Bula. A la simple lecture du pitch, on peut bien se demander quelle idée passa dans la tête des scénaristes, puisque Bula nous raconte le quotidien d’une jeune femme travaillant dans une laverie. Attendez ne partez pas, son quotidien est fait de sexe ! Et de meurtres ! Car Meldie de son petit nom, elle travaille certes dans une laverie, mais elle en profite aussi pour porter les vêtements qu’on lui confie avant de fantasmer dessus. Rajoutons donc à cela qu’elle garde chez elle un homme, handicapé physique, et abuse de lui (oui, sexuellement évidemment), et qu’après une dizaine de minutes, on comprend que la jeune femme profite aussi de certains hommes et laisse sur sa route des cadavres. Alléchant programme, surtout pour vous tous qui en êtes arrivé à taper Ayanna Misola dans Google et à tomber sous son charme ! De « subtils » flashbacks nous indiquent que la jeune femme a eu un passé difficile (notez les guillemets), et Bula poursuit son bonhomme de chemin, alternant des moments clairement glauques (cet homme retenu chez elle, père de famille chez qui elle travaillait et qu’elle kidnappa en le rendant ainsi pour assouvir des envies) tandis que sous la caméra du réalisateur, deux constats s’imposent.

Le premier, c’est bel et bien qu’il s’agît du Ayanna Misola show, et que le film ne s’en cache jamais, dénudant la jeune femme une scène sur deux, et n’hésitant pas à plonger dans le kitch volontaire lorsque la jeune femme défile dans la laverie, essayant les vêtements qui lui tombent dans les mains, un par un, sur musique pop et avec « subtils » sous-entendus sexuels qui donnerait presque l’impression de se retrouver devant un clip musical vulgaire des années 90. Le second constat, c’est bel et bien que le réalisateur adore faire tourner sa caméra à l’intérieur des machines à laver. Il faut bien s’amuser comme on peut à défaut de pouvoir dénuder la petite Ayanna constamment ! Mais son petit quotidien se retrouve chamboulé lorsqu’elle tombe sous le charme d’un policier qui vient lui déposer ses vêtements. L’amour au premier regard, et à sens unique, monsieur étant déjà heureux et en couple avec une jeune actrice, qui le trompe avec son agent. Mais ce n’est pas ça qui va arrêter la mignonne petite Ayanna, qui va profiter de la trouvaille ultime, à savoir les clés de l’appartement du couple, pour venir fouiner, fantasmer, montrer ses sublimes fesses au caméraman, et fantasmer en essayant les vêtements de madame, puis se toucher sur leur lit avant quand même de découvrir la vérité et de mettre ses talents de tueuse à profit. Bula, ça respire encore bon les petits thrillers érotiques des années 90, ces petits métrages sans prétentions qui ne mentaient jamais sur la marchandise proposée. Une fille obsédée par un homme qui fera tout pour l’avoir, tandis que l’homme en question, Jacob, policier donc, est justement sur l’enquête du fameux serial killer, et donc, Meldie.

Malgré son propos et son contenu clairement pour adultes adeptes de jeunes femmes nues, Bula est un film étrange, puisqu’il y a souvent un décalage entre le propos et la manière kitch et frontale de mettre tout ça en scène. Le propos, que ce soit l’obsession de Meldie, les meurtres, l’enquête ou bien l’homme handicapé chez Meldie, il est souvent glauque, pour adulte. Mais la mise en scène, dés qu’elle le peut, n’hésite pas à une seconde à transformer ses scènes érotiques en clip avec musique pop en fond, photographie lumineuse, gros plans presque risibles sur le regard lumineux d’Ayanna Misola. Ce n’est pas forcément mauvais, mais on a presque une mise en scène de comédie romantique pour un thriller érotique au contenu parfois glauque. Car oui, le film plonge visuellement dans les clichés du genre comédie romantique, avec le couple au restaurant, l’homme donnant à manger à sa dulcinée avec ralenti à la clé… Bon, le jeu d’actrice de la demoiselle est encore à améliorer, mais comme elle passe la plupart du temps à jouer de ses charmes, ça passe mieux que dans Ang Babaeng. Voilà qui donne envie d’un tête-à-tête avec elle ! Ce qui est dommage par contre, c’est que le réalisateur semble comme souvent tellement obnubilé par le corps de son actrice qu’il enchaîne parfois les scènes gratuites, et oublie un peu trop son intrigue et son enquête. Pour preuve, en réalité, il ne se passe pas grand-chose durant la première heure, se contentant de mettre ses personnages en place, et d’assurer son quota de scènes de cul. Ceci dit, quand on sait à quoi s’attendre, ça se laisse voir…

Les plus

Ayanna Misola, encore moins prude qu’avant…
Un contenu mature…
Des thèmes durs…
Des meurtres et du cul

Les moins

…Mais au talent toujours discutable
…Mais souvent gratuit
…Mais gâchés par une mise en scène légère

En bref : Bula est clairement un film étrange, avec un propos glauque et pour adulte, mais le tout mis en image de manière presque pop et kitch. Reste les charmes de son actrice, et au final, le fait que ce thriller érotique se regarde.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Ayanna Misola, even more naughty here…
♥ A mature content for a mature audience…
♥ Some harsh themes…
♥ Murders and booties
⊗ …But she still lacks the talent
⊗ …But often gratuitous
⊗ …But the direction of the film is too light in tone
Bula is a weird little film, with a mature and creepy themes, but visually it’s flashy and kitch. Of course, Ayanna Misola’s body is a pleasure for the eyes, and it’s watchable.

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