TERREUR de Anthony DiBlasi


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Titre original : Dread
2009 – Etats Unis
Genre : Horreur
Réalisation : Anthony DiBlasi
Musique : Theo Green
Scénario : Anthony DiBlasi d’après la nouvelle de Clive Barker

Avec Jackson Rathbone, Shaun Evans, Hanne Steen, Laura Donnelly et Jonathan Readwin

Synopsis : Stephen et Cheryl sont étudiants en cinéma et tournent un documentaire où leurs camarades exposent leurs peurs les plus intimes. Ils ignorent que l’un des membres de leur équipe, Quaid, traumatisé depuis l’assassinat de ses parents, a décidé de confronter les intervenants du projet à ce qu’ils redoutent le plus.

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Clive Barker, au même titre que Stephen King, a souvent été représenté au cinéma, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Ce qui poussa le jeune anglais a passer à la mise en scène en 1987 après les piteuses adaptations de ses écrits par George Pavlou sur Underworld et Rawhead Rex. La suite, on l’a connait : un manque de liberté sur ses deux réalisations suivantes, Cabal et Le Maître des Illusions, et finalement, un nombre incalculable de suite à son premier film, Hellraiser. Il y aura bien eu le premier Candyman, mais passé le premier film, les suites enterraient également la saga. Si bien qu’il aura fallut attendre 2008 pour revoir des adaptations du maître à l’écran, mais surtout, pour voir de bonnes adaptations. Coup pour coup, trois métrages adaptés de ses nouvelles du Livre du Sang virent le jour. Et si Midnight Meat Train réalisé par Kitamura Ryuhei eu droit à une sortie cinéma, les deux autres métrages passeront par la case DTV malheureusement. En premier lieu, un intéressant Book of Blood, bien que loin d’être totalement convaincant, et ce Dread, rebaptisé Terreur en France, qui nous intéresse ici. Fait intéressant, le réalisateur, Anthony DiBlasi, dont ce fut le premier métrage mais également le premier script, choisit d’adapter un des rares écrits de Barker ne contenant aucun élément fantastique. Dread va dés lors aller dans l’horreur très terre à terre, et donc également attacher beaucoup d’importance à ses personnages et leur psychologie.

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La première partie, assez lente et peu visuelle, à l’exception d’un flashback assez dur, nous présente donc les trois personnages principaux, l’histoire, et bon point, le fait bien. Jackson Rathbone donne vie à son personnage et le rend attachant, tandis que Shaun Evans est très charismatique et par moment carrément flippant dans son rôle d’homme dérangé. Bien qu’un poil en retrait par rapport aux hommes du casting, Hanne Steen dans le rôle de la caméraman et monteuse s’en sort à merveille, tout comme Laura Donnelly dans le rôle d’Abby, une jeune femme dont le corps est recouvert de marques de naissance. Le réalisateur développe ses personnages avec respect et intérêt et cela s’en ressent, mais il soigne également sa mise en scène. Travaillée, il livre un produit fait avec sérieux et réussit malgré un budget que l’on sent serré (peu de décors, horreur avant tout psychologique) à poser une ambiance étrange et assez malsaine, tendue. L’histoire se met en place doucement, au fur et à mesure que l’on apprend le passé des personnages et que les interviews se succèdent pour le tournage du documentaire, jusqu’à finalement amener à la seconde partie.

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Et là, le réalisateur se lâche, non pas dans un gore outrancier, mais dans une violence qui fait mal. Tout le développement de la première partie prend alors son sens et la violence explose, autant psychologique que visuelle. Certaines scènes, reprises du roman, fonctionnent à merveille et parviennent à marquer les esprits, alors qu’étrangement, le métrage ne fait pas peur, contrairement à ce que son titre pourrait faire penser. Il met mal à l’aise par moment, mais ne fait pas peur. Et malgré la violence de certaines scènes et la violence en général de l’oeuvre de Barker, qui veille au grain en tant que producteur, le métrage évite de tomber dans le piège de la mode du moment, à savoir le torture porn. On pourra toujours trouver que le cinéaste ne développe pas toutes les possibilités de son script (certains traumatismes, notamment celui avec la voiture, auraient pu être plus développés) dans Dread parvient, en plus d’être un film d’horreur sérieux et recommandable, un film plutôt déstabilisant. Excellente surprise !

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150

Les plus:

Une ambiance sombre et travaillée

Une horreur psychologique

Des scènes chocs

De très bons acteurs et personnages

Les moins:

Tout n’est pas exploité à fond

 

En bref: Surprenante adaptation d’une nouvelle de Clive Barker, le métrage déstabilise en nous offrant une horreur psychologique avant de nous entraîner dans un tourbillon de violence qui fait mal.

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