FROM BEYOND: AUX PORTES DE L’AU-DELÀ de Stuart Gordon


FROM BEYOND: AUX PORTES DE L’AU-DELÀ

1986 – Etats Unis
Sortie française le 20 Mai 1987

Genre : Fantastique
Réalisation: Stuart Gordon
Musique: Richard Band
Scénario: Dennis Paoli d’après une histoire de Dennis Paoli, Brian Yuzna et Stuart Gordon, d’après une nouvelle de H.P. Lovecraft
Avec Jeffrey Combs, Barbara Crampton, Ken Foree, Ted Sorel et Carolyn Purdy-Gordon

Synopsis: Le Docteur Prétorius vient d’inventer une machine pour rencontrer ceux de l’Au-delà. Son expérience réussit, mais la créature décapite le professeur. Son assistant, Crawford, témoin de la scène est accusé du meurtre du docteur et interné en hôpital psychiatrique. Sa thérapeute, Katherine McMichaël, convainc l’inspecteur de laisser Crawford tenter de nouveau l’expérience, en présence d’un policier, Bubba. Le résonateur fait apparaître Prétorius hideux et entreprenant. La reprise des essais révèle que l’invention donne accès à une autre dimension…

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Après avoir été révélé en 1985 en tournant Re-Animator, Stuart Gordon enchaîne deux projets simultanés l’année suivante. Il y aura Dolls dans un premier temps, et une nouvelle adaptation libre de Lovecraft avec From Beyond, renommé en France : Aux portes de l’au delà. Pour ce nouveau film, Gordon réunit exactement la même équipe que pour Re-Animator, avec Jeffrey Combs dans le rôle encore une fois d’un scientifique, mais ayant cette fois les pieds sur terre, et Barbara Crampton dans un rôle un peu moins niais mais dont les diverses expériences du métrage vont faire perdre la raison. En quelque sorte, Gordon a inversé les rôles pour le casting. Dennis Paoli signe toujours le scénario, tandis que Brian Yuzna est toujours présent en temps que producteur (et pour les grandes lignes de l’histoire). Seulement dans From Beyond, la sauce ne prend pas aussi bien que prévu, sans doute car les attentes du public étaient différentes (s’attendant à un cocktail identique à celui de Re-Animator) et que les effets spéciaux du métrage, voulant aller toujours plus loin, ne fonctionnent pas toujours. From Beyond va également souffrir d’un rythme assez étrange (un début un poil trop lent, et un final beaucoup trop rapide), mais contiendra son lot de scènes intéressantes pour maintenant le spectateur en éveil sur toute sa durée. Le métrage traite une nouvelle fois d’expériences scientifiques. Ici, il ne s’agît pas de redonner la vie aux morts, mais de communiquer avec l’au delà en éveillant le 6ème sens de l’être humain, contenu dans la glande pinéale. Cette expérience aurait des conséquences sur cette fameuse glande, la faisant grossir, mais également sur la libido.

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Le métrage commençant à peut près là où la nouvelle s’arrêtait, Stuart Gordon peut laisser libre cours à son imagination, que ce soit au niveau du gore ou du sexe. L’humour quand a lui sera quelque peu laissé de côté pour parler du sujet de manière plus sérieuse. Après la mort du docteur Prétorius,  Crawford va devoir revenir dans sa demeure avec Katherine, voulant démontrer son innocence, et d’un policier, Bubba, joué par Ken Foree (Zombie de Romero ou encore le remake de Halloween de Rob Zombie). Crawford va devoir reconstruire le résonateur et retenter l’expérience. Seulement Prétorius est de retour de l’au delà, plus libidineux que jamais (puisque de son vivant, il pratiquait entre deux expériences des séances sadomasochistes avec de charmantes demoiselles). Ici, dés que le résonateur sera en marche, il reviendra sous diverses formes, toujours plus gluantes et déformées, pour assouvir ses pulsions sur le merveilleux corps de Katherine. Contrairement à Re-Animator, l’histoire se limite dans un premier temps à un huit clos assez banal entre ses trois personnages, avec des apparitions régulières du docteur Prétorius, et ne vise aucunement le gore. Ici, tous les effets ou presque concernent les créatures de l’au delà. Si un soin tout particulier a été donné aux effets du docteur Prétorius, on ne peut pas en dire autant des autres créatures, ou certains effets d’incrustations s’avèrent être des plus grossiers. Pourtant, les quatre différentes équipes des effets visuels ont fait un travail assez impressionnant au niveau de certains effets qui restent dans les mémoires (comme la glande pinéale sortant du front de Jeffrey Combs ou les transformations de Prétorius).

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Le rythme se fait pourtant assez mou au début, peinant à trouver son rythme pendant la première demi-heure, avant d’enchaîner scène choc sur scène choc ensuite, dans une ambiance plutôt jouissive se rapprochant plus du futur cinéma de Yuzna (avec Society, ou encore son sketch pour Necronomicon) que du cinéma de Gordon, mais qu’importe, la recette fonctionne, mélangeant effets spéciaux gluants et sexe (Barbara Crampton en tenue sadomaso, perdant la raison et s’en prenant à un pauvre Jeffrey Combs devenu chauve). Le huit clos est réussit, bien qu’un peu banal, aidé par des éclairages rappelant certains films italiens de la bonne époque (Argento, ou Bava avant lui). La dernière partie du métrage quand à elle se lâchera sur les effets purement gore, à un rythme effréné, beaucoup plus rapide que le reste du film, faisant de From Beyond un film quelque peu déséquilibré dans son rythme sur toute la longueur. Le tout fonctionne tout de même, et remplit son but premier : divertir. Pour cela, une bonne dose de sexe (plus présent que dans Re-Animator, celui ci étant ici autant montré que sous entendu) et de gore. Car c’est là ce que From Beyond a de mieux à proposer : du sexe et du sang, on n’en demandait un peu plus, mais tant pis, on passera juste un agréable petit moment, inférieur à Re-Animator et même Dolls réalisé la même année, mais tellement mieux que d’autres films de la même société datant de cette période.

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Les plus:
Intéressant
De bonnes scènes chocs
Gore et sexe
Jeffrey Combs
Les moins:
Un peu lent au début
Des effets parfois datés
Ça ressemble plus à du Yuzna qu’à du Gordon

En bref: Nouvelle adaptation de Lovecraft par Stuart Gordon. Le rythme peine à convaincre par moments, certains effets sont plus que datés, mais le métrage nous offre son lot de sexe et de gore pour intéresser, et en devient sympathique.

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