HELL de Tanit Jitnukul et Sathit Praditsarn


HELL
Titre original: Narok
2005 – Thailande
Genre: Fantastique
Réalisation: Tanit Jitnukul et Sathit Praditsarn
Musique: –
Scénario: Marisa Mallikamarl
Avec Wuthinan Maikan, Watthawan Worawit, Kom Chauncheun et Punyapon Dhajsonk

Synopsis : Parti réaliser un documentaire, un groupe de jeune gens est victime d’un accident de la route. En sortant du véhicule après le choc, ils ont la surprise de se retrouver dans un vaste désert brûlant où ils sont fait prisonniers par des étranges démons. L’un deux, en s’éclipsant quelques instant découvre qu’en fait leurs corps physiques ne sont pas encore morts, et qu’il faut rejoindre au plus vite la sortie de cet enfer pour ne pas mourir. Difficile à faire alors qu’ils sont conduits vers un véritable camp de concentration où les démons font subir les pires tortures.

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Les films d’horreur, en Thaïlande, ce n’est pas vraiment ce qui se fait de mieux, pour le peu qui s’exporte en France. Hell (Narok en version originale) devait être l’exception, le film étant encensé par les critiques, ayant de bonnes appréciations en général, et surtout, promettant d’aller loin dans le genre. Mais malgré toutes les bonnes intentions, et surtout, le fait que le film aille vraiment plus loin que les autres films Thaïlandais, le pari est raté. Les intentions, c’est peut être ce qu’il le film a de trop. A vouloir aller dans une direction, la même, en permanence, le film se perd dans son intrigue, tenant sur un bout de crayon. C’est cette fragilité dans une intrigue finalement très pauvre qui fait que le film va rapidement tourner en rond, alors qu’il fascinait au départ. Nous assistons à un accident de voitures. Sept personnes se retrouvent à l’hôpital dans un état critique. Nous sommes invités à revenir 25 heures en arrière, pour connaître les personnages. Le film va déjà commettre une erreur. Pendant une vingtaine de minutes, quelques personnages nous seront présentés, avec leurs problèmes de couples, l’oncle alcoolique, la femme enceinte. Tout ceci est bien beau, et on sait directement où les metteurs en scène veulent en venir. Nous faire connaître les personnages, pour que l’on puisse s’attacher à eux dans les épreuves qu’ils vont avoir à franchir. Seulement, on ne nous propose de comprendre le passé de seulement trois de ses personnages, alors qu’il y en a sept, et que dans un sens, tous seront importants.

Quoi qu’il en soit, ce début fonctionne tout de même pas mal, et on en revient à l’accident. Mais au lieu de se retrouver en salle d’opération comme dans le prologue, nous nous retrouvons avec les personnages de l’autre côté. En enfer. Puisque Narok, le titre original, se traduit ainsi. Un endroit désolé, rougeoyant, fait uniquement de tortures infinies, perpétrées par les forces du mal, parlant dans une langue étrange, le Sanskrit. Passages par ailleurs non sous-titrés, et dont l’utilité est donc plus que superflue au bout d’un moment. Enfin, toujours est-il que dans un premier temps, cet univers charme. Violence graphique, gore, tout y passe, et tout le monde surtout. Les tortures qui seront infligées à nos sept personnages seront assez variés, et les instruments utilisés également. Rapidement, on va pouvoir s’apercevoir quels personnages ont un bon fond, et lesquels sont des ordures que l’on n’aimerait pas avoir parmi ses amis. Mais en même temps, dans un univers tel que celui-ci, qui ne deviendrait pas un lâche et tenterait de sauver sa peau ? Outre ce contexte classique, mais intéressant, ce sont les violences graphiques qui plaisent dans un premier temps, tant le cinéma Thaïlandais ne nous avais pas habitué à ce genre de choses. Enfants cannibales, corps démembrés, crochets en métal traversant la peau, bain de lave. La liste est longue, et les effets la plupart du temps réussis. Mais le film nous plonge rapidement dans une lassitude quand les personnages vont s’entre aider (ou pas) pour tenter de sortir vivant de cet enfer.

En misant tout sur l’aspect visuel (en général réussi) du film, l’histoire et les personnages vont rapidement tourner en rond, et lasser le spectateur. Les personnages vont tenter de s’évader, et la présentation qui nous a été donnée d’eux paye alors, en partie, puisque certains sont sous développés. Mais leur chemin de sortie ne sera pas simple, et surtout, d’un ennui terrible ! Ils vont passer, repasser encore et toujours, faisant parfois plusieurs fois les mêmes endroits, et on finit par regarder notre montre. L’heure passe, mais le film est encore loin de la fin, se permettant également un final un brin risible où l’on s’en doute, le grand méchant hypocrite et lâche périra, et que les gentils honnêtes et pensant aux autres s’en sortiront. Ça et quelques autres idées saugrenues (les femmes hypnotisant les hommes par exemple) feront baisser le constat du film, qui n’a alors que pour lui son concept même, que les deux réalisateurs n’ont pas su bien exploiter

7

Les plus:
Un super concept
La bonne mise en scène
Les effets spéciaux
Les moins:
C’est long
Assez répétitif
Des idées parfois ridicules

En bref: Décevant, très décevant. S’offrant un bon point de départ et une première demi-heure de bonne facture, le film s’engouffre dans le ridicule et les trop longues répétitions des mêmes actions.

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