BECK de Tsutsumi Yukihiko


BeckBECK

Titre original : Bekku – ベック
2010 – Japon
Genre : Musique
Réalisation : Tsutsumi Yukihiko
Musique : Kotringo
Scénario : Oishi Tetsuya d’après le manga de Sakuishi Harold

Avec Mizushima Hiro, Satô Takeru, Kiritani Kenta, Kitsuna Shiori, Mukai Osamu et Nakamura Aoi

Synopsis : Yukio, appelé Koyuki par ses amis, est un garçon japonais un peu coincé. Sa vie monotone est métamorphosée le jour où il sauve un chien à l’allure étrange. Le propriétaire du chien, Ryusuke, s’avère être guitariste dans un groupe de rock amateur. Les deux garçons deviennent amis, et leur aventure musicale commence lorsqu’ils forment avec Chiba le rappeur, Mukai le bassiste et Saku à la batterie. Leur groupe : Beck !

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Avant de devenir un film, Beck, c’était un manga, puis une série d’animation de 26 épisodes. Une histoire d’amitié, notamment entre Koyuki et Ryusuke qui évoluait sur bien des années (dans le manga, Koyuki à 14 ans au début, et l’histoire se terminait lorsque lui et Maho avaient environ 21 ans), et bien entendu, sur la création d’un groupe, Beck donc. Comme le procédé est à la mode depuis quelques années (depuis Death Note en 2006 surtout), Beck devient donc un film pour le cinéma, et c’est Tsutsumi Yukihiko qui s’y colle. Réalisateur du fun 2LDK et de la très sympathique adaptation de Forbidden Siren, voilà qui nous promet au moins une bonne mise en scène, travaillée, et des choix intéressants. Et justement, autant dans le scénario que finalement dans ses choix purement artistiques, Beck tente parfois de s’éloigner de son support de base, pour être ainsi un film à part entière, sans jamais toutefois se détacher totalement de son aspect manga. Explications ! Dans sa structure, sa narration, et certains aspects de son histoire, Beck sonne manga. Les situations s’enchaînent vite, et le scénariste fait le choix de ne pas étendre son histoire sur des années, mais plutôt sur plusieurs mois, une année tout au plus. Les personnages, tous bien détaillés pour les différents membres du groupe, mais également pour Maho, la petite sœur de Ryusuke, sonnent manga. Le trait est parfois forcé, Koyuki est le jeune ado typique mal dans sa peau, victime de ses camarades de classe, alors que Ryusuke a plus de confiance en lui, à la classe, tape la pose. L’aspect manga est présent à chaque instant, et il faudra accepter ça, tant certaines situations n’arriveraient pas dans la vie réelle.

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À côté de cet aspect, il faut bien dire que le réalisateur a fait du bon boulot. Malgré la durée conséquente de son métrage, les scènes s’enchaînent vite, le film se fait divertissant et très rythmé, et l’ensemble se fait passionnant, autant pour le connaisseur que celui qui ne connaît pas du tout l’univers. Quelques petites fausses notes se glissent dans le récit, où tout s’enchaîne parfois trop facilement par un heureux hasard. Le final du métrage ne réserve également que peu de surprises, tout est prévisible, mais il faut bien avouer que c’est également le genre qui veut ça. Un film sur un groupe qui se forme et qui se terminerait par… un concert annulé laisserait plus d’un spectateur sur sa faim. On pourra également reprocher à certains acteurs d’en faire un peu trop dés que le dialogue passe en anglais (oui, il y a les deux langues dans le métrage). Des petites fausses notes occasionnelles, mais qui ne dérangent pas vraiment la vision du métrage. Les personnages sont suffisamment attachants pour passer outre. Autre grand changement comparé au manga, et choix risqué du réalisateur, Koyuki étant censé avoir une voix extraordinaire a même de transporter n’importe quel public, le film fait le choix de ne pas nous faire entendre sa voix.

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Le silence régnera, le public sera étonné et conquis, mais nous, nous n’entendrons rien. Si ce choix peut surprendre, voir déranger au début, on se dit que trouver la voix parfaite qui conviendrait à la vision de chaque spectateur est tout simplement impossible. Au moins, le réalisateur nous laisser « imaginer » la voix que l’on souhaite. Pari risqué, mais plutôt astucieux. Et qui dit film musical dit forcément, musique ! Beck contient pas mal de morceaux musicaux, allant du rock au rap très dynamique. Les chansons, pour peu que l’on adhère aux genres, sont franchement excellentes, et l’apprentissage de Koyuki à la guitare nous donnera pendant quelques instants la possibilité d’écouter des classiques, comme Nirvana. On suivra l’évolution classique et prévisible, avec les répétitions, les enregistrements, les premiers concerts, les rivalités, puis finalement, le grand concert final. Et pour le coup, Tsutsumi Yukihiko a très bien fait les choses, puisque l’on se croirait vraiment en concert, à leurs côtés. Pour une adaptation purement commerciale, le réalisateur a donc fait du plutôt bon boulot, et pour tout amateur de musique, Beck passe donc comme une lettre à la poste et se fait intéressant malgré son côté prévisible, qui délivre la marchandise attendue.

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Les plus:

De très bons morceaux

Rythmé de bout en bout (2h30)

Des choix risqués mais intéressants

Les moins:

Quelques scènes très (trop?) manga

Prévisible

 

En bref: Beck est à voir pour les fans du manga, mais aussi pour les amoureux de musique. La narration est prévisible, la fin exactement comme on l’attend, mais on ne peut s’empêcher de trouver l’ensemble prenant et attachant.

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