Titre Original : Mortal Kombat II
2026 – Etats Unis
Genre : Action
Durée : 1h56
Réalisation : Simon McQuoid
Musique : Benjamin Wallfisch
Scénario : Jeremy Slater
Avec Karl Urban, Adeline Rudolph, Martyn Ford, Tati Gabrielle, Jessica McNamee, Mehcad Brooks, Ludi Lin, Josh Lawson, Asano Tadanobu, Chin Han, Damon Herriman, Joe Taslim et Sanada Hiroyuki
Synopsis : Les champions plébiscités par les fans – désormais secondés par Johnny Cage en personne – s’affrontent dans un tournoi ultime, sans foi ni loi, pour tenter de renverser le règne de Shao Kahn, un tyran qui menace l’existence même de l’Earthrealm et de ses partisans.
Parmi les cinéphiles les plus déviants, je suis un des rares à être clément à la fois sur le Mortal Kombat de Paul W.S. Anderson en 1995 et celui de Simon McQuoid en 2021. Deux films aux directions totalement opposées. Le premier étant un produit des années 90, pulp, blindé de techno, de bastons comme à l’époque, de moments improbables sans jamais chercher à les justifier, tandis que le second était, comme souvent de nos jours, explicatif, devait tout rationnaliser, et introduisait un héros inédit comme porte d’entrée envers l’univers. Il était fade, mais ça avait du sens vu la direction prise. L’annonce d’un Mortal Kombat II avec enfin Johnny Cage sur le devant de la scène, interprété par Karl Urban, ça faisait envie, et pour le reste, la même équipe rempile, acteurs et réalisateur compris. Des personnages morts reviennent (Kano, Sub Zero), beaucoup de nouveaux débarquent, et on nous promet enfin le fameux tournoi donnant son titre au film, tristement absent de la première monture. Tous les voyants étaient au vert, surtout que ça voulait toujours être sanglant (bien qu’un peu trop numérique). Qu’est ce qui aurait pu mal tourner ? Alors, c’est compliqué, car sur bien des points, Mortal Kombat II est supérieur au premier volet. Un poil plus de folie dans les chorégraphies (sans être folles, on y reviendra), un poil plus de fantaisie dans les décors et lieux visités, et surtout un film qui accepte son postulat peu crédible et juste prétexte, dans les faits, à la grosse baston, rien de plus. Mais tout du long, on a surtout la grosse impression de voir un métrage qui rétropédale sur les éléments critiqués du premier volet, quitte à donc être incohérent envers l’univers, non pas des jeux, mais qu’il a lui-même placé sur l’échiquier lors du premier film il y a cinq ans. Ce qui rend l’expérience étrange. Un peu comme si le premier film ne servait plus à grand-chose, si ce n’est placer les personnages, et encore.
Car le premier rétropédalage du film, c’est son héros, Cole. Enfin, le héros du premier film, car ici, il ne fera que de la figuration pendant une poignée de scènes, là, en fond, avant de se faire dégager comme un malpropre. Car place à Johnny Cage, et face à l’égo du personnage, pas de place pour Cole, surtout lui dont le seul but était au départ de protéger sa famille. Le second rétropédalage tout aussi voyant, c’est clairement dans le lore que le premier film a voulu établir, avec sa marque du dragon sur les combattants, et leurs pouvoirs qu’ils apprennent à contrôler, en s’entrainant, et ce grâce donc à la fameuse marque… totalement absente du second film, jamais évoqué. La rationalité voulue par le premier film est jetée sous le tapis, pour laisser place à la bagarre. Ce qui n’est pas un mal dans le sens où l’on se déplace pour voir, et bien, de la bagarre, le fameux Mortal Kombat. Encore une fois, cela donne l’impression que le premier métrage ne sert strictement à rien. Envie de la Warner, équipe qui a écouté le public ou scénariste (pas fameux) qui ne sait pas où il va ? Car oui, autant dans un film Mortal Kombat, on se fiche un peu du scénario, autant là, ça manque du coup de cohérence. Le coupable ? Jeremy Slater, auteur de Lazarus Effect (passable), Les 4 Fantastiques (aie), Pet (passable), Death Note (aie) et Godzilla X Kong (aie). Ce changement de scénariste, il apporte certes un brin de folie, mais perd le reste. Bon et la baston ? Alors là aussi, c’est au final un peu décevant. Un peu plus de folies, beaucoup plus de combats, plus de combattants, plus de décors aussi, mais il y a un hic. C’est que les meilleurs artistes martiaux sont sous-exploités, pour mettre en avant Johnny Cage, Kitana et Sonya Blade, et donc, Karl Urban, Adeline Rudolph et Jessica McNamee. Pas franchement des artistes martiaux. Johnny Cage amène par contre un second degré salvateur, et on sent clairement que l’acteur s’éclate avec ce rôle de star sur le déclin un brin vulgaire sans placer de jugement envers lui. Et ça, c’est bien.
L’action est plus présente, il y a plus de fatalities, de gore (numérique encore parfois malheureusement), mais ça manque parfois un peu de peps. Possible que l’appréciation de cette partie, dans une salle de cinéma exclusivement contrairement au premier opus lâchement bazardé en VOD seulement en France à l’époque joue, car sur un écran de cinéma au prix actuel des places, on attend un peu plus. Et c’est dommage, il y avait le potentiel, les personnages, les décors, le rythme se fait plutôt solide, ça bavarde moins que le premier film, mais ça coince un peu. Serais-je aussi devenu plus critique en cinq petites années ? Est-ce que Mortal Kombat II sort au mauvais moment, alors que The Furious était à nos portes ? Possible aussi. C’est regardable, évidemment, rythmé, le casting est gros, certaines notes d’humour, même si ça peine à se renouveler, font mouche. Au moins, le fameux thème du film de 1995 se retrouve encore une fois présent, lors du générique de fin. Juste après ce final annonçant un troisième opus qui ne viendra peut-être pas, vu le score plutôt tiède du film au box-office. Alors oui, nous ne sommes pas face à un gros blockbuster (68 millions de budget) et forcément, on peut donc lui pardonner ses quelques CGI ratés. De même, on peut se rappeler en pleurant de l’ancien Mortal Kombat 2 pour se dire que ce nouvel opus n’est pas si mal. Mais rien de mémorable, d’inoubliable. Juste un petit métrage, pas honteux, mais bancal.

Les plus
Karl Urban se fait plaisir
Bien rythmé
Tente un peu plus de choses
Oui, il y a le tournoi, enfin
Les moins
Un rétropédalage énorme comparé au premier film
Des CGI inégaux
Un petit manque de peps parfois en combat
En bref : Mortal Kombat II se regarde, nous donne enfin un tournoi, pleins de combattants, de fatalaties, et un Johnny Cage en forme, mais malheureusement, c’est souvent timide, bancal, avec des combats inégaux.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ Karl Urban is having fun ♥ Good pacing ♥ It tries more things than the first one ♥ Yes, the tournament is finally here |
⊗ It forgets many things from the first film ⊗ Uneven CGI ⊗ Some fights are a bit « slow » |
| Mortal Kombat II is watchable, it finally gives us the tournament, many fighters, fatalities, and a crazy Johnny Cage, but unfortunately, it’s often a bit shy with uneven fights. | |





















Beaucoup aimé. J’ai besoin de ce genre de divertissements de temps à autres. Le premier était chouette aussi. Il faut de tout pour faire un monde !
Vivement le film STREET FIGHTER 1 ^^
Je le retenterais je pense à l’ocaz, mais j’ai été déçu. Trop d’attentes (surtout que le studio y croyait, pour avoir retardé le film de presque un an après avoir dévoilé un premier trailer). Mais bon, j’aime quand même bien les récents, tout comme le tout premioer signé Popaul ! Ironiquement je préfère même les films aux récents jeux (enfin, j’ai testé juste le X il y a quelques années, beaucoup trop rigide pour moi qui suis plus habitué à du Tekken et DOA). Ou alors je suis juste nul à ces jeux, ça se tient aussi haha.