HAPPY BIRTHDEAD de Christopher Landon


HAPPY BIRTHDEAD

Titre original : Happy Death Day
2017 – Etats Unis
Genre : Comédie horrifique
Réalisation : Christopher Landon
Musique : Bear McCreary
Scénario : Scott Lobdell
Avec Jessica Rothe, Israel Broussard, Ruby Modine, Charles Aitken, Laura Clifton et Jason Bayle

Synopsis : Teresa, une jeune lycéenne, est perturbée lorsqu’elle découvre qu’elle revit inlassablement la même journée. Une journée apparemment ordinaire mais qui s’achève toujours par sa mort brutale…

Happy Death Day, renommé Happy Birthdead (titre que je déteste) pour sa sortie en France en ce déjà lointain mois de Novembre 2017, avait tout du film pour me plaire. Il faut dire qu’il y a à peine quelques mois, lorsque je découvrais coup pour coup Edge of Tomorrow (avec un peu de retard) et Before I Fall sur Netflix, je me disais que le cinéma avait mit sacrément beaucoup de temps avant de prendre le concept du film Un Jour sans Fin et à le transposer dans d’autres genres cinématographiques. Et là je m’étais écrié avec des amis : pourquoi pas un slasher avec ce même principe ? Revivre la même journée pour débusquer son propre tueur, voilà qui donnerait un peu de nouveauté à un genre qui aura eu deux fois le même destin : celui de tourner en rond et d’ennuyer, une fois à la fin des années 80, puis dans les années 2000 après son revival en 1996 avec Scream. Et bien il faut croire que les producteurs de Blumhouse ont eu la même idée puisque voilà donc Happy Death Day, l’histoire de Tessa, une étudiante comme les autres qui le jour de son anniversaire, se fait assassiner le soir, et va revivre, encore et encore, la même journée, jusqu’à débusquer son tueur et ainsi survivre. Presque 5 millions de budget, Blumhouse à la production donc, c’était parti, et même la présence de Christopher Landon à la mise en scène ne me fait pas peur. J’aurais du pourtant me douter, n’aimant aucunes de ses œuvres, que le métrage ne serait pas à la hauteur de mes espérances. Car Christopher Landon, c’est les scénarios de Paranormal Activity 2 à 4 (aie), de Viral (déjà mieux), mais à la mise en scène, c’est un énième opus de Paranormal Activity (re aie) et Scouts Guide to the Zombie Apocalypse, une comédie d’horreur que beaucoup m’avait conseillé, et qui au risque de paraitre difficile, m’avait totalement emmerdé au point de passer la vision de la chose à discuter avec un ami.

Bref, revenons à Happy Death Day. Un film qui avait un potentiel énorme, mais qui finalement va hésiter tout le long sur ce qu’il doit être ? Une comédie ou un slasher ? Un peu des deux, mais une comédie plutôt gentille et un slasher PG13, donc plutôt gentil aussi. Et pourtant, tout commence plutôt bien, avec la présentation de la journée de Tessa, de son réveil jusqu’à sa mort. 20 petites minutes qui posent toutes les bases, puisque cette journée sera l’unique journée du métrage, avec toujours quelques variantes. Avec un concept aussi génial, il est très dommage de voir par contre que dés que tout commence, l’ensemble se fasse si timide. Passé le premier meurtre, très cut d’ailleurs niveau montage et donc très soft visuellement, le film révèle ses cartes, et au lieu de jouer sur un aspect choc de répétition, ou même sur la tension de notre héroïne qui cherche à échapper à son destin, le film fait le choix du comique de répétition. Mais sans être tordant, juste en se montrant, si je puis dire, dans l’ère du temps, avec un montage musical montrant les tentatives de Tessa pour survivre, et périr à chaque fois, souvent hors champ. Il faut savoir d’ailleurs que le réalisateur aurait lui-même fait le choix d’adoucir le ton du film comparé au scénario, retirant ainsi tout aspect sanglant. Et c’est bien ça qui est dommage au final, on ne sait pas vraiment à qui le film s’adresse.

Alors attention, le film n’est pas désagréable pour autant, mais le résultat final est finalement bien trop sage comparé à ce qu’il promettait et surtout face à ce qu’il aurait pu être. Un film pourtant court qui prend souvent la voie de l’humour facile mais jamais franchement drôle ou tordant, et qui retrouve vers le final souvent son côté slasher, mais qui encore une fois se fait vite oubliable, faute de gore (c’est souvent très soft ou hors champ lorsque ça pourrait saigner) et surtout de crédibilité, le film nous ressortant alors tous les clichés du genre, jusqu’à ses twists improbables, tirés par les cheveux et pas forcément bien amenés. Pour un jeune public peu habitué au genre, et qui se contente du minimum syndical, Happy Death Day fait parfaitement le boulot, et surtout évite toujours l’ennui, surtout qu’il est court, et il a néanmoins quelques scènes efficaces. De même, Jessica Rothe fait plutôt bien le boulot dans le rôle principal. Dommage qu’à côté, l’ensemble ne soit qu’un métrage gentillet pour adolescent, et surtout qu’il s’avère aussi peu marquant ou original, autant dans ses meurtres, son déroulement, ou l’identité de son tueur. En bref, une petite série B qui tient plus de la comédie pour ado que du vrai film d’horreur.

Les plus

Plutôt divertissant
Quelques moments amusants
Le concept, sur le papier

Les moins

Un film bien trop gentillet
Le concept pas exploité
Les clichés mal amenés

 

En bref : Happy Death Day faisait envie, mais il n’arrive jamais vraiment à exploiter son concept, et ne sait pas s’il doit être une gentille comédie, ou un vrai film d’horreur. Il n’est au final ni l’un ni l’autre.

4 commentaires

    1. Ce n’est qu’un slasher de plus, avec au final quasi une seule victime : l’héroïne. Il y avait tellement matière à aller plus loin, autant dans l’horreur que dans le comique. Mais le film ne m’a pas ennuyé, d’où la moyenne en note (mon premier critère. Si un film m’ennuie, forcément, ça part mal). Mais voilà, je l’ai vu, et avec le temps, je l’oublierais probablement.

  1. J’ai bien aimé l’aspect ludique du film et son petit côté Destination Finale pas déplaisant. En revanche, j’ai eu du mal à m’attacher à l’actrice principale même si son personnage évolue au fil des épreuves… Il semblerait qu’une suite soit en préparation.

    1. Ça ne me surprends même pas pour une suite, j’ai l’impression que tous les films à succès de ces dernières années auront forcément une suite. Entre ça, Sans un Bruit 2… Reste plus que Blumhouse annonce un Action ou Vérité 2 vu qu’apparemment ça a cartonné.
      Marrant que tu compares ça à Destination Finale, j’ai justement revu (et vu tout court pour le 4 et 5) la saga la semaine dernière, je prépare des petites chroniques dessus.

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