TREMORS 4 de S.S. Wilson


TREMORS 4

Titre original : Tremors 4: The Legend Begins
2004 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : S.S. Wilson
Musique : Jay Ferguson
Scénario : Scott Buck
Avec Michael Gross, Sara Botsford, Billy Drago, Brent Roam, August Schellenberg, J.E. Freeman, Ming Lo, Lydia Look et Sam Ly

Synopsis : En 1889, dans la petite ville de Rejection, une petite communauté de mineurs et l’ancêtre de Gummer doivent faire face à 3 Graboïdes qui se servent de la ville comme garde-manger.

Tremors est une saga qui me tient à cœur, ayant découvert le premier très jeune à l’époque de la VHS. Succès oblige, le film deviendra une saga, qui aura eu bien du mal à garder le même niveau. Car Tremors, c’est avant tout de la grosse série B, fun, avec des monstres géants, et surtout qui ne se prend pas au sérieux. Le second opus débarquant 6 ans après en 1996 n’apportait rien de véritablement neuf à la formule, mais gardait le même niveau de fun malgré l’absence de Kevin Bacon. Pour du DTV, c’était même très bien emballé. Puis vint Tremors 3 en 2001, une suite inutile qui tentait de reprendre encore la même formule. Cela restait néanmoins regardable, clairement. Trois ans plus tard, voilà que Tremors 4 débarquait sous forme de préquelle. Car c’est bien connu, dans le cinéma d’horreur, lorsque l’on n’a plus rien à raconter, on nous raconte les origines. La mise en scène revient à S.S. Wilson (Tremors 2), et Michael Gross revient encore et toujours, cette fois-ci dans le rôle de son ancêtre. Car oui, Tremors 4 se déroule carrément en 1889, au temps des cowboys, alors que la ville de Perfection s’appelle Rejection, qu’il y a une mine sous la ville, et que Gummer n’est pas un pro des armes, du moins pas encore. L’idée de voir un métrage Tremors à la sauce western avait quelque chose de fascinant, on pouvait même affirmer que l’idée était bonne. Sur le papier en tout cas. Car le scénario ne va pas se faire des plus passionnants, et la mise en scène, malgré un certain professionnalisme, ne va jamais nous faire oublier que nous sommes face à un produit cheap et que la Universal n’a pas voulu investir plus de 5 millions dedans.

Et pourtant ça commençait bien, avec une rapide scène d’attaque dans des mines, où certes on ne verra pas grand-chose, mais le métrage se fait efficace, carré, et nous montre furtivement une décapitation. Mais passé cette ouverture, le film va faire l’erreur fatale de prendre son temps. En se déroulant 100 ans avant, le métrage nous présente de nouveaux personnages, qu’il faut introduire, des personnages qui forcément ne connaissent pas les créatures. Le spectateur lui sait forcément ce qu’il se passe, nous sommes en avance sur les personnages, mais le métrage va malgré tout prendre son temps pour tout expliquer. Si bien qu’avec des personnages d’ailleurs peu intéressants, Tremors 4 va ennuyer. Le pire étant que le scénario fait le choix de laisser le côté fun de la saga pour être premier degré. Tremors 4 devient un film sérieux, à 100%. Pas d’humour, pas de situations funs, et pendant quasiment une heure, pas de monstres. Les graboides justement, venant en, puisqu’ici, nous voyons même à quoi ils ressemblent avant d’être ce qu’ils sont dans le premier film. Leur mutation dans Tremors 2 n’était donc pas la première. Pourquoi pas, cela tient la route dans le fond.

Mais Tremors 4 ne passionne pas de par ses choix. Son sérieux ne colle pas franchement avec la licence, le rythme est beaucoup trop lent, les personnages peu intéressants. On aura forcément des Chinois tenant un petit magasin (comme dans le premier), un minier qui flippe depuis la scène d’ouverture, le propriétaire joué par ce cher Michael Gross, ici pas doué avec les armes, et un pro des flingues engagé pour tuer les créatures joué par Billy Drago. Mais aucun personnage ne va vraiment marquer le spectateur. La première heure du métrage sera hautement décevante, peu passionnante, et assez cheap. Avec son petit budget, soyons honnête, S.S. Wilson gère certains aspects, visuellement le film est soigné, la photographie est agréable et professionnelle, mais l’ensemble fait très petit budget. La ville ? Deux malheureux lieux… La mine ? Un petit couloir et basta. L’aspect western ? Deux trois pistoleros, du désert, des chevaux et voilà. Qu’est ce que le film a pour lui alors ? Pas grand-chose. Même le personnage de Michael Gross ne prend pas, étant très différent des autres films, et n’étant absolument plus fun. Reste donc les 15 dernières minutes, qui se bougent enfin, nous offrant le spectacle que l’on attendait depuis le début. Beaucoup trop tardivement malheureusement. Tremors 4 se montre être un autre opus de trop, comme le 3. Beaucoup trop sérieux, beaucoup trop lent, et surtout, avait-on vraiment besoin d’une préquelle ? Pas vraiment.

Les plus

Le final se bouge

Les moins

Trop sérieux
Très long à démarrer
Pas franchement fun
Une préquelle inutile

 
En bref : Tremors 4 est une préquelle inutile, un peu fauchée, et qui oublie ce qui faisait que l’on aimait Tremors, à savoir le fun qui se dégageait des films et des personnages.

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