FLYING COLORS (ビリギャル) de Doi Nobuhiko (2015)

FLYING COLORS

Titre Original : Biri Gyaru – ビリギャル
2015 – Japon
Genre : Gambatte
Durée : 1h57
Réalisation : Doi Nobuhiko
Musique : Segawa Eishi
Scénario : Hashimoto Hiroshi

Avec Arimura Kasumi, Itô Atsushi, Nomura Shûhei, Ochida Yûhei, Okida Kokoro, Agata Morio, Yasuda Ken, Matsui Airi, Tanaka Tetsushi et Yoshida Yô

Synopsis : Kudo Sayaka porte des mini-jupes et a les cheveux décolorés en blond. Bien qu’elle soit en deuxième année au lycée, elle a le niveau scolaire d’une enfant de CE2. Elle se fait suspendre après avoir été prise en possession de cigarettes. Pour se préparer à son examen d’entrée à l’université, sa mère l’envoie à l’école de soutien scolaire de Seiho. Quand son professeur particulier, Tsubota Yoshitaka, prend connaissance des problèmes académiques de Sayaka, il en fait son objectif personnel de l’aider à entrer dans l’université qu’elle a choisie : Keio.

Flying Colors, qui fut un succès lors de sa sortie en salle en 2015, étant un des succès de l’année au Japon, mais aussi en Chine lorsqu’il sorti l’année suivante, est basé sur un roman qui s’est vendu a plus d’un million d’exemplaire, au moment de la sortie du film. Ce roman fut écrit par Tsubota Nobutaka, le directeur d’une école privée. Il y parle en particulier de son expérience avec son étudiante Kobayashi Sayaka, qui en un an et demi, est passée de cancre avec un niveau dérisoire et sans aucune confiance en elle à une étudiante qualifiée pour l’université Keio, une des universités les plus difficiles du Japon. Le roman, c’est donc une histoire vraie, et le film, c’est son adaptation, où les personnages voient leurs noms un minimum changés (Tsubota Nobutaka devient Tsubota Yoshitaka et Kobayashi Sayaka devient Kudo Sayaka), mais pour raconter, en gros, la même chose. Lors de son passage dans des festivals, le film fut également remarqué, où il gagne quelques prix pour Arimura Kasumi (Jossy’s, I am a Hero, Cafe Funiculi Funicula, et les deux derniers opus de la saga Kenshin), mais aussi pour Yoshida Yô (After the Rain, My Broken Mariko), jouant sa mère. Et Flying Colors, dans son domaine, c’est-à-dire le film feel-good qui donne la pèche en livrant un spectacle certes grand public et prévisible mais sans prendre son spectateur pour un débile, et bien c’est une belle réussite. Grâce à ces personnages attachants, grâce à son scénario certes simple et prévisible mais que l’on prend plaisir à suivre, grâce à sa mise en scène elle aussi simple et qui n’en fait jamais des caisses mais se pose pour capturer l’instant présent.

Et surtout, au final, Flying Colors est un bel exemple de métrage qui donne espoir, espoir en un système qui ne fait en général pas de cadeaux. Car au Japon, le système éducatif n’a que faire des cancres, que faire des raisons de leurs notes, et préfère les prendre de haut en les rabaissant (ceci dit, la France, c’est un peu pareil non ?). Et au Japon, niveau familial, c’est également compliqué, surtout ici, avec un père obnubilé par son fils et laissant donc la mère gérer les deux autres filles de la famille. Le père se moque des échecs de sa fille, pour lui, seul le fils compte, à tel point qu’il ne remarque même pas qu’il ne cherche pas à aider son fils à réaliser ses propres rêves, mais qu’il projette sur lui ses rêves à lui. Un système donc qui à bien des niveaux, a de grosses failles, et laisse forcément sur le bas-côté certaines personnes. Voir donc ce professeur particulier, Yoshitaka, croire en ses élèves, s’adapter à eux, trouver la manière de les intéresser en se servant de leurs loisirs et de leurs passions pour leur donner des rêves, les ouvrir à l’avenir, ça a quelque chose d’inspirant, mais surtout d’optimiste qui fait du bien. Surtout lorsque l’on sait que tout cela est donc une histoire vraie, que ce professeur existe réellement, et que son dévouement pour aider Sayaka aura porté ses fruits, lui ouvrant les portes de l’université, et prouvant surtout à tout un système qui ne croyait pas une seconde en elle qu’ils avaient tous tort, et qu’il faut parfois uniquement un petit coup de pouce (ou un coup de pied au cul) pour avancer, et réussir. Tout cela fonctionne, même au-delà de son message, et de son côté histoire vraie, puisque contrairement a beaucoup de films du genre, Sayaka apparaît immédiatement comme un personnage qui attire la sympathie. Elle manque de culture générale mais elle est curieuse, elle aime sortir avec ses amies mais elle n’est pas vide et superficielle, et quand on croit en elle, elle s’en donne les moyens.

Sayaka est donc un personne que l’on aime suivre, et que l’on veut voir réussir. Le tout aidé bien entendu par l’interprétation de Arimura Kasumi. Là où souvent, ce genre de métrage préfère mettre en avant des personnages au début peu appréciables pour contraster avec le résultat final de leur évolution, ici, non, l’évolution ne se fait pas dans sa façon d’être, mais dans ses capacités, et donc, dans sa capacité à surprendre ceux qui ne croient pas une seconde en elle. Soit, beaucoup de monde, jusqu’à son professeur qui viendra voir son professeur particulier pour lui faire comprendre que c’est inutile. Flying Colors, ça n’invente rien, mais c’est doux, le genre de films où l’on ne sent bien après l’avoir vu, retrouvant presque un peu espoir en l’humanité, à son maigre niveau, car encore une fois, nous n’avons pas un personnage qui veut sauver le monde ou arrêter la fin dans le monde, mais juste qui se donne les moyens d’atteindre ses modestes rêves. Et il n’en fallait pas plus. Les acteurs sont justes, en particulier donc Arimura Kasumi, mais bien entendu celle jouant sa mère, Yoshida Yô, sans oublier Itô Atsushi dans le rôle du professeur particulier, Tsubota. Bien entendu, ce n’est pas non plus un grand film, et nul doute que si vous avez connaissance de la vie au Japon, autant dans le monde des études, du travail et familial, le film vous parlera encore plus et son message n’en sera que plus fort, sinon, vous pourriez sans doute un peu passer à côté de beaucoup de choses qui pourraient tout simplement paraitre un peu trop caricaturaux. Pour moi, ce fut un très bon moment. Mais pas de quoi me motiver à aller à l’université par contre, faut pas pousser !

Les plus

Un excellent casting
Un film positif
Ultra plaisant
Très représentatif du Japon moderne

Les moins

De par son genre même, ultra prévisible

En bref : Adaptation d’un livre basé sur des faits réels, Flying Colors, c’est forcément assez prévisible, mais c’est finalement un film ultra positif fait avec sérieux, et oh combien attachant.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ A strong cast
♥ A positive movie
♥ Nice to watch, it makes you feel good
♥ It shows pretty well every side of Japan
⊗ For the genre, of course, it’s predictable
Based on a book, itself based on a true story, Flying Colors is predictable yes, but also a positive movie made seriously that you only can like.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *