STAR TREK IV : RETOUR SUR TERRE (Star Trek IV: The Voyage Home) de Leonard Nimoy (1986)

STAR TREK IV : RETOUR SUR TERRE

Titre original : Star Trek IV: The Voyage Home
1986 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Durée : 2h02
Réalisation : Leonard Nimoy
Musique : Leonard Rosenman
Scénario : Steve Meerso, Peter Krikes, Harve Bennett et Nicholas Meyer
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, George Takei, Nichelle Nichols et Catherine Hicks

Synopsis : En 2285, au cours de leur mission de sauvetage sur Genesis, l’Enterprise a été détruit. C’est donc aux commandes d’un oiseau de proie Klingon volé que Kirk, Spock, McCoy, Sulu, Uhura, Chekov, Scotty et Saavik sont revenus sur Vulcain. Ils décident alors de rentrer sur Terre pour être traduits en cour martiale mais une surprise de taille les attend à leur retour… La Terre est sous la menace d’une curieuse sonde extraterrestre qui émet des signaux qui semblent correspondre aux chants des baleines à bosse, toutes disparues à cette époque. Kirk et son équipage devront entreprendre un périlleux voyage dans le temps pour tenter de ramener un couple de ces baleines à bosse avant que la sonde ne détruise la Terre.

Le troisième opus de Star Trek au cinéma est un succès, mais avant même sa sortie, la Paramount propose à Leonard Nimoy de travailler directement ensuite sur la quatrième film. L’acteur accepte et rempile donc dans le fameux rôle de Spock mais également comme réalisateur. Il écrit les grandes lignes de l’histoire également avant de laisser les scénaristes bosser tranquillement, préparant ainsi le film pour une sortie en 1986. Et contrairement au précédent métrage, le cahier de charge est ici moins chargé, laissant plus de liberté au réalisateur. Malheureusement, les choix qu’il fera sur son quatrième film seront plus que discutables. Après les sujets graves des trois premiers films, comme la vengeance, la destruction de la Terre et tout ça, ce quatrième film, prenant place directement après le troisième, part dans une direction totalement casse gueule. À tel point qu’il sautera dans tous les pièges possibles, les deux pieds devant. Et pourtant, que ça commençait bien. Les quinze premières minutes sont même très bonnes. Suite directe donc du précédent, nous voyons le résultat des actions de l’équipage de l’Enterprise, avec quelques petites intrigues politiques au ton grave (Les Klingons demandent carrément le jugement de Kirk). D’un autre côté, un étrange vaisseau se dirige vers la Terre, amenant la destruction totale de la planète et donc, des humains. Ce qui rappelle quelque peu le pitch du tout premier film, ce qui n’était absolument pas pour me déplaire, loin de là. Les intentions sont là, la base est bonne, la sauce prend, avec Spock qui passe des tests sur sa planète, nous verrons également sa mère, et puis soudain, le drame.

Leonard Nimoy voulait un ton plus léger pour ce quatrième film, ce que les 15 premières minutes ne laissaient pas forcément voir. Pas encore. Mais dés que l’on tombe clairement dans l’intrigue du métrage, tout part dans tous les sens, avec notre fameux équipage qui va devoir voyager dans le temps pour retourner dans le passé afin de sauver deux baleines à bosse, espèce éteinte dans le futur, et ainsi sauver la planète Terre de son extinction. Les films à message écolo, il y en a eu, pleins. Parfois, le message est subtil, passe, et ne vient pas parasiter le film. Parfois, comme récemment dans Jurassic World 2, le message est totalement bancal, raté et ridicule. Et parfois, le film ne cache même pas son message et en fait clairement le centre de son intrigue, et là rien ne va. Star Trek 4 est de cette trempe là. Jamais un message écolo n’aura été aussi présent et affiché clairement. Jamais il n’aura été le moteur même du film. Encore l’on pourrait se dire, pourquoi pas, mais dés que l’équipage se met à voyager dans le temps, le ton léger volontaire et voulu par l’équipe explose à l’écran dans un humour d’un assez bas niveau, trainant la saga dans le ridicule, et même, osons le mot, dans le nanar. Car ce Star Trek 4, à défaut d’être bon, m’aura beaucoup fait rire. Du moins au début, lorsque nos personnages débarquent dans le San Francisco de nos jours (enfin, de 1986). Les différences de langage, leur inexpérience dans les éléments importants de la société actuelle… Ça fait rire, à défaut d’être bon. Voir Spock plonger littéralement dans un aquarium pour nager avec des baleines, ou encore Chekov et Uhura demander à un flic au coin de la rue où trouver de l’énergie nucléaire à une époque où la guerre froide est encore présente, ça m’aura fait rire.

Malheureusement, avec ces 2h au compteur (2h02), Star Trek 4 peine à divertir sur la durée, surtout qu’il repart sur la fin dans un discours écologique presque embarrassant, et surtout, qu’il ne peut s’empêcher de mettre quelques éléments que la saga évitait jusque là, comme une relation, platonique certes, mais relation tout de même entre Kirk et la nouvelle héroïne féminine du film, spécialiste des baleines jouée par Catherine Hicks (la mère dans Jeu d’Enfant, le premier film de la saga Chucky). Le métrage devient en effet presque embarrassant, entre ces scènes de diner dans des restaurants Italiens, ou encore lors de la scène de rescousse de Chekov à l’hôpital. Ça paraît tout bête, mais la crédibilité générale de la saga prend alors un sérieux coup dans l’aile. L’humour qui ne fonctionne pas, son message écolo lourd, son scénario totalement prétexte ou tout débarque comme ça arrange les scénaristes (rien que le concept de remonter dans le temps est lancé comme ça, comme si c’était rien du tout, pareil pour infiltrer un bateau de l’armée). Certes le concept même du film offre de nouvelles situations et un peu de renouveau après un troisième opus un peu trop convenu, mais là, on plonge, carrément. Il était en tout cas temps de changer de réalisateur.

Les plus

Le début bien foutu
Quelques moments amusants

Les moins

Le message écolo
Beaucoup de scènes ne fonctionnent pas
C’est souvent lourd et peu drôle

En bref : Un quatrième opus plus léger, comme souhaité par l’équipe, mais surtout très bancal, pas souvent drôle, voire même presque embarrassant par moment.

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