SOUVENIRS DE L’AU-DELÀ de Brett Leonard


SOUVENIRS DE L’AU-DELÀ

Titre original : Hideaway
1995 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : Brett Leonard
Musique : Trevor Jones
Scénario : Andrew Kevin Walker et Neal Jimenez d’après Dean Koontz
Avec Jeff Goldblum, Christine Lahti, Alicia Silvestone, Jeremy Sisto, Alfred Molina et Rae Dawn Chong

Synopsis : Apres un accident de voiture, Hatch Harrison, tombé dans un coma, est ranimé au bout de deux heures grâce aux soins d’une équipe chirurgicale hors pair. Seulement il ne revient pas seul de l’au-delà et la menace de ce double plane sur sa propre fille.

Si le cinéma de genre a encore de très beaux restes dans les années 90, l’arrivée des nouvelles technologies n’aura pas apporté que du bon. James Cameron aura livré en 1991 Terminator 2, et c’est le choc. Tout le monde veut alors se lancer dans les CGI, pour un résultat plutôt… discutable. Anthony Hickox par exemple ne pourra s’empêcher d’en mettre partout dès Warlock 2. Et avec cette petite intro, nous arrivons au cinéma de Brett Leonard. Un réalisateur qui débuta à la fin des années 80 avec The Dead Pitt, renommé en France… Re-Animator Hospital. Un petit métrage fauché sympathique. Après ce premier essai, le voilà à la tête d’une production un peu plus fortunée, à savoir Le Cobaye en 1992. Et là, vous comprenez l’importance de mon introduction. Le Cobaye, ces effets tout pourris partout, ça en aura marqué plus d’un. Et bien trois ans plus tard, Brett Leonard se décide à se calmer avec Souvenirs de l’Au-Delà. Enfin, la plupart du temps, puisque justement, par moment, on sent des bribes revenir et c’est là que Souvenirs de l’au-delà se plante intégralement. Adaptant un roman de Dean Koontz, peu présent encore au cinéma (exception faite de la saga Watchers produite par Roger Corman), mais qui allait connaître un petit sursaut d’intérêt lors de ces années, Souvenirs de l’au-delà commence mal. Très mal. On nous présente dés l’introduction le grand méchant, qui tue sa mère, sa sœur, puis se suicide en offrande au diable. Forcément, il est très méchant, donc il s’habille en noir, porte des lunettes de soleil, et il écoute de la musique qui fait beaucoup de bruit. Et comme il meurt, il se retrouve dans l’univers tout numérique de l’au-delà. Comme introduction, on a connu mieux non ? Heureusement après, le film se calme en gros délire et opère un virage.

Un virage vers un film certes peu subtil et surtout très classique, qui peut se résumer à un gentil papa traque un tueur, mais qui se regarde. Surtout que le casting n’est pas dégueu. Jeff Goldblum joue comme à son habitude (donc il le fait bien) et campe un père de famille bien propre sur lui, Christine Lahti est convaincante dans le rôle de sa femme, la craquante Alicia Silvestone n’a pas un rôle bien développé à part celle de la fille qu’il faut protéger mais le fait bien. On notera également dans des seconds rôles la présence de Alfred Molina bien avant son rôle dans Spider-Man 2 ou de Rae Dawn Chong (Darkside) en voyante. Bref, une histoire hyper classique, des clichés en pagaille, mais un film plus ou moins rythmé, parsemé de quelques bonnes scènes, qui donne au métrage un certain capital sympathie. Rien ne viendra jamais rehausser réellement le niveau, tant on navigue d’un cliché à l’autre, d’un élément que les années 90 considéraient comme cool à un autre. Regina (Alicia Silvestone) forcément n’écoutera pas ses parents, ira dans un club, et là paf, super méchant avec ses lunettes de soleil. Super papa alias Jeff Goldblum a des visions du tueur depuis qu’il a été dans l’au-delà, mais c’est à double tranchant, puisque notre tueur verra aussi ce que super papa verra. Une course contre la montre se lance alors, plutôt classique dans sa narration et ses rebondissements prévisibles. Je ne sais pas comment est le roman de Dean Koontz, mais je suis persuadé qu’il reste plus développé. D’ailleurs pour l’anecdote, le film était produit par la boite de Dennis Quaid, qui en voyant le résultat final, a retiré son nom du film. Et ce n’est pas le seul, puisque devant le résultat, Dean Koontz demanda également à la production de retirer son nom du générique d’ouverture.

Mais malgré son classique, le métrage prend des airs de thriller plutôt sympathique, et même par moment plutôt solide pour que l’attention du spectateur ne se relâche pas. Mais ça, c’est pendant une heure de métrage (introduction mise à part bien entendu), puisque lors de son final, le film ouvre la porte à tous les clichés irritants et bien entendu à tous les CGI rebutants qui soient. Entre des révélations que l’on a vu venir depuis une heure, des acteurs qui en font des tonnes, des moments où l’on voudra frapper tel ou tel personnage pour ses mauvaises décisions, les flics finalement totalement inutiles de l’intrigue tellement ils ne servent à rien, puis vint le moment qui doit en mettre plein la vue, le duel entre super tueur et super papa. Pas de bol, le film, en pensant que cela donnera de l’ampleur à l’ensemble, change ce duel pour sauver une famille en duel entre le bien et le mal. Et comment manifester le bien et le mal ? Pas une boule orange pleine d’âme en CGI affrontant un chevalier tout dégueulasse et bleu en CGI. Merci film ! En plus d’être classique et cliché dans sa mise en image, le film fait le choix du sensationnel qui a hyper vieillit pour ouvrir et fermer son film, histoire de nous faire commencer dans la peur et de nous achever en gardant un mauvais souvenir de celui-ci. Difficile de conseiller donc le métrage, pas si mauvais que ça, mais bancal à tous les niveaux, et se plantant dés qu’il veut en mettre plein la vue.

Les plus

Un casting plutôt intéressant
Classique mais souvent divertissant

Les moins

Simpliste et beaucoup trop classique
Les clichés
Les CGI immondes

 

En bref : Produit typique des années 90, avec l’usage des nouvelles techniques encore bancales (les CGI), Souvenirs de l’au-delà souffre de beaucoup de défauts, en plus d’être très classique et cliché. Mais l’ensemble reste regardable malgré tout la plupart du temps.

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