Titre Original : Get Carter
2000 – Etats Unis
Genre : Policier
Durée : 1h42
Réalisation : Stephen Kay
Musique : Tyler Bates
Scénario : David McKenna
Avec Sylvester Stallone, Miranda Richardson, Rachael Leigh Cook, Rhona Mitra, Alan Cumming, Mickey Rourke et Michael Caine
Synopsis : Jack Carter, un gangster peu scrupuleux, collecte les dettes non payées pour les prêteurs sur gages de Las Vegas. Ayant appris que son frère Richard était mort dans un accident de voiture, Jack quitte Las Vegas et son univers corrompu pour retourner à Seattle. Il est apparemment le seul à croire que la mort accidentelle de son frère, causée par l’ivresse au volant, est un coup monté. Même Gloria, la femme de Richard, sa fille Doreen, ses collègues de travail et les policiers ne voient pas l’intérêt de continuer l’enquête. Jack, lui, est bien décidé à découvrir la vérité et à venger la mort de son frère.
Les films de Stallone au début des années 2000 se faisaient tous descendre, par la critique mais également par le public. L’acteur n’avait plus la côte, et on pourrait dire que ces derniers succès d’estime remontaient à la première moitié des années 90, avec Demolition Man et Cliffhanger. Déjà en 1995, le public et la critique étaient moins tendre avec l’acteur. Il faut dire que même si j’apprécie Assassins (de Richard Donner), et bien la même année, il y a eu Judge Dredd. Copland en 1997 aura prouvé que Stallone était encore un super acteur, mais le début des années 2000 donc, Stallone enchaîne les échecs : Get Carter, Driven, D-Tox ou encore Mafia Love. Bon je n’ai pas vu ce dernier, mais en effet, Driven était bien naze. Par contre, j’avais trouvé D-Tox plutôt sympathique. Il était donc temps pour moi de voir Get Carter, remake de La Loi du Milieu de Mike Hodges, grand film anglais avec Michael Caine. Remake inutile ? Très certainement oui. Mais est-il mauvais ? La présence de Stephen Kay à la mise en scène n’est pas pour rassurer, puisque les deux autres métrages du réalisateur que j’aurais pu voir soufflaient le chaud et le froid, et étaient surtout opposés. À savoir le clippesque et totalement raté Boogeyman, et le simpliste et très naturel The Craigslist Killer, mais raté aussi. Et après 1h42, on se rend compte que malgré des divergences artistiques et le fait que Stephen Kay se soit barré durant la post production, Get Carter se rapproche bien plus de Boogeyman que de The Craigslist Killer, malheureusement. Alors, peu de surprises pour ceux ayant vu le film original, même si ce métrage tente de choisir de nouvelles voies. Jack Carter est un mafieux qui veut venger la mort de son frère. Voilà.
Ce qui frappe en commençant cette version 2000 de Get Carter, c’est que sur le papier en tout cas, les noms prestigieux (plus ou moins) se bousculent. Ou du moins, il y a des personnes compétentes derrière le projet. Le scénariste par exemple, David McKenna, aura bossé sur American History X, Blow, ou encore… SWAT ok… Tyler Bates (Halloween, Killer Joe, Doomsday) s’occupe de la musique, et quand au directeur de la photo, il s’agît de Mauro Fiore (Avatar, The Island), pas n’importe qui non plus. Devant la caméra, pareil, puisqu’outre Stallone, on trouve Miranda Richardson (The Crying Game, Spider), Rachael Leigh Cook (Josie and the Pussycats, Elle est trop bien), Rhona Mitra (Doomsday, Underworld 3), Alan Cumming (Goldeneye), Mickey Rourke (The Wrestler, Angel Heart) et même Michael Caine dans un rôle de méchant qui vient faire coucou. Alors du coup, on espère. Et ce Get Carter n’est pas totalement désagréable, on pourra même dire que le personnage de Stallone est plutôt étoffé, le film se fait musclé et nous balance assez souvent des scènes d’action à la gueule. Fusillades, combats à mains nues, courses poursuites en voiture dans les rues de Seattle, de préférence sous la pluie et avec un filtre gris sur l’image. Les acteurs en général ne sont pas mauvais, même si Alan Cumming joue comme il le fait toujours, et que les deux seuls personnages vraiment développés seront ceux de Stallone et de Leigh Cook, jouant donc la fille de son défunt frère. Seulement Get Carter cuvée 2000 n’est clairement pas aidé par des choix durant sa post production qui rendent certains moments pénibles. Et cela, on le doit majoritairement au montage.
Ou à divers choix artistiques du metteur en scène qui ne laissaient aucun autre choix. Car bon, on ne va pas mentir, mais quand on a Jerry Greenberg au montage, on embauche quand même là le monteur d’Apocalypse Now, Scarface, Les Incorruptibles et American History X. Pas n’importe qui en somme. Mais le montage de Get Carter abuse des effets de styles totalement désagréables et inutiles, avec des plans accélérés, des jump cuts et j’en passe. Une bouillie visuelle par moment. Pire, même dans les moments calmes on a souvent l’impression que les scènes sont charcutées. En témoigne la scène dans le restaurant entre Stallone et Leigh Cook encore une fois, intéressante sur le papier et pour le développement des personnages, mais qui passe du coq à l’âne dans les conversations en nous mettant des fondus enchainés à tout va, comme s’il manquait un bon 2 minutes entre chaque plan et que le tout avait été charcuté pour privilégier le rythme. Du coup, Get Carter prend des allures de film qui veut aller vite, et qui aurait été filmé et monté comme un clip vidéo. Car ces effets de styles se retrouvent jusque dans les scènes d’action. Ce qui est dommage, car en soit, l’action, en baston comme en poursuites, reste sympathique, mais loin d’être inoubliable. Comme le film, loin d’être détestable, mais loin de la qualité de l’original.

Les plus
Bon casting
Pas mal d’action
Un film pas désagréable
Les moins
Une mise en scène trop clippesque
Un montage étrange qui abuse d’effets de style
Trop classique
En bref : Remake plutôt inutile, Get Carter se regarde mais est souvent plombé par des décisions, notamment visuelles, qui sont plus que discutables.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ A good cast ♥ Lots of action ♥ Not a terrible watch |
⊗ It looks like a music video ⊗ The weird editing and abuse of style ⊗ Too classic |
| Useless remake, Get Carter is watchable, but often dragged down by bad decisions, bad editing, bad cinematography. | |


















