LIMIT de Tsukahara Ayuko, Takano Eiji et Kato Naoki


LIMIT

Titre original : Rimitto – リミット
2013 – Japon
Genre : Série TV
Réalisation : Tsukahara Ayuko, Takano Eiji et Kato Naoki
Musique : Endô Koji
Scénario : Suenoby Keiko (manga)
Avec Sakuraba Nanami, Tsuchiya Tao, Suzuki Katsuhiro, Kudo Ayano, Yamashita Rio, Kubota Masataka et Masuda Yuka

Synopsis : Konna part en voyage scolaire avec sa classe et un de leurs professeurs. Mais durant le trajet, le chauffeur de bus, alcoolique, conduit le bus dans un ravin, sur une route éloignée du trajet prévu. La plupart des étudiants meurent dans l’accident, excepté Konno, Kamiya, Haru, Risa et Chikage. Les 5 filles vont tenter de survivre dans une forêt tandis que les professeurs ne remarquent leur disparition que le jour suivant.

Les drama Japonais, souvent, c’est une histoire à se sauver en courant. Oui, l’humour bas de plafond, les romances, la niaiserie, le tout filmé n’importe comment, juste pour livrer un produit de consommation vite vu vite oublié. Un peu comme le cinéma grand public vous me direz. Mais parfois, quelques séries sortent du lot. Oui, j’avais beaucoup aimé Cutie Honey the Live, drôle, sexy, bourré d’action. J’avais aimé la série réalisée par Iguchi, The Ancient Dogoo Girl (et beaucoup moins sa suite). J’avais trouvé Moteki sympathique malgré des romances et tout ça. Parfois, j’aime tenter des choses, et donc récemment, j’ai tenté Limit, adaptant un manga, et qui me paraissait assez différent de ce que l’on voit d’habitude en terme d’histoire pour être intéressant, le tout sur seulement 12 épisodes. Limit nous parle de la survie de 5 lycéennes perdues dans une forêt après un accident de bus et la mort de tous leurs camarades de classe. Oui tout de suite, ça change des petites romances inoffensives que l’on nous balance à l’écran. Ne restait donc qu’à éviter de tomber dans les moments larmoyants pour livrer un produit tout à fait honnête. Et si Limit ne réussit pas tout ce qu’il entreprend, il se révèle être une série plutôt divertissante, partant avec pas mal de bons points, si l’on met de côté certains éléments assez invraisemblables.

Disons le d’emblée, certains éléments de l’intrigue sont un peu gros. Certes il faut faire durer l’intrigue sur 12 épisodes, mais malgré tout. Je veux bien que le bus ai un accident sur une route paumée et peu fréquentée, mais que personne ne passe dans les environs où ne remarque quelque chose pendant bien 8 épisodes, c’est un peu gros. Pareil pour le fait que les profs mettent bien 3 épisodes avant de se rendre compte que mince, en fait, on n’a pas de news de nos étudiants… Mais bon, passons outre ces faits, il faut bien tenir 12 épisodes comme dit plus haut. L’intrigue se découpe donc en deux lieux distincts. On suit d’un côté le peu de survivants du crash du bus qui a lieu à la fin de l’épisode 1, leurs tentatives de survie, leurs embrouilles, leurs doutes et bien plus encore, et de l’autre, les professeurs et les familles des élèves, ainsi que des journalistes, bref, comment les proches et le monde extérieur réagit à la disparition de ces chers petits étudiants. Et si la série va parfois appuyer assez lourdement sur certains points dramatiques (oui, on a capté que Chieko veut rentrer pour retrouver ses 3 petits frères et sœurs), ou faire traîner certains points en longueur (bordel, ils en mettent du temps à comprendre que les élèves ont disparus), il faut avouer que la plupart du temps, ça marche plutôt bien.

Quelques personnages intéressants se greffent ainsi dans les différentes intrigues, même s’ils ne sont pas forcément ceux auxquels on pensait au départ, ou du moins, pas ceux sur lesquels la caméra s’attardait. Bien entendu, Konno, faisant office d’héroïne, est un personnage intéressant, bien que parfois un brin naïve, mais dans le groupe des survivants, c’est bien Morishige qui est la plus intéressante, celle que tout le monde déteste, et qui décide de prendre la tête du groupe et de leur dicter ses propres règles dés le départ. Un personnage plus complexe qu’on ne le pensait, mais si comme souvent, la résolution de pas mal de soucis sera d’une simplicité extrême. De l’autre côté, si Igarashi, le professeur principal, attire notre attention dés le départ puisqu’il se sent coupable (à juste titre) du retard de l’enquête, il se montre être le personnage le plus humain du lot, et sera rejoint tardivement par le père de Konno, qui se montre bien plus attachant au final, malgré sa distance envers sa famille, que les autres membres de cette même famille. À leurs côtés, on alterne le bon et le moins bons par contre, entre des professeurs transparents, d’autres qui ne cherchent qu’à sauver leurs miches, et du côté des survivants, des personnages que l’on ne connaît pas assez pour s’y attacher, ou d’autres que l’on décide dés le départ de ne pas aimer, à juste titre d’ailleurs, mais dont les autres décideront de leur faire confiance malgré tout, sinon la série ne fera que 5 épisodes.

L’arrivée assez tardive de nouveaux personnages viendra mettre en lumière certains points flous de l’intrigue, mais malheureusement, les personnages ne sont pas toujours aussi vifs que les téléspectateurs, ou refusent l’évidence. Malgré tout, oui, la série s’en sort bien grâce aux quelques bons personnages, et à la mise en avant de certains thèmes graves par la suite, comme la culpabilité, la maltraitance, et par le doute qui s’installe petit à petit après la découverte d’un cadavre de mort non naturelle. Dommage que la série se refuse d’aller trop loin sur certains points, et choisisse souvent la solution la plus optimiste au niveau de tous les personnages afin de plaire au plus grand nombre de spectateurs. Il y avait sûrement moyen, en faisant certes certains choix radicaux, de rendre plus poignants certains moments sans chercher forcément à toujours tout justifier. Mais ne boudons pas, Limit se révèle plutôt court, et plutôt plaisant. Sans doute pas la série du siècle, tant dans son écriture malgré de bonnes idées, ni dans ses personnages tant certains sont peu développés, ni dans sa mise en scène d’ailleurs, qui en tournant en forêt multiplie parfois les faux raccords (du genre « non on ne peut pas avancer il y a de la brume », mais suivant les plans, il n’y a plus grand-chose), mais Limit permettra de divertir durant ses 12 petits épisodes. Ni plus, ni moins.

Les plus

12 épisodes divertissants
De bons personnages dans l’ensemble
Quelques bons thèmes abordés

Les moins

Certains personnages
Des moments qui traînent un peu pour rien

 

En bref : Limit est une honnête série, avec des défauts, quelques incohérences, mais qui dans l’ensemble pourra captiver durant ses 12 épisodes.

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