FINDING BLISS de Julie Davis


FINDING BLISS

Titre original : Finding Bliss
2009 – Etats Unis
Genre : Comédie
Réalisation : Julie Davis
Musique : John Swihart
Scénario : Julie Davis
Avec Leelee Sobieski, Matt Davis, Denise Richards, DonnaMarie Recco, Jamie Kennedy, Kristen Johnston et Morcea Monroe

Synopsis : Jody Baladan sort diplômée de son école de cinéma. Elle débarque à Los Angeles, envoyant son scénario à tout le monde, cherchant des petits boulots dans le milieu en attendant. Lorsqu’on lui répond enfin pour lui proposer un travail de monteuse, elle ne s’attend pas à ce que la société soit productrice de films pornographiques. Elle va saisir l’opportunité afin « d’emprunter » le matériel du studio et tourner son propre film la nuit.

Finding Bliss, c’est le métrage dont personne n’a entendu parler, et dans lequel on se lance en ne sachant presque rien, à part que c’est un film léger, que ça parlera du monde du porno, et que la charmante Leelee Sobieski joue dedans. Mais un film léger, il en faut de temps en temps, et vis-à-vis du monde du porno, j’avais beaucoup aimé Boogie Nights de Paul Thomas Anderson. Hop c’est parti. 1h36 plus tard, et bien si c’était parfois fauché (budget réduit de 1,5 million), c’était au final fort sympathique. Ça ne révolutionne pas le genre, la photographie est passe partout et ça ne brille pas non plus par sa mise en scène, mais les acteurs livrent un bon portait des personnages, certaines situations sont amusantes, et ça ne porte surtout pas un regard accusateur sur le milieu du porno. En réalité, le métrage porte même un regard plutôt tendre envers le milieu et les personnes y travaillant, un portrait d’ailleurs au final plus sympathique que celui qu’il donne au monde d’Hollywood. Notre héroïne Jody, le charmante Leelee Sobieski, sort donc diplômée de son école de cinéma, a des rêves de grandeur, une vision d’Hollywood, et débarque donc là-bas, avec en main son scénario. Sauf qu’Hollywood, du moins pour les débutants, on le sait, le talent c’est bien, le carnet d’adresse, c’est mieux ! Du coup Jody galère, passant de petit boulot en petit boulot, boulots qui n’ont rien à voir avec ses rêves comme réguler la circulation routière. Avec le temps, elle a eu la possibilité d’arriver au moins à la centième version de son scénario. Jusqu’au jour où elle se retrouve face à un cruel dilemme. Travailler dans le milieu comme monteuse mais pour une boite de production pornographique, ou continuer d’espérer en cherchant un boulot alimentaire.

En voyant le matériel à sa disposition, avec les caméras, l’éclairage, le matériel de son, la salle de montage, Jody ne peut dire non, même si le sexe pour elle, c’est un lointain traumatisme. Elle n’y connait rien, un rien la choque. L’humour viendra de là la plupart du temps, jouant sur les termes du milieu, sur les réactions de Jody. Oui Jody, DP, c’est directeur de la photo, mais dans le milieu du cinéma pour adultes, c’est la double pénétration. Oui, ATM, c’est un distributeur de billet, mais ça veut aussi dire autre chose… Du coup forcément, certaines blagues pourraient paraître vulgaires, mais n’oublions pas le milieu dans lequel se déroule le métrage, qui se fait par contre visuellement soft. Ceux qui attendent les plans boobs ou autres seront fortement déçus, c’est très calme. D’ailleurs le film ne brille pas par sa mise en scène, étant souvent assez plan-plan (mais fonctionnelle), avec une photographie assez terne et quelques effets de style peu glorieux dans le montage. Si je me doute que trouver un budget confortable sur un film traitant du milieu du porno ne doit pas être aisé, mieux aurait donc valut faire le choix de la sobriété à tous les niveaux. Mais malgré son visuel assez bancal, et bien entendu un côté bien romancé du milieu, Finding Bliss parvient à divertir, parfois à faire rire, et même à être assez attendrissant. Le film nous montre ses personnages presque comme des loosers sympathiques, ou plutôt des humains comme vous et moi victimes du destin. Un monde dans lequel même sortir d’une prestigieuse école et avoir des prix ne mène à rien si l’on n’a pas les bonnes connexions, ou si l’on ne passe pas dans le bureau du producteur. Le monde du cinéma pour adultes reste donc un certain échappatoire pour ces personnages, malgré le regard des autres.

Oui, ça fonctionne bien, même si comme je l’ai dit, une bonne partie du métrage est beaucoup (trop ?) romancée. Je ne suis pas certain qu’utiliser illégalement le matériel et les lieux d’une société, et bien entendu se faire prendre la main dans le sac peut se finir dans les mêmes circonstances. Car oui, Finding Bliss est également une romance. Elle fonctionne bien quoi qu’il arrive, et cela permet de fermer les yeux sur certaines grosses facilités. Au final, passé ses simplicités, Finding Bliss porte même un discours pas trop bête, voir même quasi pertinent sur le milieu. Du coup, difficile de porter un regard juste sur cette œuvre, certes souvent maladroite, qui ne brille pas vraiment techniquement, mais qui semble sincère dans ce qu’elle nous propose, et même plutôt réaliste. Certes, ça aurait pu aller plus loin à certains niveaux, que ce soit dans le propos pour dans son visuel, puisqu’après nous, Jody sera présente lors du tournage de films pornographiques, mais ce n’était pas utile, ni à l’histoire, ni aux personnages, ni au film d’ailleurs. Petite note finale sur les acteurs, investis et rendant leurs personnages attachants, que ce soit donc la charmante Leelee Sobieski (également productrice exécutive du film), Matthew Davis en réalisateur de films pour adultes (et qui a une carrière oh combien bancale : Blue Crish, BloodRayne, S. Darko…), Denise Richards (Starship Troopers, Sexcrimes) ou encore Jamie Kennedy (Scream, Les Rois du Désert) en acteur porno qui a du mal à retenir son texte. Un métrage fort sympathique au final.

Les plus

Les acteurs
Le regard porté sur le milieu
Quelques notes d’humour bien vues
Attachant

Les moins

Techniquement ce n’est pas la folie
Un peu trop romancé parfois ?

 

En bref : Finding Bliss est une petite comédie romantique qui a ces défauts, mais qui sait trouver un certain équilibre entre ses personnages et le milieu qu’il dépeint, pour rendre le tout attachant et divertissant.

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