GOTHIC LOLITA BATTLE BEAR de Iguchi Noboru


GOTHIC LOLITA BATTLE BEAR

Titre original : Nuigulumar Z – Nuigurumaa Z – ヌイグルマーZ
2013 – Japon
Genre : Combats d’ours en peluche
Réalisation : Iguchi Noboru
Musique : Nakagawa Takashi
Scénario : Iguchi Noboru et Tsugita Jun d’après le roman de Ohtsuki Kenji
Avec Nakagawa Shôko, Takeda Rina, Ichimichi Mao, Neko Hiroshi, Hiraiwa Kami, Abe Sadao, Yamadera Kôichi, Saitô Mai, Saitô Takumi, Takagi Koto, Bû Jiji, Imaizumi Chieko et Kitahara Honoko

Synopsis : Une lolita goth fusionne avec son ours en peluche rose pour combattre des zombies et les forces du mal.

Quand je décide de me relancer dans le cinéma de Iguchi Noboru, je ne fais pas semblant et j’enchaîne. Il faut dire aussi qu’avec mes basses attentes, j’avais été agréablement surpris par les imparfaits mais divertissants Live et Kaidan Shin Mimibukuro – Igyô. Le suivant sur ma liste est un nébuleux Nuigulumar Z, renommé Gothic Lolita Battle Bear à l’international. Un titre qui annonce la couleur, une pochette bien colorée avec du rose partout qui agresse les yeux, aucun doute, nous sommes bien chez Iguchi, car il faut ne pas être sain d’esprit pour se lancer dans l’adaptation d’un roman parlant d’une lolita qui fusionne avec son ours en peluche rose, et va alors avoir un costume ridicule et affronter des zombies contrôlés par un grand méchant, qui lui aussi fusionne avec son ours en peluche (noir car il est méchant lui) et se transforme en sorte de Zebraman poilu. Oui, le programme s’annonce lourd, s’annonce con, s’annonce coloré, s’annonce absolument… pas intellectuel et est donc parfait pour ne pas se prendre la tête. Seulement malédiction au lancement, la chose dure 1h41 tout de même ! Et on sait tous depuis le temps que Iguchi + films longs, ça ne fait pas bon ménage. Et le bougre s’est surpassé, livrant probablement son pire film depuis des lustres. Et c’est quelqu’un qui n’aime pas Dead Sushi et qui déteste RoboGeisha qui vous le dit ! Non, il n’y a quasiment rien à sauver dans Nuigulumar Z, même prit au 100ème degré. En fait, le mieux à faire pour survivre au métrage, c’est d’appuyer sur la touche chapitre suivant et de commencer le film une heure après le début.

Car pendant une longue heure, il ne se passe quasiment rien. Et quand il se passe quelque chose, c’est malheureusement digne du pire du pire du pire DU PIRE d’Iguchi. Absolument pas drôle, jamais osé, jamais gore, bourré de giclées de sang numérique (oui, ça coûte moins cher, pas besoin de nettoyer les costumes et d’en changer entre les prises), c’est fauché, kitch, long, ça parle pour ne rien dire. À une scène près, la première heure est un carnage cinématographique. Fou oui, mais pas intéressant. Barré mais énervant et risible. Avec pleins de jolies idoles, des acteurs habitués d’Iguchi, et même parfois de bons acteurs, mais avec rien d’exploité. Un comble que je n’arrive pas à expliquer d’ailleurs, Iguchi ayant tout de même écrit le scénario avec Tsugita Jun, qui s’il n’est pas un grand, sait au moins divertir, du moins par le passé, avec les scénarios de Fashion Hell (qu’il avait réalisé) et de Mutant Girls Squad. Pour tout vous dire, la première scène plus ou moins excitante du métrage, mais ratée malgré tout, sera l’invasion dans un café par des zombies, que super ours en peluche rose va combattre à coups de pieds… coups de pattes, au ralenti, avec giclée de sang en CGI. Consternation ! Puis le calme plat pendant 20 nouvelles minutes jusqu’à ce que le spectateur puisse enfin esquisser un sourire devant notre héroïne, costumée, affrontant des lecteurs de mangas dans un parking. Nuigulumar Z sent bel et bien le cinéma Z, qui n’a rien à raconter, et ne sait même plus comment amuser le spectateur.

Jusqu’à ce que celui-ci, au bord du sommeil (ce fut mon cas) ne soit réveillé par les 20 dernières minutes. Oui, Iguchi sauve in extremis son film, non pas en trouvant en lui un minimum de sérieux ou de talent, mais en fonçant tête baissée dans un final partant dans tous les sens, et qui marquera les rétines des spectateurs par sa crétinerie volontaire, ses effets spéciaux d’un autre temps, ses idées à la con. Le film est sauvé de sa nullité par un final qui n’a plus peur de rien. Zombies qui dansent sur du métal, mini concert, des maid qui tirent des rayons lasers avec leurs seins, combats dans les airs façon Dragon Ball Z, surf sur une voiture, fusion d’ours en peluche, incrustations sur fonds verts dégueulasses, destruction de maquettes totalement vides et qui semblent finies sur Paint (mais avec une finition néanmoins supérieure à The Amazing Bulk), bullet time à la Matrix mais sans le budget. Le métrage est alors sauvé de sa nullité par une nullité encore plus profonde, mais qui semble vouloir enfin délivrer ce que le film aurait du nous offrir depuis le début. Cela ne sauve aucunement le film, mais cela nous réveille au moins du sommeil qui s’installait. La morale de tout ça ? Iguchi ne sera jamais un grand, sera toujours un sale gosse, et si parfois il divertit, il faut se dire qu’un navet n’est jamais bien loin.

Les plus

La nullité du final

Les moins

L’ennui et la nullité de la première heure

 

En bref : Iguchi signe un de ses pires films ici. Long, ennuyeux, pas franchement drôle, pas sanglant (à part du sang en CGI), pas osé, vide.

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