CORPSE PARTY de Yamada Masafumi


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Titre original : Kopusu Pati – コープスパーティー
2015 – Japon
Genre : Horreur
Réalisation : Yamada Masafumi
Musique : –
Scénario : Akamatsu Yoshimasa
Avec Nakashima Naomi, Mochida Satoshi, Shinozaki Ayumi, Kishinuma Yoshiki, Shinohara Seiko et Suzumoto Mayu

Synopsis : Lors d’une soirée au lycée, plusieurs étudiants ainsi que leur professeur effectuent le charme de Sachiko Ever After afin de rester amis pour toujours. L’expérience tourne mal et ils se retrouvent plongée dans une école primaire désaffectée hantée.

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Corpse Party est devenu ces dernières années un phénomène, avec le remake du jeu sur PSP, PS Vita, 3DS et iOs, et même la sortie d’une suite, et d’un OAV en 4 épisodes en 2013. En 2015, c’est une adaptation live qui débarque, reprenant encore une fois la même intrigue. Alors, est-ce que la transposition en images réelles avec de vrais acteurs fonctionne ? Et bien il faut avouer que malgré mes espoirs fondés sur Yamada Masafumi à la mise en scène (deux opus solides pour la saga Hitori Kakurenbo), le métrage alterne constamment le mauvais, le nanar et le bon, si bien que le produit final s’avère bancal, parfois réussi, parfois à côté de la plaque, ressemblant souvent à un DTV de luxe, où le pire côtoie sans arrêt le meilleur. Grosso modo, c’est donc la même intrigue. Neuf personnages, composés de sept lycéens, une enfant et une professeur se retrouvent après un charme qui tourne mal dans une école primaire abandonnée et censée être détruite depuis des années suite au meurtre de plusieurs enfants. Bien entendu, l’école ne contient rien de bon, entre des fantômes, des enfants tueurs, des géants tueurs, et des éléments faits pour que nos personnages perdent la raison. Oui, rien de neuf. Par instants, le métrage tentera d’innover un peu comparé au support de base, en intégrant quelques nouveaux éléments, en faisant mourir des personnages différemment et plus tôt, mais rien de dramatique. Qui connaît le jeu ou son adaptation en OAV peut se lancer dans le film d’un seul œil, même sans sous titres.

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Dés les premiers instants, l’esthétique du film frappe, ça fait un peu fauché. Là où l’OAV mettait en valeur des décors délabrés, une ambiance glauque et malsaine, le film fait fauché. Certes, c’est souvent au-dessus de nombreux films fauchés, mais jamais l’impression de regarder un DTV de luxe ne quittera la vision. Mais bon, on s’en fou, nous ce qu’on veut, c’est de l’ambiance, du gore, des meurtres sacrément méchant. Si le résultat final est dans les grandes lignes fidèle au matériel de base, il faut avouer que la violence se fait moins sèche et radicale, bien que toujours aussi visuelle. En réalité, le métrage conserve défauts comme qualités du jeu et des OAV. À savoir des personnages peu intéressants, des meurtres sanglants. Amusant de voir donc la prof mourir en premier, là où elle parvenait à survivre assez longtemps auparavant sans pour autant être bien utile. Mais à côté, la violence, notamment vis-à-vis des enfants, a été atténuée, sans doute pour rendre le métrage accessible à un plus grand nombre. Bien entendu, ça gicle quand même, les têtes sont toujours écrasées, les corps démembrés ou explosés, mais dans son ensemble, le métrage perd de son impact.

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Mais là où le bat blesse, c’est dans le ton général du film, alternant donc le mauvais, le nanar et le bon. Yamada Masafumi semble par moment peu inspiré, si bien que d’une scène à l’autre, tout semble bien différent. Lorsqu’il faut faire évoluer l’intrigue où les personnages, le réalisateur semble peu à l’aise, et c’est l’esthétique très DTV, et surtout très pauvre qui ressort du titre. Oui, nous ne verrons que des personnages parler et déambuler dans divers couloirs et pièces vides. Du coup, là où l’OAV maintenait l’intérêt par son ambiance et sa tension, le film ennuie par moment. À l’opposé, dans les moments purement gore, le métrage respecte tout et se fait plutôt bon, même si plus gentillet vis-à-vis de certains personnages. Lorsqu’il s’agît par contre de poser une ambiance, Yamada Masafumi se trouve être bien plus inspiré, retrouvant à quelques instants sa flamme, comme lors des Hitori Kakurenbo. Lorsqu’il joue sur ce qu’on ne voit pas, le métrage se montre prenant et intéressant, mais dés lors qu’il doit montrer des choses, l’ensemble alterne le nanar et le sympa. Oui, le gore en lui-même sera réussi et pourra en réveillant certains, tandis que les différentes apparitions de fantômes feront plus rire qu’autre chose, et c’est clairement dommage. Au final, il est difficile de savoir à qui s’adresse le métrage. Ceux qui ne connaissent pas l’univers seront sans doute moins clément envers certains aspects du film, mais auront un œil vierge qui ne pourra pas comparer. Dans tous les cas, le résultat final est bancal.

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6

Les plus:

Les moments suggérés, réussis

Le gore

Les moins:

Par moment presque ennuyeux

Plus soft et moins démonstratif qu’auparavant

Une esthétique de DTV de luxe

Quelques moments nanars

 

En bref : Corpse Party en version live ne convint jamais pleinement, alternant sans arrêt les bons moments et les moments purement ratés.

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