CEMETERY GATES de Roy Knyrim


CEMETERY GATES

2006 – Etats Unis
Genre: Animal tueur
Réalisation: Roy Knyrim
Musique: Ben Cooper
Scénario: Brian Patrick O’Toole
Avec Reggie Bannister, Peter Stickles, Aime Wolf, Nicole DuPort et Kristin Novak

Synopsis: Un énorme diable de Tasmanie mutant est dérobé dans un laboratoire par deux militants écologistes en pleine nuit. Il va s’échapper du véhicule dans lequel il est transporté, tuer ses deux kidnappeurs, et se réfugier au cimetière non loin de là, où un groupe de jeune tente de tourner un film de zombies. Parmi eux, le fils du scientifique qui détenait le diable de Tasmanie. La créature a trouvé refuge à l’intérieur d’anciens tunnels situés sous le cimetière et va alors se nourrir de tous ceux passant à sa portée.  Pendant ce temps, les deux scientifiques à l’origine de cette histoire partent à la recherche de leur créature.

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Faire un film sur un diable de Tasmanie mutant qui va tuer tout le monde, quelle idée. Les films de monstres sont revenus sur le devant de la scène depuis le début des années 2000, après une décennie plutôt vide et mauvaise pour ce genre de film, plus ancré dans les années 80. Mais ces nouveaux films ont bien du mal à fonctionner, accumulant les navets et nanar (les Shark Attack, Spiders, Octopus et autres Creepies en sont la preuve pure et dure). Mais de temps en temps, on peut tomber sur de bonnes surprises, sans pourtant être pleinement convaincu du film en question. C’est le cas pour ce Cemetery Gates, film méconnu, réalisé par un inconnu, et avec des inconnus, à l’exception de Reggie Bannister (la série des Phantasm) et d’une apparition de Greg Nicotero et Howard Berger, créateurs de la société d’effets spéciaux KNB. Durant les vingt premières minutes, seuls les défauts du métrage sautent aux yeux, et cela dérange. Interprétation médiocre, personnages creux, scénario inexistant, dialogues insipides, réalisation banale. Bref, rien de bien passionnant, et faisant peur pour les 1h10 restantes. En voulant rendre hommage au cinéma de genre des années 80, Cemetery Gates ne semble garder que les mauvais côtés, avec cette bande de jeunes insupportables, parlant de sexe, rigolant pour tout et rien, fumant des pétards. Le constat est triste. Même le personnage de Reggie Bannister dans le rôle du père scientifique semble totalement vide et ses scènes ennuient. Mais une vingtaine de minutes après le commencement, le réalisateur semble se réveiller, et vouloir faire plaisir (enfin) au spectateur, et il va le faire bien, en se lâchant. Ayant comprit que tous ces personnages sont creux et inutiles, le carnage peut commencer, dés que le diable de Tasmanie va s’évader du camion.

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Le réalisateur semble dés lors tout miser sur les attaques de son monstre, et il aurait tort de s’en priver, tant c’est ce qu’on retiendra de son métrage. Car au final, un peu plus d’une quinzaine de victimes se feront croquer, déchiqueter, lacérer, décapiter, amputer et j’en passe. Dés lors, le rythme ne faiblit plus, et si les personnages sont toujours aussi attachants qu’une assiette d’huîtres, on s’amuse à les regarder mourir les uns après les autres, malgré notre indifférence à leurs égards. Les effets spéciaux seront de bonne facture, et les litres de sang versé assez impressionnants, à chaque attaque. Si les personnages dits « principaux » ne se comptent qu’au nombre de six (trois hommes détestables et cons, la cruche blonde qui montre ses seins, et le couple de héros, qu’on remarquera dés le départ, un peu coincés), divers personnages viendront faire leur apparition, uniquement dans le but de servir de repas, que ce soit une cycliste passant par là, le gardien du cimetière, ces deux enfants (insupportables), un simple passant, des scientifiques, ou deux drogués voulant invoquer les animaux de la forêt. Les deux gus, interprétés par les créateurs de la société KNB, se tapent d’ailleurs la scène la plus hilarante (la seule surtout), qui fera rire sans soucis. Autre chose qui fera bien plaisir contrairement aux métrages de ce genre, notamment aujourd’hui, c’est le monstre en question. Là où NU Image et compagnie utilisent des effets numériques affreux et insultants, Cemetery Gates fait tout à la manière de la vieille école : latex, costumes et prothèses. Et ça fonctionne.

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Le monstre, s’il a le pas lourd et qu’il est un peu ridicule lors des quelques plans larges qui le montre, s’avère extrêmement convaincant dans les plans rapprochés. Son look a été soigné, il a l’air méchant, il bave, est poilu, couvert de sang, ses yeux sont affreux, bref il est réussit, tant qu’il est filmé de près. Bref, malgré ses nombreux défauts, son humour parfois lourd, un début assez lent, des personnages vides, on passe tout de même un bon petit moment, tant que le rythme ne faiblit pas, que le sang jaillit, que la créature nous est montrée. Le film parviendra à caser au détour de quelques scènes des plans nichons également, plaçant bel et bien le spectateur dans le contexte de ce genre de films. Pas un chef d’œuvre, pas un navet, juste un petit film acceptable.

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11

Les plus:
Une quinzaine de victimes
Du gore qui tâche bien
Pas de numérique
Les moins:
Acteurs médiocres
Scénario et personnages peu travaillés

En bref: Après un début décevant, le film se lâche et enchaîne les meurtres pour notre plus grand plaisir. A partir de là, seul le monstre et ses attaques valent le coup d’œil, mais ça reste sympathique.

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