ASSASSINATION CLASSROOM: THE GRADUATION de Hasumi Eiichirô


ASSASSINATION CLASSROOM: THE GRADUATION

Titre original : Ansatsu Kyôshitu : Sotsugyô Hen – 暗殺教室 卒業編
2016 – Japon
Genre : Comédie fantastique
Réalisation : Hasumi Eiichirô
Musique : Satô Naoki
Scénario : Kanazawa Tatsuya
Avec Yamada Ryosuke, Ninomiya Kazunari, Suda Masaki, Yamamoto Maika, Taketomi Seika, Yûki Moi, Uehara Miku et Shiina Kippei

Synopsis : Les élèves de la classe 3-E (3-End) n’ont pas réussi à tuer leur professeur Koro-sensei durant les six premiers mois de l’année scolaire. Le festival de l’école doit leur donner de nouvelles occasions d’y parvenir. À la surprise générale, Kaede Kayano parvient presque à le tuer. Koro-sensei dévoile alors ses origines, sa relation avec la sœur de Kaede Kayano, et le rôle du docteur Kōtarō Yanagisawa.

Assassination Classroom ne m’avait pas laissé un grand souvenir, mais bon, l’histoire ayant été logiquement coupée en deux films (un film par saison de l’animé), me voilà à regarder la suite, sous titrée The Graduation. Est-ce que cette suite directe (et sans doute tournée bout à bout avec le premier) sera meilleure ? Rien n’est moins sûr, la seconde saison de l’anime étant déjà beaucoup plus bancale que la première, avec un début ultra long à démarrer, avant quelques révélations qui relèvent hautement le niveau par la suite. On a donc droit à la même équipe derrière et devant la caméra, et donc la même direction artistique, les mêmes choix. Et donc, on ne va pas tourner autour du pot, je trouve toujours Koro Sensei ultra moche, peu crédible, trop cartoon dans une intrigue qui se prend beaucoup trop au sérieux. Par contre, le film fait quelques choix assez radicaux pour rendre le fond de son intrigue plus sombre. Tout ce début de saison 2, faisant place au fan service, à l’humour pas toujours très fin, aux allusions sexuelles… et bien l’équipe responsable du film a fait le choix radical de jeter tout ça à la benne. Bon choix. Le tout afin de resserrer l’intrigue plutôt rapidement sur le personnage de Kayano, mais surtout sur le passé de Koro-Sensei, et dans la deuxième heure, sur la tentative du gouvernement pour l’éliminer. Contrairement au premier film, The Graduation gagne en rythme et en cohérence. Ça ne sauve pas totalement l’entreprise, mais l’effort est louable.

Par contre, rien à faire, certains défauts restent. Outre le design trop cartoon de Koro Sensei alors que l’ensemble se veut plus sombre et qui, pour moi, a du mal à passer en images réelles, on peut toujours pester contre le nombre de personnages jamais exploités. Sans même connaître l’anime, avoir une classe de 28 ou 29 élèves pour n’en avoir que trois avec un développement (ce qui est toujours un de plus que le premier film certes)… Quand aux profs, ils sont toujours aussi peu exploités, avec Shiina Kippei faisant plus de la figuration qu’autre chose, rendant certains de ces choix envers les élèves assez brusques, et le personnage d’Irina, totalement raté, car à l’opposé du premier film. Le premier nous l’introduisait juste comme une tueuse professionnelle, et ici, on nous introduit seulement le second côté de sa personnalité, le côté un peu plus sexy. Mais du coup, on a clairement l’impression de voir un autre personnage. Un mauvais dosage. Par contre étonnement, sans pouvoir se détacher de son côté teen movie, le film parvient à surprendre lors du flashback expliquant les origines de Koro Sensei, où l’on découvre Ninomiya Kazunari dans le rôle (Gantz et sa suite, Platina Data). Un long flashback assez sobre et qui du coup fonctionne, même s’il dénote un peu avec le reste du métrage.

Plus surprenant, la dernière partie, qui suivra une voie plus sombre et réaliste également, à l’image du flashback. Ce qui est un choix rendant l’ensemble plus humain certes, mais qui du coup, se refuse quelque peu le spectaculaire, à l’exception d’une poignée de scène (avec les militaires). D’œuvre censée mélanger les genres, on se retrouve devant un film qui trouve vers la fin ce qu’il a envie d’être. Mais un peu tard. Alors qu’un personnage réapparaît pour un ultime affrontement, on se retrouve alors clairement devant un pétard mouillé expédié en 3 secondes, comme pour boucler l’arc ouvert dans le premier film au plus vite et ne pas laisser de porte ouverte, mais clairement sans convictions, et sans savoir comment s’y prendre. Du coup, comme le premier film, on a un produit assez bâtard, le cul entre deux chaises, qui essaye d’être le plus sérieux du monde avec un produit qui aurait mérité plus de second degré pour faire passer la pilule. Une énième adaptation de manga assez ratée, mais néanmoins loin d’être catastrophique. Il est certain que l’œuvre a trouvée un gros succès grâce (à cause) de tous les fans de manga qui aiment aveuglément toutes les adaptations sans se soucier de qualités cinématographiques. Et c’est bien dommage.

Les plus

Une mise en scène toujours appliquée
Quelques idées sympas
Se veut plus sombre

Les moins

Beaucoup de personnages en retrait
Le combat final, torché et risible
Sans doute trop sérieux par moment

 

En bref : Ce deuxième film Assassination Classroom est aussi moyen que le précédent. Loin d’être totalement mauvais, et sachant un peu plus où aller, il n’arrive cependant pas à doser ses différents thèmes et éléments pour que l’ensemble soit vraiment bon.

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