ELEVATION de George Nolfi (2025)

ELEVATION

Titre Original : Elevation
2024 – Etats Unis
Genre : Suspense
Durée : 1h31
Réalisation : George Nolfi
Musique : H. Scott Salinas
Scénario : John Glenn, Jacob Roman et Kenny Ryan

Avec Anthony Mackie, Morena Baccarin, Maddie Hasson, Danny Boyd Jr., Rachel Nicks, Shauna Earp et Tyler Grey

Synopsis : Un père célibataire et deux femmes s’allient pour affronter des créatures afin de sauver la vie d’un enfant.

Son pitch ne respirait pas l’originalité, son arrivée directement sur Amazon Prime en France faisait tout aussi peur, la présence de George Nolfi à la mise en scène n’aidait pas à rassurer, mais voilà, ça ne dure que 1h31, ça promet au moins un spectacle efficace avec de la tension, de la survie et des monstres pas beaux, et en plus, si on en croit la pochette, ça se déroule dans des montagnes enneigées, et moi, j’adore les films à tendance horrifique se déroulant dans la neige, et ce depuis The Thing. Pas de bol pour Elevation, pour un film mettant en avant des créatures, il foire l’élément le plus important, à savoir ses créatures. Un film qui semble crier aux spectateurs à chaque instant qu’il n’a pas de tunes, et ça se ressent justement à chaque instant, et qui en prime, m’aura menti. Si vous voulez voir de la neige dans le métrage, et bien regardez bien la pochette, car dans le film, il n’y en aura pas. Semblant surfer sur la vague du succès de la saga A Quiet Place, le métrage remplace les créatures sensibles au son par des créatures traquant les humains via leur respiration, mais elles ont un point faible, elles ne peuvent pas aller au-delà de 8000 pieds, soit environ 2400 mètres d’altitude. Pourquoi ? Fraise des bois on vous dis. Et moi, je voulais vraiment lui laisser une chance à ce pauvre petit film qui n’a rien demandé à personne. Des survivants trois ans après une catastrophe qui a vu l’arrivée de bestioles géantes et invincibles vivent dans un petit village en altitude (mais sans neige hein), mais vont devoir, pour trois d’entre eux, s’aventurer en terrain dangereux sinon ce ne serait pas drôle. Le prétexte ? Il faut sauver le gamin du héros, et pour ça, il faut aller à l’hôpital de Boulder, en dessous de la barre des 8000 pieds. Pourquoi pas 7999 ? Fraise des forêts d’eau douce je dis.

Pendant 1h30 et pas une minute de plus (en fait si, il dure 1h31 le bougre), Captain America, enfin, Anthony Mackie, qui restera toujours pour moi le pauvre mec avec ses problèmes d’érection chez Michael Bay va s’aventurer avec une blonde qui le kiffe bien et une brune dépressive en terrain dangereux pour récupérer des filtres pour l’appareil respiratoire de son fils. Moralité, toujours la faute des gosses tout ça, ça irait mieux sans eux… mais il n’y aurait certes pas de film… ce qui ne serait peut-être pas plus mal. Bon, ça ne respire pas l’originalité, mais comme toujours, en étant efficace, viscéral, ou explosif, il y a toujours moyen de passer un bon moment. La bête, dont le scénario est signé à trois (quand même), est menée par George Nolfi (dont on se souviendra de…. Non, on a tous oublié le film L’Agence avec Matt Damon), et on ne peut pas dire que le film laissera un grand souvenir. Il n’est pas original, et il ne sait même pas tirer parti des quelques cartouches qu’on lui envoi. Des bêtes qui ne peuvent pas survivre en haute altitude ? Oui, on pouvait jouer sur ce point, et finalement…. Non, ça ne change pas grand-chose, ça aurait pu être basse altitude, ou des monstres qui ne traversent pas la mer, ou qui ont peur de la RATP, ça n’aurait pas changé grand-chose. Alors, les acteurs ont l’air d’y croire, et c’est déjà ça, même s’ils sont des stéréotypes sur pattes. Mais malgré tout ça, est-ce que Elevation est efficace ? Alors, prises à part, quelques scènes tirent leur épingle du jeu. La première rencontre avec une créature par exemple, si l’on retire le grand défaut de la scène (dont on parlera au prochain paragraphe si vous le voulez bien, sinon, tant pis ce sera quand même le cas), elle est plutôt sympathique, avec fuite sur des télésièges. Le moment où les personnages doivent traverser des grottes, qui par moment passent sous la barre des 8000 pieds, pareil, même si niveau terreur dans des grottes, on a vu mieux (ouais, on a The Descent).

Le métrage ne fait rien d’original mais parvient à avoir certaines séquences qui font mouche. Dommage que tout cela soit gâché par le point le plus important dans un film avec des monstres, à savoir, les monstres. Alors, déjà, le design laisse à désirer, on a l’impression de voir des fourmis géantes rasta en métal (ouais, je sais, cette description peut laisser dubitatif), mais quand en plus, les effets spéciaux, digitaux, font peine à voir dès que les créatures doivent se bouger le cul, ou galoper pour chopper leur proie, forcément, tout le film en prend un grand coup. On pourrait presque dire que ça fonctionne mieux quand on ne voit pas les créatures. Sans doute pour ça que le film essaye de ne pas en abuser, mais dès qu’il les révèle frontalement avec la scène des télésièges, c’est fichu. Du coup, on a là une simple série B générique, qui semble fauchée (peu de lieux, peu de créatures alors que c’est l’apocalypse il paraît, peu de personnages, des CGI pas bons, des design foireux), et qui semble en plus avoir l’ambitieux d’être le premier opus d’une saga, si on en croit la fin et son petit twist (lui, sympathique par contre). Malgré son titre, non, ça ne vole pas très haut, et c’est même très décevant malgré l’absence d’attentes. Pas non plus le pire film existant ou le pire film de monstre, mais pas bon pour autant, sauf si vous aimez avoir un fond sonore quand vous faites la vaisselle, le film permettant en effet de vaguer à ses occupations, répétant plusieurs fois les informations importantes pour ne perdre personne.

Les plus

Un casting compétent
Quelques scènes efficaces
Le petit twist final bienvenu

Les moins

Mais pourquoi 8000 pieds ?
Des effets spéciaux ratés
Le design des créatures qui laisse à désirer
Jamais original, jamais vraiment palpitant

En bref : Elevation ne va pas s’élever trop haut, et on l’aura tous oublié d’ici peu. On ne lui demandait pas de réinventer la poudre, mais au moins d’être efficace. Mais une série de mauvais choix en font un divertissement bien moyen.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ The cast does an oki job
♥ A few scenes work
♥ The final twist is nice
⊗ Why 8000 feet?
⊗ The special effects are not great
⊗ The design of the creatures
⊗ Never original, never tensed
Elevation won’t be elevated clearly, it’s already forgotten by everyone. We didn’t ask much in fact, just to be entertaining. But some bad choices are making it just a watchable pick.

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