CLANNAD de Ishihara Tatsuya


CLANNAD

Titre original : クラナド
2007 – Japon
Genre: Animation
Réalisation : Ishihara Tatsuya
Musique: Togoshi Magome, Orito Shinji, Maeda Jun et Eufonius
Scénario :  Shimo Fumihiko

Avec les voix de Nakamura Yuichi, Nakahara Mai, Sakaguchi Daisuke, Hirohashi Ryo, Okiayu Ryotaro, Kuwashima Hoko, Nonaka Ai, Kanda Akemi, Noto Mamiko, Inoue Kikuko

Synopsis : Tomoya Okazaki est un jeune lycéen peu passionné par la vie scolaire. Chez lui, rien ne va avec son père, alcoolique.  Sa vie va changer le jour où il rencontre Furukawa Nagisa, une jeune femme, naïve, imprévisible et fragile. Il décide de l’aider à concrétiser son rêve : reformer le club de théâtre du lycée.

Clannad, à la base, c’est un visual novel. En gros, un livre interactif, avec des images et de la musique, non traduit en France (une équipe avait commencé à bosser dessus, mais je crois que le projet a été abandonné.  Succès oblige, le visual novel est devenu un manga, puis après, une série d’animation. Deux même. Clannad et Clannad After Story, la suite logique, et beaucoup plus dramatique. Clannad, la série animée, bénéficie d’une excellente réputation d’ailleurs. Ce qui m’a poussé à la regarder bien entendu, puisque les histoires d’adolescents se déroulant dans les lycées, les romances et autres, ce n’est pas ma tasse de thé. Et pourtant, après seulement quelques épisodes, on se retrouve totalement plongé dans l’histoire, alternant constamment larmes et rires. Ou plutôt commençant dans un domaine pour mieux nous amener à son opposé. Dès le premier épisode, nous faisons la connaissance des deux personnages principaux, Okazaki et Nagisa. Okazaki est une jeune qui sèche les cours, n’est pas motivé, mais il n’est pas mauvais élève ou un élément perturbateur pour autant. Il a même grand cœur. Rien de bien original jusque là. Nagisa elle, est une jeune femme discrète, un peu (beaucoup) naïve, timide et stressée, qui dit à voix haute le nom de plats japonais pour diminuer son stress. Encore une fois, rien de bien original, les deux personnages se rencontrent dés la première scène et vont se lier d’amitié. Nagisa, rêveuse, veut reformer le club de théâtre, et Okazaki, n’ayant rien de mieux à faire, va l’aider pour se divertir en quelque sorte, dans un premier temps. Sur cette base simpliste, vue et revue, Clannad va ajouter tout d’abord une multitude de personnages et nous présenter tout ça sur quelques épisodes, en faisant le choix d’en rire. Ça fonctionne, on rigole très souvent devant les premiers épisodes, qui passent très rapidement et nous permettent au final de nous attacher aux différents personnages, au final tous plus fous les uns que les autres.

Nagisa la naïve et Okazaki le petit rebelle sont au final les seuls personnages plus ou moins normaux. Car à leurs côtés, on trouve les deux jumelles, Fujibayashi Ryou et Kyou (une déléguée toute timide et une folle qui tape avant d’expliquer les choses), Sunohara, le meilleur ami de Okazaki (qui se met toujours dans des galères pas possibles), Ichinose Kotomi, la surdouée lente à la détente, Tomoyo, la pro de la baston, ou encore Sanae et Akio, les parents de Nagisa, gérants d’une boulangerie, totalement allumés, entre la mère créant des pains fantaisistes (et immangeables) et le père se comportant comme un enfant de 8 ans. Tout ce bon monde se fait des coups bas, s’en met parfois plein la gueule, et le spectateur lui, suit l’histoire, banale mais aux personnages des plus sympathiques et aux situations il faut l’avouer parfois hilarantes et bien trouvées. Comme lorsque Sunohara veut prouver que Tomoyo est un homme car une femme ne peut pas se battre comme elle. Sunohara est l’élément comique de Clannad, et ça fonctionne bien, jusqu’à l’apparition de Fuuko.

En effet, cette première série d’animation peu être découpée en trois parties : celle de Nagisa voulant créer le club de théâtre, celle où Nagisa et Okazaki vont aider la jeune Fuuko, et celle de la surdouée, Ichinose Kotomi. Passé la présentation comique et rythmée de tous ces personnages, Clannad part plus dans des tons dramatiques, parfois faciles, mais toujours relativement bien amenés. Ainsi, la partie avec Fuuko parraîtra même trop courte, tant il y avait des choses à en dire. Pour autant, Clannad montre là un visage un peu plus mature, en jouant à merveille avec des situations dramatiques certes classiques, mais bien menées. Mieux, Clannad parvient, notamment grâce à une ambiance très particulière, à se différencier des nombreuses autres séries du genre.

En effet, de nombreuses petites scènes, anodines, viendront se greffer au début de plusieurs épisodes, de manière régulière, pouvant trouver une signification lors du dernier épisode (mais en trouvant une autre beaucoup plus dramatique en regardant Clannad After Story). Des scènes énigmatiques, d’une jeune femme perdue dans un monde détruit, avec pour seul ami un robot qu’elle a créée elle même. Des passages à première vue n’ayant pas grand chose à avoir avec l’intrigue principale, c’est à dire la relation qui se bâtit petit à petit entre Nagisa et Okazaki, une relation forte, au départ basée sur de l’amitié, et qui se changera petit à petit en sentiment amoureux. Oui, dis comme ça, c’est vraiment bateau. Mais grâce à certains de ses éléments, comme son ambiance, son humour et ses personnages attachants que l’on apprend à connaître petit à petit (Kotomi connaissait déjà Okazaki,  le passé de la gérante de la pension, la petite sœur de Sunohara), Clannad est au final un très grand moment d’animation. On n’échappera pas à certaines facilités (certains flirts et amourettes entre personnages secondaires qui n’apportent pas grand chose au final) et certains passages respirent les bons sentiments, mais à côté de ça, la série nous propose une ambiance vraiment prenante par moment, dans la joie (la plupart du temps) et la bonne humeur (toujours), et s’avère une excellente présentation avant de se lancer dans la visionnage de la suite, mettant l’humour de côté à quelques exceptions près et se focalisant sur des instants plus dramatiques les uns que les autres. Ajoutons à cela une excellente musique pour les moments dramatiques, musiques rentrant assurément dans la tête. Le reste du score musical est cependant plus joyeux et anecdotique. Clannad fait rire tout en nous divertissant et parfois en nous mettant la larme à l’œil, tandis que Clannad After Story nous fait exploser le budget mouchoirs.

17

Les plus:

Un character design très sympa

Des musiques certes répétitives mais convenant parfaitement

Des moments où on se marre vraiment

Des moments dramatiques qui mettent la larme à l’oeil

L’ambiance

Les moins:

Quelques facilités

Des sous intrigues romantiques pas toujours utiles

En bref: Très bonne série d’animation, Clannad attriste mais fait aussi rire de bon cœur. Les personnages sont attachants et on suit leurs aventures sans soucis, jusqu’à un final certes prévisible mais sympathique.

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