RETURN TO NUKE’EM HIGH VOLUME 1 de Lloyd Kaufman


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Titre original : Return to Nuke’em High Volume 1
2013 – Etats Unis
Genre : Troma
Réalisation : Lloyd Kaufman
Musique : Kurt Dirt
Scénario : Travis Campbell, Lloyd Kaufman, Derek Dressier, Casey Clapp et Aaron Hamel

Avec Asta Paredes, Catherine Corcoran, Vito Trigo, Clay Von Carlowitz, Zac Amico, Mike Baez, Tara E. Miller, Lemmy et Lloyd Kaufman

Synopsis : La centrale nucléaire de Tromaville a laissé sa place à une usine agro-alimentaire, fabriquant notamment des tacos, distribués à la cantine dans le collège de la ville. Les tacos radioactifs vont provoquer une série de mutations chez les élèves…

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2006 !!! Depuis 2006 et l’énorme Poultrygeist, Troma et donc son président, Lloyd Kaufman, ne nous avaient plus rien livrés. Après 7 ans d’attente, voilà qu’un reboot de Class of Nuke’em High (Atomic College, 1986 quand même) débarque sans crier gare. Oui, Troma n’est pas mort ! Alors, à son âge, le père Kaufman est-il toujours aussi fou, utilise-t-il toujours autant de sperme et de sang dans ses métrages ? Incontestablement, oui ! Pour autant, Return to Nuke’em High, du moins dans sa première partie (le volume 2 sortira plus tard) est une petite déception. Pas mauvais, mais une déception. Pourtant, tout commençait bien, et on peut même l’avouer, les vingt premières minutes du métrage sont tout simplement excellentes, bourrées d’idées inventives, d’humour, de gore, et bien entendu, de sexe. Car dans le fond, le métrage délivre absolument tout ce que l’on peut attendre d’un tel produit. Du gore, de la débilité, des idées à la minute, des acteurs en roue libre, des lesbiennes, du rock, du chant, le tout dans la joie et la bonne humeur. Le début commence fort, en brossant le fan dans le sens du poil, tout d’abord avec un résumé du premier opus, puis en se moquant des deux suites (pas terribles) signées Eric Louzil, et finalement en reprenant le thème musical de l’original (que j’adore), puis en nous présentant tous les personnages avec beaucoup d’humour, à la façon de Feast, avec arrêt sur image et écrits sur l’écran. Ça fonctionne, l’ensemble fait rire, puis débarque le gore et on se rend compte que les effets spéciaux, fait sur le plateau, sont de bonne qualité, voir parfois très bonne qualité. Les clins d’œil sont nombreux, tous comme les cameos encore une fois (Lemmy de Motorhead par exemple, encore, à l’anglais tellement spécial qu’il est sous titré).

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Puis doucement, le métrage s’égare, sans devenir désagréable ou douloureux à regarder, mais comme s’il y avait un trop plein d’idées. Les scènes s’étirent, les idées joyeuses se mélangent aux idées beaucoup moins joyeuses. Pire, sur son final, le film laisse les délires sanglants de côté pour se focaliser sur deux aspects uniquement : le sexe et les chansons. Car oui, comme depuis quelques années, dans un film Troma, on chante. Dans ces derniers instants, le métrage retrouve l’énergie de sa première bobine, mais malheureusement, c’est à ce moment là que le film coupe brutalement, pour nous faire patienter jusque la suite, dommage. Malgré la petite déception, principalement dû à des éléments mal dosés et quelques scènes un brin trop longues, on passe un bon moment devant ce nouveau métrage de Kaufman. Voulant toujours aller plus loin en critiquant le système américain (ici, une société faisant des tacos radioactifs), notre réalisateur se perd petit à petit dans son film. Outre les problèmes cités ci-dessus comme quelques longueurs ou des éléments mal dosés, on pourra dire la même chose pour l’aspect technique du métrage.

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Si l’ensemble semble plus pro (avec un minimum de talent, tout le monde peut avoir une belle image en tournant numériquement), que les effets spéciaux semblent également plus travaillés, on pourra tiquer sur d’autres défauts. Lloyd Kaufman a parfois recourt aux effets numériques, et immédiatement, ça marche beaucoup moins bien, c’est même assez moche. Une fois n’est pas coutume, il reprendra cette fameuse cascade en voiture de Sgt Kabukiman NYPD (vue dans Tromeo & Juliet, Toxic Avenger 4 et j’en passe), mais l’effet ne fonctionne pas très bien, s’accordant assez mal avec le reste. D’autres petits défauts techniques se trouvent par-ci par-là, comme des faux raccords bien plus voyants que d’habitude. Rien de catastrophique bien entendu, mais trop voyant. On pourra également noter quelques caméos, comme souvent, qui font bien plaisir, avec notamment Lemmy du groupe Motorhead, toujours présent. Déséquilibré, ce premier volume divertit et nous livre ce que l’on attendait, mais après un Poultrygeist de haute volée, on ne peut qu’être un peu déçu du résultat final. Le volume 2 viendra peut-être changer la donne en complétant ce premier film. Wait and See.

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Les plus:

Retrouver l’esprit Troma

Du gore, du sexe, de l’humour

Les moins:

Par moment un poil trop long

Un déséquilibre entre les différents aspects du film

 

En bref: Lloyd Kaufman revient, et reste fidèle à lui-même. Malheureusement, après un début en fanfare, son film déçoit un peu. Sympathique tout de même.

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