EKO EKO AZARAK B-PAGE (エコエコアザラク B-page) de Itô Taichi (2006)

EKO EKO AZARAK B-PAGE

Titre original : Eko Eko Azaraku B-Page – エコエコアザラク B-page
2006 – Japon
Genre : Fantastique
Durée : 1h23
Réalisation : Itô Taichi
Musique : –
Scénario : Itô Taichi et Amano Hiromitsu d’après le manga de Koga Shinichi

Avec Kunno Narumi, Takagi Rina, Akiyama Rina, Yanagisawa Nana, Umezawa Shion et Hironobu Nomura

Synopsis : Kuroi Misa, de retour à l’école, poursuit sa rechercher du démon Ezequiel, et en quête sur des situations étranges concernant des jeunes filles démembrées et une fille défigurée en fauteuil roulant appelée Ryo.

Après avoir regardé l’épisode précédent, Eko Eko Azarak R-Page, je n’étais pas emballé, et très peu motivé à enchaîner sur la vision du dernier opus, B-Page. Même équipe, même réalisateur, même actrice, même budget minuscule. Mais bon, quand on commence quelque chose, il faut toujours continuer. B-Page se déroule tout naturellement juste après les événements de R-Page. Un poil plus long (1h23 au compteur), on y retrouve tout ce que l’on aimait ou pas dans l’épisode précédent. Des couleurs délavées, une luminosité souvent surexposée, une intrigue étrange se déroulant doucement, et Kunno Narumi dans le rôle de la légendaire Kuroi Misa. Et bien que l’on puisse voir cet épisode sans forcément avoir vu le précédent, ils sont tous les deux étroitement liés, de par leurs personnages, leurs lieux, et certains éléments de l’intrigue se retrouvant dans l’un comme dans l’autre. Et grande surprise, cet opus s’avère en tout cas bien mieux géré au niveau du rythme, sans pour autant supprimer toutes les tares du précédent. Ainsi, les invocations et autres moments surnaturels se font toujours discrets, mais mieux incorporés au récit. Les événements semblent également s’articuler avec plus de logique et de simplicité, permettant de passer un meilleur moment, d’autant que les quelques nouveaux personnages, comme Ryo, cette femme défigurée en fauteuil roulant, s’avèrent bien plus intéressant.

Mais pas non plus de quoi se relever la nuit. Si le réalisateur nous prépare par moment de jolies scènes, et que l’on a pu s’habitude au style visuel depuis son film précédent, il s’évertue à filmer parfois de longs (trop longs) dialogues en plans fixes, donnant quelques scènes s’étirant sur de longues minutes pour pas grand chose au final. Petit budget oblige, tout comme R-Page, cet opus est très verbal. L’époque du gore et des incantations magiques à foison est bien loin, la voie adoptée est différente, mais encore une fois, fonctionne bien mieux dans cet opus, qui nous livre en plus quelques scènes fortes, parfois un poil trop appuyées par la musique, il est vrai. Certaines scènes rappelleront d’ailleurs quelques moments du premier film, montrant bien le lien, narratif et visuel, qu’entretiennent les deux métrages. Ainsi, après la scène de Takashi, le journaliste, dans le premier opus, on nous offre une pluie de glace pour un autre personnage. Bien entendu, les effets spéciaux restent parfois assez approximatifs, mais la scène fonctionne malgré tout, arrivant au bon moment, et surtout, n’en faisant pas trop.

Des scènes comme ça, surprenantes, violentes, mais parfois limitées par les effets, ce second opus en regorge à la pelle. Et par moment, on pourra même dire que les images sont magnifiques et surréalistes, comme cette invocation étrange en pleine rue donnant lieu à un déluge d’effets visuels d’une simplicité enfantine, ou encore lorsqu’une femme avançant dans la rue se brisera en une seconde en plusieurs morceaux s’effondrant au sol. Au niveau du personnage de Misa, le métrage a également beaucoup de choses à nous proposer, montrant une évolution certaine comparée à tous les opus qui précédaient, qui se déroulaient souvent en milieu écolier. Sans cette barrière, en évoluant dans le monde extérieur, le personnage gagne en maturité, alors qu’ironiquement, le film nous parle de l’enfance. Car oui, le petit Wataru est bel et bien encore présent dans le métrage. Celui-ci se termine sur une fin ouverte ramenant par ailleurs à l’ouverture du premier opus, mais aucune nouvelle suite ne se profilera à l’horizon. Peut être que le succès ne fut pas au rendez-vous, et dans le fond, on n’en veut pas aux fans. Bien plus intéressant que R-Page, B-Page en garde certains défauts, et n’est pas toujours bien calibré dans son rythme.

Les plus

Plus intéressant que le premier chapitre

Des scènes excellentes

Les moins

Toujours assez mal rythmé

Quelques effets limités

En bref : Ultime épisode de la saga, B-Page rattrape un peu le tout, mais n’est pas inoubliable. Le fan y trouvera son compte.

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