THE NEW YORK BUTCHER de Sean Weathers


THE NEW YORK BUTCHER

Titre original : The New York Butcher
2016 – Etats Unis
Genre : Policier
Réalisation : Sean Weathers
Musique : –
Scénario : Sean Weathers
Avec Erin Brown, Sybelle Silverphoenix, Sean Weathers, Mark C. Fullheardt, Sara Rosenberg et Angelica Summer

Synopsis : Linda Blair est une nouvelle recrue à la police. Clive Barker est un tueur en série. L’histoire pourrait s’arrêter là puisque Linda tire une balle dans la tête de Clive. Mais elle ne s’en remet pas et doit voir une psychologue.

Il est toujours intéressant de se plonger de temps en temps dans des micro productions. De bonnes surprises sont parfois présentes, comme avec les productions de Scorpio Films Releasing (les films réalisés par Richard Griffin). The New York Butcher, avec son budget estimé à 10 000 dollars, écrit réalisé interprété photographié et même joué par Sean Weathers fait parti de ces minuscules productions. En est-ce une bonne ? Dure question. Car ce qui saute clairement aux yeux en voyant le métrage, disponible en VOD à la vente et location sur Vimeo, c’est son côté fauché, voir amateur. Les dialogues résonnent parfois, du à un mauvais enregistrement dés le départ, des projecteurs sont présents pour éclairer mais cela donne malgré tout une image de film de vacances. Comme si le film ne cherchait jamais à camoufler son manque de budget. Les scènes en basse lumières sont très sombres, certains moments bien trop lumineux (les capteurs numériques bien sensibles, je connais), et pour continuer sur cette base, le score musical ne contient que des chansons rock et métal de groupes New Yorkais, sans doute des groupes underground ou des amis du réalisateur. Oui dit comme ça, The New York Butcher ne fait pas envie. Et c’est dommage, car certaines bonnes choses sont belles et bien là, mais camouflées sous un emballage pas fameux. Sean Weathers signe un scénario en soit plutôt sympathique, surtout qu’avec sa courte durée d’une heure, on ne peut pas s’y ennuyer. Peu de personnages, peu de lieux, et tout va vite. Sauf qu’en temps que réalisateur ou même de monteur, ce n’est pas ça.

On notera à plusieurs moments une mise au point ratée (donc, un flou non volontaire), quelques éclairages un peu trop baveux, à certains moments des éclairages un peu trop sombres, et un montage allant du pas mal, en passant par les moments hésitants et les effets de styles ratés. Oui, parfois, le réalisateur tentera de faire du plan sur plan (couper au sein du même plan pour accélérer l’action), et l’effet ne fonctionne pas franchement, un fondu enchainé aurait été plus efficace, et naturel surtout. À d’autres moments, notamment au début, le montage se fait hésitant et donc peine à donner du rythme à l’action. The New York Butcher nous raconte donc l’histoire de la flic Linda Blair (jouée par ma petite Erin Brown, anciennement Misty Mundae), qui souffre d’un petit trauma et va voir une psy après avoir tué Clive Barker (joué par le réalisateur), serial killer. Bon déjà, on se rend compte que au niveau des noms de personnages, on est dans de l’ultra référenciel. Comme je l’ai dit, le scénario n’est au final pas mauvais du tout, à défaut d’être original. Il amène un twist mi-parcours qui fonctionne bien d’ailleurs. Après, certains éléments restent un peu étranges, comme une scène de sexe tardive qui débarque sans prévenir et amuse au final de par son concept même.

Le réalisateur aurait du d’ailleurs oser aller bien plus loin dans son visuel, en donnant à son œuvre un côté surréaliste, ce qui aurait corrigé certains défauts de photographie et retiré une partie du cachet trop amateur de l’œuvre, et aurait même plutôt bien collé au sujet du film et à la thérapie de Linda. Ironiquement d’ailleurs, Erin Brown est très convaincante dans son rôle. Le métrage est loin d’être son meilleur film (oui, elle a fait beaucoup de mauvais films, mais aussi quelques sympathiques bobines), mais livre peut-être sa meilleure prestation, étant réellement investie par moment. Sean Weathers (encore) en tant qu’acteur s’en sort plutôt pas mal aussi. Vous l’avez compris, The New York Butcher souffle totalement le chaud et le froid. Son montage est chaotique, sa mise en scène pas fameuse, le manque de budget se ressent à chaque plan, mais ironiquement il se regarde car il se fait très court, son scénario n’est pas mauvais et les acteurs sont bons. Dommage également pour enfoncer le clou que le métrage abuse de chanson métal même lorsque cela n’est pas nécessaire. La part du budget pour la musique et le son en général devait être très bas, puisqu’entre des dialogues qui parfois résonnent, en notera quelques bruitages (des coups avec un tuyau en métal) peu variés et hors de propos presque. Si les métrages fauchés ne vous font pas peur, The New York Butcher mérite sans doute le coup d’œil en tout cas. Si par contre votre truc, c’est plutôt les derniers blockbusters à 200 millions de budget, fuyez pauvre fous !

Les plus

Le scénario
Les acteurs, convaincants
Ne dure qu’une heure

Les moins

Une mise en scène ultra amateur
Un montage pas fameux
La bande son

 
En bref : Si on le juge pour ses qualités cinématographiques, The New York Butcher est mauvais. Mais il y a pourtant de belles choses par moment. À réserver à un public averti.

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