V : LA BATAILLE FINALE de Richard T. Heffron


v the final battleV : LA BATAILLE FINALE

Titre original : V – The Final Battle
1984 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Réalisation : Richard T. Heffron
Musique : Joseph Conlan, Barry De Vorzon et Dennis McCarthy
Scénario : Brian Taggert d’après une histoire de Craig Buck, Diane Frolov, Peggy Goldman, Kenneth Johnson, Harry et Renee Longstreet

Avec Marc Singer, Faye Grant, Jane Badler, Michael Ironside, Michael Durell, Blair Tefkin, David Packer, Michael Wright, Robert Englund et Frank Ashmore

Synopsis : Quelques mois ont passé depuis les évènements de la première mini série. La Résistance s’est développée et utilise des méthodes plus efficaces pour combattre les Visiteurs dont l’emprise sur la Terre ne cesse de grandir. En conséquence, les visiteurs équipent leurs soldats d’une nouvelle armure invulnérable aux munitions terriennes. De plus, les membres de la cinquième colonne deviennent hésitants à aider les résistants, les visiteurs soupçonnant une trahison au sein de leurs rangs. Il est également impossible pour les membres de la cinquième colonne de fournir les résistants en armes laser car le stock est comptabilisé. Face à cette situation, Mike et Julie réalisent qu’il devient nécessaire de trouver une manière de discréditer les visiteurs par un coup d’éclat, afin d’ouvrir les yeux de la population sur leur véritable nature. Dans ce but, Donovan conçoit un plan qui consiste à révéler au monde entier que John, le leader des visiteurs est en fait un reptile recouvert d’une peau synthétique humaine.

En 1983, la première mini série sort et est couronnée d’un grand succès. Succès autant lié au fond qu’à la forme de son produit initial. Très rapidement, une nouvelle mini série, en trois épisodes d’une heure trente chacun, est commandée. Kenneth Johnson, créateur, scénariste et réalisateur de l’original est très rapidement écarté du projet, et ne sera cité que pour l’histoire originale. La Warner, qui est à la tête du projet pour la BBC, engage une flopée de scénaristes pour réécrire l’ensemble, ce qui donnera dés 1984 V : La Bataille Finale. Outre Kenneth Johnson, cette nouvelle aventure, censée mettre un terme à l’histoire (bien qu’une série avortée en cours de route de 19 épisodes verra le jour) se dispensera aussi du compositeur de l’original. Fini le score symphonique de l’original, place à des tonalités beaucoup plus synthé. Du côté des acteurs, toute l’équipe est de retour pour le plus grand plaisir des fans. À sa diffusion, les avis furent mitigés alors que cette bataille finale, bien que plus simpliste et parfois maladroite dans certains de ses propos (et dans ses scènes romantiques), prolonge l’univers de manière intéressante et nous permet de voir évoluer les personnages.

Après une séquence de rêve réussie précédée par le nouveau générique (et une sublime musique qui aura marquée ma jeunesse), nous rentrons dans le vif de sujet et retrouvons tout l’univers. Les visiteurs, plusieurs mois après, sont encore plus présents, et contrôlent toujours les médias, la police, et cela s’étend de jours en jours. Mais leurs véritables plans sont connus de la résistance : se procurer toutes les sources d’eau de la planète et se réapprovisionner en nourriture. En l’occurrence, de nourriture humaine. Tout en prenant le soin de continuer à faire évoluer les personnages, le réalisateur et les nouveaux scénaristes n’iront pas par quatre chemins. Dans cette nouvelle mini série, tout doit aller vite, il faut tout expliquer, mettre plus d’action, plus de science fiction, détailler les personnages, en intégrer de nouveaux, tout en mettant un terme à l’histoire. Et malgré quelques facilités d’écriture, cette bataille finale remplie son contrat. Ce qu’il perdra par rapport à l’original d’un côté, il le compensera d’un autre. Et si c’est parfois maladroit ou simpliste (la résistance a toujours aussi peu de membres, mais ils gagnent, oui bon ok), ça a parfaitement marché sur moi.

Le rythme sera soutenu durant les quelques 4h30 de l’ensemble, les attaques de la part de la résistance seront bien plus nombreuses, les différents personnages vont continuer à douter d’eux-mêmes. Ce nouvel opus n’aurait été qu’une simple suite surfant sur le succès de l’original (même si c’est tout de même le cas) sans quelques ajouts intelligents. Si les membres de la 5ème colonne se feront toujours discrets durant une bonne partie de l’histoire, certains des procédés des visiteurs seront dévoilés au grand jour, notamment leur système de conversion mentale, servant à rallier les humains à leur cause. Procédé qui sera utilisé sur Julie Parish (Faye Grant) dans la seconde partie, et occupera de longues minutes à l’écran. Système qui nous montrera encore plus la cruauté de Diana, prenant ici de l’ampleur, et nous dévoilant certaines des peurs de Julie. Mike Donovan ne sera pas en reste, puisqu’il sera toujours à la recherche de son fils, détenu sur le vaisseau mère des visiteurs. Sa relation envers Julie va également évoluer. Mais outre le plaisir de voir évoluer les personnages que l’on connaissait déjà, qu’ils soient bons ou mauvais, de nouveaux viendront faire leur apparition, comme Ham Tyler, joué par Michael Ironside (Scanners, Total Recall). Personnage hautement utile et intéressant, dont l’on apprendra un peu plus de son passé dans la série qui suivra (un des points forts de la série). Willie, joué par Robert Englund, va prendre de l’ampleur également et être plus présent, plus important. Toujours nigaud, il apportera un peu de naïveté à l’ensemble, naïveté qui sera appuyée dans les deux dernières parties par la musique de Dennis McCarthy (compositeur de la musique de la série également). Sur de nombreux points, cette nouvelle mini série va privilégier le rythme et les personnages plutôt que son propos (cette mini série ne nous montre plus vraiment la réaction face à un régime totalitaire, mais se base plus sur l’action), contrairement à l’original, ce qui lui donnera tout de même beaucoup d’ampleur.

Au niveau des personnages, cette seconde mini série perdra également un élément important de l’original. Dans l’original, il n’y avait pas vraiment de personnage principal, il s’agissait d’un groupe. Ici, Mike Donovan est beaucoup plus mit en avant (comme dans la série), ainsi que Julie. Fort heureusement, les deux personnages, que l’on connaît depuis, sont très attachants. C’est la raison pour laquelle, malgré ses défauts apparents, cette seconde mini série, même si elle peut décevoir, parvient finalement à rester d’un très bon niveau, en compensant ses erreurs par de nouvelles trouvailles et un rythme des plus soutenus, tout en gardant ses personnages attachants, dont certains, sans le vouloir (comme Julie lorsqu’elle s’est retrouvée à la tête de la résistance) au centre de tout. On pense notamment à Robin, qui mettra au monde deux jumeaux, des êtres mi-humains mi-extraterrestres. En donnant plus d’ampleur à l’ensemble des éléments installés dans la première mini série, tout en gardant certains défauts du à l’époque (certaines incrustations ratées) et sans être toujours très subtile, V, la Bataille Finale, capte l’attention du spectateur désirant connaître la suite, et ne décevra jamais réellement la plupart du temps. La plupart du temps oui, car on pourra noter des défauts, notamment vers la fin de la seconde partie et la troisième partie. Outre un final assez expéditif et simpliste (mais qui pourrait se tenir malgré tout), la mini série s’amuse alors à accorder de l’importance aux relations amoureuses entre les personnages. La niaiserie n’est pas loin, mais le tout va alors avec un changement de compositeur, ce qui donne un côté moins subtil à l’ensemble, plus « action et romance » que ce que la première partie nous donnait avec ses nappes sonores d’ambiance au synthé. Dommage. D’ailleurs au final, les deux premières parties semblent plus intéressantes que la dernière, qui ne sert finalement qu’à mettre à exécution le plan final, et arrête quelque peu de faire évoluer les personnages. Mais ne boudons pas notre plaisir, la bataille finale reste d’un niveau presque égal à la mini série originale, bien loin de la qualité plus discutable de la série qui suivie la même année.

16

Les plus

4h30 et pourtant un très bon rythme

Retrouver tous les personnages

Une conclusions intéressante

Des éléments intéressants (la conversion de Julie, Robin)

Les moins

Des éléments en arrière plan

Quelques maladresses

Des incrustations ratées

 

En bref : Moins bon et allant plus souvent à l’essentiel, cette second mini série se focalise plus sur les personnages de Mike et Julie, nous en dévoile plus. Quelques défauts et effets ayant vieillis, mais ça reste divertissant et même d’un plutôt excellent niveau.

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