DON’T LOOK UP de Nakata Hideo


Don't Look UpDON’T LOOK UP

Titre original : Ghost Actress – Joyûrei – 女優霊
1996 – Japon
Genre : Fantôme
Réalisation : Nakata Hideo
Musique : Kawamura Akifumi
Scénario : Takahashi Hiroshi

Avec Yanagi Yûrei, Shirashima Yasuyo, Ishibashi Kei, Ôsugi Ren, Kikuchi Takanori et Dan Li

Synopsis : Murai Toshio a enfin l’opportunité de réaliser son premier film. En studio, il tourne son film mettant en avant deux actrices, Kurokawa Hitomi, habituée des plateaux et Murakami Saori, débutante. Mais rapidement, des événements étranges vont avoir lieu sur le plateau. En regardant des plans tournés, des scènes d’un vieux film jamais sorti apparaissent sur la pellicule.

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Après avoir réalisé le film en trois parties Curse, Death & Spirit en 1992, assez imparfait, Nakata Hideo livre son premier vrai film en 1996. Il ne délaisse pas le genre fantastique, et surtout, les histoires de fantômes, et retrouve Takahashi Hiroshi au scénario. Le tout deux ans avant qu’ils ne livrent ensembles le succès planétaire Ring qui marqua le début de la mode des fantômes à longs cheveux noirs. Dans ce Don’t Look Up, le duo se rapproche d’ailleurs beaucoup plus du style, propre et sobre, de Ring, que de leur première aventure cinématographique quatre ans plus tôt. L’évolution fait réellement plaisir à voir, tant les fantômes de Curse, Death & Spirit n’étaient pas crédibles et ne faisaient absolument pas peur malgré quelques rares bonnes idées. Don’t Look Up partage d’ailleurs d’autres points communs avec Ring, faisant du film une sorte de coup d’essai. On retrouve l’acteur Yanagi Yûrei, ici en jeune réalisateur qui fait son premier métrage, et la malédiction qui va s’abattre sur cette équipe de tournage concerne encore une fois un vieux film, ce qui nous donnera une nouvelle fois une scène en salle de montage. Pour un premier vrai film, Nakata s’entoure d’une belle équipe, livrant ainsi produit faisant immédiatement très sérieux, et au visuel assez léché. Pour peu que l’on aime le genre, que l’on soit un peu curieux sur la carrière du cinéaste en dehors de ces gros succès, et que l’on aime le cinéma, Don’t Look Up nous brosse dans le sens du poil.

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Nakata met en scène Yanagi Yûrei (Ring, Helldriver) dans le rôle d’un réalisateur, ancien assistant, sur le tournage de son tout premier film. En caméraman, on reconnaîtra le grand Osugi Ren, dans un rôle finalement peu développé, le film s’axant avant tout sur son personnage principal, les deux actrices du métrage qu’il tourne, et sur, bien entendu, la malédiction qui va s’abattre sur l’équipe. Car à la manière de Ring, Don’t Look Up ne va pas jouer sur les apparitions en pagaille et sur les scènes chocs, mais plutôt sur son ambiance et son histoire. Le réalisateur nous montre toute l’équipe de tournage, le processus de création du film, avec le tournage bien entendu (le gros morceau du film), mais également les répétitions, le visionnage des premiers rush, et j’en passe. Le fantastique apparaît rapidement dans le récit, mais s’immunise à l’intérieur de celui-ci doucement, préférant jouer sur l’ambiance plutôt que sur l’accumulation de scènes chocs. Ça fonctionne plutôt bien, malgré quelques fausses notes, notamment dans la musique, trop appuyée ou ne convenant pas toujours aux situations, et on se prend vraiment au jeu. Nakata soigne son film visuellement, que ce soit dans les scènes de tournage ou dans les rares apparitions ou scènes étranges. Les acteurs sont souvent dans le bon ton, malgré encore une fois un ou deux rares moments un poil moins convaincants. Le mystère autour de ce vieux film qui n’est plus censé exister se fait également intéressant et prenant à suivre.

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Si les scènes vraiment chocs sont rares (il n’y en a en vérité qu’une, voir deux en comptant le final), l’ensemble se fait suffisamment intéressant et mystérieux pour que l’on ne décroche pas de notre écran. Sans pour autant être flippant de bout en bout par son ambiance comme le fut Ring deux ans plus tard, Nakata a soigné l’ensemble de son métrage pour que l’ensemble fonctionne. Son fantôme se fera très rare à l’écran, et si encore une fois, il ne fait pas peur à la manière de Sadako dans Ring, ses apparitions restent efficaces. Du moins la plupart, puisque lorsqu’il filme son fantôme de manière trop frontale, l’effet fonctionne un peu moins. À ce niveau, le final se fait donc un poil décevant, affichant probablement trop d’ambition pour une si petite production, mais ce n’est pas une raison pour bouder ce petit film, qui fut d’ailleurs l’objet d’un remake récemment, réalisé par Fruit Chan, et à la très mauvaise réputation. Don’t Look Up est une bonne petite curiosité, un petit film qui ne paye pas de mine mais passionne, et où Nakata nous montre déjà son talent.

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Les plus:

Artistiquement réussi

Bon mystère

Prenant, beaucoup d’ambiance

Les moins:

La musique

Quelques moments moins inspirés

 

En bref: Premier vrai (bon) film pour Nakata deux ans avant Ring. Pas mal de points communs, une bonne entrée en la matière malgré quelques défauts.

Un commentaire

  1. Oh oui ! Il a l’air excellent ! Ca donne vraiment envie ! J’aimerais bien voir l’évolution que Nakata a eu entre ce film et Ring.
    Par contre, gros bémol, il est introuvable en dvd !! Les boules !!

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