DON’T CLICK (미확인 동영상 : 절대클릭금지) de Kim Tae-Kyeong (2012)

DON’T CLICK

Titre original : Mi Hwak In Dong Yeong Sang : Jeoni Dae Keul Lik Geum Ji – 미확인 동영상 : 절대클릭금지
2012 – Corée du Sud
Genre : Fantastique
Durée : 1h33
Réalisation : Kim Tae-Kyeong
Musique: –
Scénario :  Hong Geon-Gook et Kim Tae-Hyoung

Avec Park Bo-Yeong, Joo Won, Kang Byul, Kim Min-Hyuk, Lee marg-Eum, Kang Hae-In et Kwon Nam-Hee

Synopsis : Une vidéo connue comme la « vidéo maudite » fait parler d’elle sur internet. Jung-Mi demande à Joon-Hyuk, le copain de sa sœur qui travaille pour une équipe spéciale luttant contre les crimes cybernétiques, de télécharger le fichier. Après avoir regardé la vidéo, les événements étranges s’accumulent. C’est maintenant à See-Hee, la sœur aînée de Jung-Mi, de sauver cette dernière…

Les films de fantômes, que ce soit au Japon, ou bien en Corée, on en bouffe à tous les râteliers depuis la sortie de Ring en 1998. Si au Japon, de grandes sagas ont vues le jour, ensuite oubliée la faute à des suites ratées (Ring avec le récent Sadako 3D, Ju-On avec les remakes Américains), c’est tout de suite beaucoup plus rare en Corée. On ne retiendra au final que la saga des Whispering Corridors, achevée par un cinquième opus plus que moyen. Certains réalisateurs ont même eu une carrière exclusivement dans le genre, comme Ahn Byeong-Ki avec Nightmare (mauvais), puis Phone (sympathique), Bunshinsaba (bien) et Apartment (moyen). Nous sommes en 2013, soit 15 ans après le raz de marré Ring, et les films de fantômes continuent de débarquer de toute part, au Japon comme en Corée. Et c’est dans ma quête de films de fantômes que je me suis lancé dans la vision de ce Don’t Click, malgré de nombreuses déceptions par le passé (Cinderella, Cello, Death Bell 2 et j’en passe). Et comme souvent, c’est la déception qui l’emporte. Mais pas là où nous l’attendons. D’un côté, Don’t Click va reprendre tous les clichés du genre que l’on connaît depuis des années maintenant. On aura donc droit à une histoire de vidéo maudite. Ring en a marqué plus d’un, et ça continue aujourd’hui. Sauf que bien entendu, les VHS, c’est mort depuis longtemps, donc la vidéo est sur internet. La magie de la technologie. Rien de bien neuf, puisque les vidéos maudites sur internet ou autres éléments technologiques, on y a déjà eu droit dans One Missed Call avec le téléphone et les MMS, Sadako 3D où les écrans d’ordinateurs devenaient meurtriers, et d’autres nombreuses petites scènes dans divers autres films. Au niveau des personnages, l’originalité n’est pas de mise non plus.

On aura droit au petit intello qui connaît tous aux ordinateurs et par qui la malédiction va quelque peu commencer (rah le con !), la fille qui fait des vidéos sur internet pour gagner de l’argent, la sœur plus sérieuse qui cherche du boulot. Rien de bien palpitant. Surtout que les acteurs sont tous, forcément, des petits jeunes bien propres sur eux, des petits jeunots qui débutent. Mais étonnement, à  part Kang Byul, qui était déjà présente dans Whispering Corridors 5 : A Blood Pledge, qui cabotine un max et en fait des tonnes dans le genre « je crie et te perce les tympans », les autres acteurs s’en sortent plutôt bien. Joo Won en petit génie informatique et Park Bo-Young en grande sœur sérieuse s’en sortent franchement bien. Au niveau des apparitions des fantômes, cela reste encore une fois du classique. On aura le coup de l’ascenseur qui tombe en panne et n’est pas là quand il le faut (One Missed Call), le fantôme qui apparaît dans le miroir, l’apparition en salle de classe (grand classique), sans oublier bien entendu l’exploration de la demeure du vivant de la fantôme. Oui, tout est là, le cahier de charge respecté. On sera même surpris, en voyant la fameuse vidéo de la malédiction, d’y voir là un plagiat de la saga Japonaise Hitori Kakurenbo, à base de peluche ouverte, de riz et de fil rouge. Assez hallucinant pour le connaisseur. Le réalisateur tente tant bien que mal de se différencier des *insérer chiffre ici* autres métrages du genre, et pour cela, un seul moyen : styliser la mise en scène à l’extrême, et apporter de nouvelles idées pour que le fantôme terrorise les jeunes. Et autant le dire, ce n’est pas toujours glorieux. Le début fait très peur, à coup d’écrans splittés en veux-tu en voilà, d’insertions de texte à l’écran pour les sms, ou de plans filmés derrière un écran d’ordinateur. En quelques instants seulement, le film nous balance des dizaines de plans de ce style à la gueule, sans compter les plans en vue subjective pour le fantôme. Pas toujours du plus bel effet.

Étrangement finalement, c’est lorsque le film tente de rester sobre et classique, vu et revu, qu’il s’en sort le mieux. Certaines apparitions fonctionnent même très bien, comme dans la salle de classe, alors que la scène a déjà été vue des dizaines de fois. Quelques furtives apparitions  faciles parviennent encore à nous faire sursauter par moment (ou alors j’étais très fatigué et plus sensible…). L’exploration de la demeure du fantôme pompe même allégrement sur le film Espagnol REC en filmant toute sa première partie en caméra de téléphone, vision de nuit. Et encore une fois, ça fonctionne même plutôt bien. Quand le film ne tente pas d’en faire trop, il s’avère efficace et même plaisant. Mais dès que le réalisateur se sent obligé de mettre des effets de styles, il devient énervant. Mais il y a pire, puisque de temps en temps, le réalisateur décide d’innover en mettant des idées assez farfelues dans son scénario. C’est dans ces moments qu’il se plante le plus. Alors que l’insupportable Kang Byul est la première à voir la vidéo, étonnement, le fantôme préférera s’amuser avec elle et faire son pervers. Donc oui, on se retrouvera devant des scènes où l’actrice retirera ses vêtements pour danser, et la webcam de l’ordinateur enregistrera tout ça pour le mettre en ligne sur internet… Ou bien encore la scène où l’actrice aura très faim, et se lèvera en pleine nuit pour manger des œufs à même la poêle. Bien sur, je ne parlerais pas de son final raté et de sa scène pendant le générique qui ne sert strictement à rien, finissant ainsi d’enterrer le film.  Et pour couronner le tout, le nombre de morts dans le film n’est franchement pas élevé. A oublier, même si de triste mémoire, le cinéma Coréen contient pire en film de fantômes.

Les plus

Quelques sursauts dans des scènes classiques

Deux acteurs qui s’en sortent bien

Pas trop mal rythmé

Les moins

Des idées parfois stupides

Le final prévisible

Kang Byul qui surjoue la peur

Des tics de mise en scène parfois énervants

En bref : Don’t Click est une production Coréenne opportuniste, qui a ma grande surprise, parvient à délivrer quelques sursauts quand il reste classique, et se plante lamentablement pour le reste.

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