LA FERME DE LA TERREUR de Wes Craven


ferme-de-la-terreurLA FERME DE LA TERREUR

Titre original : Deadly Blessing
1981 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : Wes Craven
Musique : James Horner
Scénario : Glenn M. Benest, Matthew Barr et Wes Craven
Avec Maren Jensen, Sharon Stone, Susan Buckner, Jeff East, Colleen Riley et Michael Berryman

Synopsis : À la suite de la morte suspecte de son mari, Martha Schmidt devient témoin de phénomènes de plus en plus inexpliqués et effrayants. Il est vrai qu’à proximité de chez elle s’est installée une étrange communauté religieuse: les Hittites. Ces derniers vivent en autarcie et refusent toute technologie moderne car ils y voient à la place des manifestations du Démon.

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Après avoir œuvré dans les années 70 dans un cinéma assez violent au ton documentaire et cru, comme La Dernière Maison sur la Gauche, La Colline a des Yeux (et le documentaire méconnu The Evolution of Snuff, ainsi que le téléfilm L’Été de la Peur que l’on préférera oublier), Wes Craven commence son incursion dans les années 80 avec une œuvre anecdotique. La Ferme de la Terreur, coécrit par Craven lui-même, part pourtant d’une bonne idée, à savoir une histoire mystérieuse, commençant par un meurtre dans une région où une communauté, les Hittites, voit d’un mauvais œil ses voisins et leur utilisation de machines plus technologiques. Une intrigue promettant beaucoup de bonnes choses, surtout que la mise en place du récit fonctionne, et que Wes Craven utilise encore Michael Berryman et son physique inoubliable dans un rôle pas très net. On trouvera même dans un de ses premiers rôles une jolie Sharon Stone. Oui, la première partie du récit fonctionne. Craven nous décrit parfaitement ses personnages, les tensions entre eux, déjà présentes, et qui vont croitre dés la mort d’un personnage, écrasé par son propre tracteur. L’ensemble est même plutôt bien filmé, et le score musical de James Horner (les films de Cameron) fait du bon boulot pour accentuer la tension naissante du film.

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Puis sans prévenir, passé une première demi-heure, Wes Craven se perd. Ou du moins son récit. Tout se traîne en longueur, Craven tente de développer chacun de ses personnages, même les plus insignifiants, et fait durer l’ensemble. Il ne se passe alors plus grand-chose de palpitant à l’écran, et l’ensemble tourne rapidement en rond. Et dès que le metteur en scène rajoute des personnages à son intrigue, le même traitement, longuet, reprend le pas sur l’intrigue. L’ensemble, comme L’Été de la Peur trois ans plus tôt, prend uniquement des allures de téléfilm. Il faudra attendre 45 minutes pour voir venir la première vraie scène angoissante avec une Sharon Stone enfermée dans une grange, peuplée bien entendu d’araignées. Et dieu sait que je déteste ces bestioles. Sharon Stone aurait d’ailleurs eu du mal à tourner ces scènes.

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Malheureusement le film reprend alors sa routine et enchaîne les clichés. Seule consolation, Wes Craven place déjà la fameuse scène du bain des Griffes de la Nuit (mais sans Freddy, remplacé par un serpent), et la maîtrise déjà. Si l’héroïne à droit au serpent, Sharon Stone elle se retapera encore des araignées plus tard dans le métrage. À croire que le réalisateur a aimé en faire baver à Sharon Stone, qui se tape dés lors les seules scènes marquantes du métrage, qui s’enfonce plus il avance dans sa routine, et se permet encore, peu de temps avant la fin, de développer des personnages au lieu de faire avancer son intrigue. Si bien que la fin apparaît plutôt comme une délivrance que comme une révélation sur le fin mot de l’intrigue. La Ferme de la Terreur est surtout un téléfilm un peu longuet, un peu chiant au final, avec trois scènes marquantes, si l’on déteste les araignées et les serpents. Le reste se suit plutôt dans l’indifférence.

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7
Les plus

Ça commence plutôt bien
Une jeune Sharon Stone a trois bonnes scènes

Les moins

Que c’est long
Ça ressemble à un téléfilm
Trop de développement tue le développement

 
En bref : Wes Craven était encore loin des Griffes de la Nuit en terme de qualité, livrant ici un film anecdotique, vite vu, vite oublié.

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