MISSING 55 FINAL BREAK de Koshizawa Yasushi


MISSING 55 FINAL BREAK

Titre original : Misshingu 55 : Fainaru Bureiku – ミッシング55 ファイナル・ブレイク
2011 – Japon
Genre : Érotique
Réalisation : Koshizawa Yasushi
Musique : –
Scénario : Koshizawa Yasushi et Kaede Miel
Avec Saotome Rui, Aikawa Yui, Maeda Yûki, Kobayashi Saya, Usano Hitomi et Yoshizawa Masato

Synopsis : 55, enfermée avec trois autres jeunes femmes, était parvenue à s’échapper. Avec son équipe, elle va traquer le gang pour essayer de sauver les autres…

À chaque fois que je commence une saga, j’essaye de les terminer. Une seule saga aura fait exception à cette règle d’or. Deux en fait, mais non je ne regarderais pas Leprechaun 6, je ne suis toujours pas remis du cinquième opus ! Le cas Missing, c’est un cas à part. Le V-Cinéma, le Japon, les petites culottes, la mayonnaise ( ??! ). Une saga initiée en 2010 par le grand Koshizawa Yasushi, alors qu’il livrait également Man Hunting, son meilleur film. Sauf qu’un film par an ne lui suffisait pas, donc à côté de Man Hunting, il détruisait les espoirs que j’avais en lui en livrant Missing 44 et Missing 44 The Final Stage. Des films que j’ai volontairement effacés de ma mémoire pourtant souvent activée quand il s’agît de cinéma. Puis 2011, et là, il voulait se rattraper en livrant une suite à Man Hunting… mais aussi en livrant Missing 55 et sa suite, Missing 55 Final Break. Et malgré un Missing 55 un poil supérieur, mon cerveau m’avait dit stop. Il était temps d’arrêter. Mais entre temps, nous avons eu Missing 66 et Missing 77, et comme un gros con, je les ai vu, du coup j’ai la fin de l’histoire, si l’on peut appeler ça une histoire. Mais aujourd’hui, j’ai commis l’irréparable, j’ai vu Missing 55 Final Break, amenant donc le nombre de saga commencée mais jamais terminée à une seule : Leprechaun ! Et après la courte vision de 1h18, un seul mot : pourquoi ? Ou plutôt, comment ? Comment est-ce possible ? Comment tout cela a pu commencer ? Le réalisateur avait-il signé un contrat pour livrer par avance autant de produits par an ? Non parce que 2011, il n’a pas signé que Man Hunting Redemption et les deux Missing, non, il a aussi commit Drum Limit et Idol Bomb. Un peu comme Miike en fait, mais sans argent, et sans une once de talent. Comment en est-on arrivé là ? Qu’est ce que l’humanité a fait pour mériter ça ? Pourquoi Japon ?

Je visualise bien, ça devait être un lundi matin pluvieux de Mars à Tokyo, Koshizawa Yasushi fut réveillé par un appel de son producteur. Et ce genre d’appel, ça ne se refuse pas, le petit il veut tourner, pas question de rater un appel ou un projet.
– Hey Koshizawa-san, j’ai une excellente nouvelle pour toi, et une mauvaise nouvelle.
– Dis moi tout oh producteur-sama !
– Man Hunting Redemption et Idol Bomb cartonnent dans les vidéos club, on a rentabilisés le budget de 50 000 yens des deux avec la masse d’intérêt.
– Ouais c’est cool, j’aurais un plus gros budget pour la suite ?
– Attend j’y arrive. La boite veut renouveler ton contrat, tu dois livrer la suite de Missing 55 que tu as terminé vendredi pour le sortir deux semaines après.
– Mais attend, il sort vendredi, on a pas de scénar ni rien !
– Ouais mais t’as une famille à nourrir mon grand.
– Soit !

– Et on t’accorde en plus un budget réduit de 35 000 yens.
– Bordel vous baissez mon budget ?!
– Pas le choix, on a décidés du coup que tu cadrerais toi-même, on a viré le caméraman ce matin. Et on a viré le directeur de la photo aussi.
– Vous avez virés les acteurs aussi c’est ça ?
– Non, mais par contre Usano Hitomi cherche du boulot, elle accepte un rôle plus important comme dans Missing 44 gratos pour relancer sa carrière !
– Mais elle ne sait pas jouer !
– Écrit lui un rôle de gogole, ça passera crème !
– Et pour Saotome Rui ?
– Elle accepte de revenir, après tout c’est une suite directe, mais moins de scène à poil.
– Ok, je commande la coke je commence l’écriture !
– Bien, on tourne lundi à 10h, tu monteras le premier pendant les pauses et le soir pour être sûr que ça sorte bien vendredi, on envoie les copies jeudi !

Oui je sais, je parais méchant, et surtout très moqueur, mais honnêtement, dans ce film, il n’y a pas de mise en scène, pas de photographie, le montage est calamiteux, l’histoire est comme toujours lente et inutile, les filles se dénudent pour que l’on ne fasse pas trop attention aux défauts. Le réalisateur nous rajoute un caméraman les filmant dans le film pour justifier toutes les ombres dégueulasses qu’il ne parvenait pas à éliminer, et puis au final, ça ne rajoute rien au précédent. Bon on me dira, c’est le second opus des 55 et le quatrième opus en tout, donc tout est posé, ça peut se faire rythmé, et plus généreux. Dans un sens oui, il y a des fusillades, des giclées de sang (à défaut de giclées d’autre chose), sauf que c’est filmé avec tant d’incompétences que les rares scènes d’action feront sourire de honte. Puis le sang, on ne va pas mentir, il est numérique à 95% et bien dégueulasse comme il se doit. Si par dessus tout ça, on se permet de rajouter une musique qui tente d’y croire et part dans des tons dramatiques toutes les deux scènes alors que ce qui se passe à l’écran ne s’y prête absolument pas, et on atteint le fond du fond. Koshizawa est un tâcheron, son film n’a pas de budget, il ne fait aucun effort. Pas de mise en scène, photographie criarde et moche, montage à chier, musique hors propos, scénario inexistant, et même pas de rires.

Mais je ne peux pas conclure sans avoir parlé du pire du pire, à savoir Usano Hitomi, la grande, la seule, l’unique, l’actrice principale de Missing 44 et Missing 44 The Final Stage. Une actrice en roue libre qui passe son temps à mal jouer, même lorsqu’elle ne dit rien ou ne fait rien. Alors quand en plus, elle doit simuler la douleur, là par contre on rigolera, beaucoup. Et dans ces moments là, on a presque envie de donner un oscar aux autres actrices du film, c’est dire le niveau. Sérieusement, la pauvre, elle n’a rien pour elle, elle joue mal, elle n’est pas spécialement belle, et elle ne sert à rien. Saotome Rui à ses côtés, au moins elle a le physique, et si elle ne joue pas non plus de manière exceptionnelle, elle sait éviter le ridicule total, et c’est déjà pas mal. Mais malheureusement, comme on le sait depuis, il y a eu deux suites, donc cet opus n’était au final qu’un opus intermédiaire, torché comme le précédent et comme le suivant, comme toute la saga. Pas le pire, pas le meilleur (si on peut utiliser ce terme pour la saga), aussi inutile que les autres, aussi torché que les autres. Qu’avons nous de plus ici ? Boh, un virus vite fait, des lavages de cerveau permettant aux actrices de mal jouer, toujours le même méchant qui aime les sucettes, des décors toujours aussi vides… Seul bon point, depuis que sa saga des Missing est terminée, je n’entend plus franchement parler de Koshizawa Yasushi… Dommage, les pochettes étaient jolies au moins !

Les plus

Saotome Rui et son joli fessier
La pochette comme toujours

Les moins

Chiant
Aucune mise en scène
Photographie et montage hideux
Les scènes d’action risibles
Même pas si érotique que ça

 

En bref : Missing 55 Final Break, c’est juste un opus de plus, qui n’ajoute rien de spécial et n’est pas franchement palpitant à regarder. Bon ça aurait pu être pire, Usano Hitomi n’est pas présente tout le temps.

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