Critique jeu vidéo : DINO CRISIS


Dino_CrisisDINO CRISIS

1999
Studio : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : Survival Horror
Multijoueur : Non
Joué et testé sur : PSX

Support : 1 disque

Synopsis : L’histoire se déroule en 2009 sur l’île Ibis. Le Dr Edward Kirk, jeune scientifique reconnu, travaillait sur un projet basé sur une technique d’énergie pure appelée la « Tri-Energie ». Cependant, le Gouvernement, jugeant le projet non productif et finalement trop insignifiant, décida de cesser de le financer. Peu après, une dramatique explosion eu lieu au centre de recherche de Dr Kirk, qui périt en même temps que le reste de l’équipe scientifique. Mais trois années plus tard, Tom, un agent fut envoyé en espion sur l’île d’Ibis et contacta ses employeurs pour leur communiquer des informations inattendues : le Dr Kirk aurait survécu et continuerait ses recherches sur la Tri-Energie dans un centre militaire de la République de Borginie. Un corps expéditionnaire spécial, composé de quatre soldats d’élite surentraînés, est alors envoyé sur l’île d’Ibis en pleine nuit, avec pour mission d’infiltrer le centre militaire, d’intercepter le Dr Kirk et de le ramener dans son pays d’origine. Les quatre agents, Regina, Gail, Rick et Cooper sont parachutés sur les plages de l’île. Mais arrivés dans le centre, ils remarquent que quelque chose cloche : l’endroit semble désert et l’électricité est coupée.

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Alors que Capcom a lancé son second opus de la saga Resident Evil en 1998, se faisant ainsi encore plus d’argent et augmentant la taille de ses fans, le studio ne compte pas en rester là, loin de là. C’est l’année suivante que débarque donc Dino Crisis. Un jeu de survie, avec des dinosaures, sur une île, reprenant le moteur et les bases de Resident Evil. Ainsi, dans Dino Crisis, il y a beaucoup de Jurassic Park (dinosaures, île, tout ça) mais également beaucoup de Resident Evil. Mêmes mécanismes, mêmes graphismes, même ambiance, mêmes énigmes. Rien de bien surprenant, puisque Mikami Shinji, le réalisateur et producteur du premier Resident Evil, est également le réalisateur de Dino Crisis (sur Resident Evil 2, 3 et Code Veronica, il n’est que producteur). Toutefois, quelques rares changements sont présents et font plaisir. Ici, on joue donc Regina, et si elle possède basiquement les mêmes mouvements que les personnages de chez l’autre saga de Capcom, et la même rigidité, elle pourra elle pointer son arme en avançant. Un choix intéressant, et plutôt vital dans le jeu, que Capcom aura mit beaucoup de temps à ajouter dans Resident Evil.

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Mais il faut dire qu’ici, on n’affronte pas des zombies, lents et que l’on peut éviter facilement, mais des dinosaures. Et s’il y aura peu d’espèces différentes, ceux ci seront bien plus vifs que nos zombies. Ils courent, ils sautent, leurs griffes et mâchoires font mal. Un changement agréable. En fait, un changement plus qu’agréable. Car les zombies, ils sont dangereux s’ils sont nombreux dans une petite zone. Un zombie seul, ça s’évite facilement, les yeux fermés (enfin presque). Alors que dans le cas d’un dinosaure, vif, qui court, saute, peut nous chopper le bras, nous faire tomber au sol… cela change tout. Un seul dinosaure peut donc représenter un gros danger, surtout que les armes et munitions sont aussi nombreuses que dans Resident Evil. Si l’inventaire se fait basiquement le même également, on notera que les sauvegardes, si elles se font à des endroits précis, ne nécessitent pas d’objets particuliers venant encombrer notre inventaire. Un pas en avant également. Graphiquement, le jeu ressemble également à s’y méprendre aux Resident Evil de cette époque (2 et 3 donc). Capcom aura beau vouloir dynamiser l’ensemble avec des mouvements de caméras fréquents, l’ensemble reste du même niveau. C’est-à-dire, heureusement, d’un très bon niveau, mais on notera dans les quelques scènes avec des caméras mouvantes quelques saccades et imperfections dans les décors. Rien de traumatisants, surtout vu l’âge du titre, mais voilà, c’est dit.

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L’histoire, si elle change quelque peu pour du Capcom, garde néanmoins quelques grandes lignes directrices et une narration assez connue, avec fatalement un compte à rebours final et un affrontement sur le toit (ils ne peuvent pas s’en passer chez Capcom !). Quelques bonnes surprises se glissent néanmoins à quelques endroits, donnant un peu de fraicheur au titre et évitant la trop grande redite. Niveau énigme, c’est un peu encore une fois comme Resident Evil, pas bien compliqué avec un peu de logique, des clés à récupérer, quelques allers-retours, et c’est dans la boite ! Regina, malgré ses cheveux rouges, à la classe, et on prend au final beaucoup de plaisir à évoluer dans cette histoire sans grande surprise, mais offrant une bonne alternative à la saga phare de Capcom. Le succès fut au rendez-vous, et deux suites virent le jour, orientant totalement la saga dans l’action pure.

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Mais donc, Dino Crisis, ce n’est qu’un Resident Evil auquel on aurait échangé les zombies contre des dinosaures ? Oui dans le fond, mais pas tout à fait en fait. Comme je l’indiquais plus haut, le simple fait de se retrouver face à un ennemi vivace, rapide et dangereux change totalement la donne et notre manière d’apréhender tel ou tel endroit. Se retrouver dans un long couloir avec un raptor, cela pourrait être simple, mais si le couloir est vraiment petit, ça peut tout de suite coincer. Et c’est là que le level design vient faire du bon boulot pour ajouter quelques nuances bienvenues au gameplay. Outre le fait de pouvoir viser avec notre arme en marchant, le joueur pourra, pour empêcher les dinosaures de le suivre, activer des lasers dans certains couloirs. Alors au début du jeu, on galère, certains interrupteurs ne marchent pas, mais on s’y fait rapidement, on réactive la base, et cela vient très souvent nous sauver la vie. Pour éviter de longs couloirs blindés d’ennemis ou tout simplement un peu trop étroits, Regina pourra également passer par des conduits d’aérations, où le joueur pourra souffler quelques instants. Aujourd’hui, Dino Crisis est quelque peu oublié malheureusement, sans doute à cause du catastrophique troisième opus. Car la saga n’aura jamais vraiment su quelle direction prendre. Après un premier opus sérieux et finalement plutôt stressant, le succès fut moyennement présent, le public n’y voyant qu’un Resident Evil bis. Le second jeu ira dans l’action totale, mais le public sera alors surpris, et déçu. Le 3, on en parlera pas… Il est également triste de voir que le jeu est disponible en Amérique et au Japon sur le PS Store afin d’y jouer sur PS3, et que l’Europe elle… et bien rien du tout. En tout cas, encore aujourd’hui, on se replonge avec plaisir dans l’aventure !

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150

Les plus

Une aventure parfois bien stressante

Entre Resident Evil et Jurassic Park

Des nouveautés de gameplay intéressantes

La formule fonctionne toujours

Les moins

Une difficulté parfois bien hard

Un peu court il est vrai

En bref : Un Resident Evil mais avec des dinosaures et quelques améliorations visuelles et de gameplay. Fort sympathique !

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