KINGSMAN : THE GOLDEN CIRCLE de Matthew Vaughn


KINGSMAN : THE GOLDEN CIRCLE

Titre original : Kingsman the Golden Circle
2017 – Etats Unis / Angleterre
Genre : Comédie d’action
Réalisation : Matthew Vaughn
Musique : Henry Jackman et Matthew Margeson
Scénario : Matthew Vaughn et Jane Goldman d’après le comic de Mark Millar et Dave Gibbons
Avec Taron Egerton, Edward Holcroft, Mark Strong, Julianna Moore, Colin Firth, Sophie Cookson, Channing Tatum, Halle Berry, Elton John et Jeff Bridges

Synopsis : Kingsman est une organisation secrète anglaise. Eggsy coule désormais des jours heureux avec la princesse suédoise Tilde. Des attaques simultanées détruisent le quartier général du Kingsman et tuent tous les agents. Les seuls survivants, Eggsy et Merlin, sont alors amenés à rencontrer leurs homologues américains du Statesman, dont la base est située dans une distillerie de bourbon dans le Kentucky. Ensemble, entre l’Italie et le Cambodge, ils vont affronter Poppy Adams, une trafiquante à la tête du cartel de drogue le plus puissant du monde, le Cercle d’or.

En 2015, j’avais beaucoup aimé Kingsman. Certes le film n’était pas parfait, d’ailleurs faisons simple, pour le connaisseur, il gardait exactement la même structure que le film précédent du metteur en scène, à savoir Kick-Ass. Du coup certains moments manquaient de surprise (la mort d’un personnage important mi-parcours), mais le spectacle était malgré tout fun, la mise en scène survoltée, l’action intense. Du coup avec l’annonce d’une suite, on pouvait avoir peur du syndrome Kick-Ass 2, qui sans être une catastrophe, était bien moyen. Sauf que ce coup-ci, pour la première fois de sa carrière, Matthew Vaughn accepte de revenir faire une suite. Avec le réalisateur aux commandes et au scénario, j’étais immédiatement bien plus confiant. Alors résultat des courses, que vaut ce Kingsman : The Golden Circle ? Et bien faisons simple, si le film évite d’être une œuvre de mauvais goût façon Kick-Ass 2, il ne se hisse pas au niveau du premier. Il n’est absolument pas mauvais, il en fait toujours plus (comme n’importe quelle suite doit le faire, d’après les studios), le casting revient (peut-être un peu trop d’ailleurs), de nouveaux venus arrivent et annoncent du lourd. Et comme l’univers est déjà présenté, le film peut débuter sur les chapeaux de roue, et comme il dure tout de même 2h21 sans avoir à présenter univers et personnages, il en profite pour avoir 2 méchants et demi. Oui et demi, c’est comme ça, car tous les méchants ne sont pas vraiment méchants, mais voilà. Comme je le disais, Kingsman 2 commence fort, puisque dés le début, nous avons une scène d’action survoltée, avec course poursuite dans les rues de Londres, le tout avec une mise en scène comme Matthew Vaughn nous y a toujours habitué, avec angles de caméras vifs et souvent improbables, montage acéré, on se dit qu’on tient là une excellente suite.

D’ailleurs soyons clair, Kingsman 2, du haut de ses 2h21, est incroyablement bien rythmé, jamais ennuyeux, remplit de bonnes idées, les scènes d’action, que ce soit des poursuites, combats, fusillades, sont toujours aussi fluides, bien chorégraphiées, pleins de bonnes idées, le style Vaughn fait des ravages une nouvelle fois. Ça ne se fou pas de notre gueule. Le fan du premier aura un sourire au visage durant quasiment tout le métrage malgré quelques ratés. Car malgré ses nouveaux méchants, sa nouvelle intrigue, et le fait que par moment, Kingsman 2 fait des choix radicaux et n’hésite pas à se débarrasser de certains personnages (même s’il ne se débarrasse pas forcément des personnages les moins intéressants, dommage), le film reste une suite qui parfois a du mal à surprendre. Car dans le fond, Kingsman 2 reprend encore une fois une structure que l’on connaît bien, et fait même revenir certains personnages qui augmentent encore cette impression. Et au final, la déception de cette suite, ce manque de surprise, on le retrouve justement surtout au niveau des personnages. Quand je vous disais que le casting revenait, un peu trop d’ailleurs, et bien c’est une surprise pour personne vu que les affiches et bandes annonces jouaient sur cet élément, mais Colin Firth (excellent acteur en passant) revient également. Oui, on lui trouve une excuse, et une balle dans la tête n’est plus si mortel que ça. S’il s’intègre plutôt bien à cette nouvelle aventure, son retour annonce un certain manque de risque et une certaine redite, et surtout, c’est con à dire, mais cela nous force à revoir la force de la dite scène du premier film. On peut se dire qu’à côté, on récupère pleins de nouveaux personnages. Et c’est vrai. Mais la plupart ne sont pas ou peu exploités.

Julianne Moore fait une bonne méchante, mais ne parvient pas à s’imposer au même niveau que Samuel L. Jackson dans le premier film. Du côté anglais, on retrouve Harry donc (Collin Firth), Eggsy (Taron Egerton), Merlin (Mark Strong) et même Roxy (Sophie Cookson), et la bonne idée du métrage pour ne pas faire un copié collé du premier est de nous présenter la branche américaine de Kingmsn. Du coup, le film se fait plaisir en personnages hauts en couleurs avec de grands acteurs. On trouve Tequilla (Channing Tatum), Champagne (Jeff Bridges) ou encore Ginger (Halle Berry). Le premier souci, c’est que la plupart d’entre eux ont un temps de présence limité. Avoir Jeff bridges qui est un acteur génial, c’est bien, mais lui donner 3 minutes à l’écran assez inutile, c’est clairement dommage. Dans le même ordre d’idée, le film aurait sans doute mérité un personnage féminin plus fort, puisque Roxy est rapidement éclipsée (dommage, je l’aimais bien ce personnage) et que Ginger a un temps de présence encore une fois très limité. C’est bien au niveau de ces personnages, anciens comme nouveaux, que le film a du mal à s’en sortir, mettant en avant ceux qu’il ne fallait sans doute pas et laissant de côté ceux qu’il fallait développer.

Car comme je le disais, le film reste rythmé, fun, l’action est rafraichissante et fun, les bonnes idées sont là, on pourra même voir des clins d’œil ou hommages, quelques caméos amusants (Elton John). Voir par exemple notre méchante avoir deux chiens de garde robotisés, je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a fait énormément pensé au jeu Wolfenstein. Même si, comme j’aurais pu le lire je ne sais plus où sur la toile, on a l’impression, surtout lors du final, que Kingsman 2 essaye de faire du Robert Rodriguez. Un personnage avec un bandeau sur un œil, un autre avançant vers l’ennemi en tirant des balles via une valise, cela fait très Desperado. Et ce cas se retrouve donc via les personnages, puisque beaucoup de stars se retrouvent là avec un tout petit rôle en arrière plan juste histoire d’être là (Bridges, Berry). Kingsman 2 est donc une bonne suite dans le fond, un film que l’on voit avec plaisir, qui n’ennuie pas, qui fait même sourire, MAIS qui déçoit malgré tout, par sa direction manquant parfois de surprises, sa multitudes de personnages peu exploités, le retour de nombreux personnages même ceux qui n’étaient pas franchement nécessaires. Kingsman 2 est l’exemple de la suite qui déçoit car on en attendait beaucoup, mais qui dans le paysage actuel fait tout de même beaucoup de bien et nous donne ce que l’on veut voir. Paradoxal.

Les plus

Des scènes d’action fun
Le ton du film
Quelques bonnes idées
Le casting (nouveaux et anciens)

Les moins

Manque de surprises
Mais un casting mal exploité

 

En bref : Film très fun et rythmé mais malgré tout suite décevant, Kingsman 2 nous donne ce que l’on était en droit d’attendre, mais ne fait pas toujours les choix les plus judicieux. On passera malgré tout un très bon moment.

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