GREAT WHITE de Martin Wilson (2021)

GREAT WHITE

Titre original : Great White
2021 – Australie / Etats Unis
Genre : Survival
Durée : 1h31
Réalisation : Martin Wilson
Musique : Tim Count
Scénario : Michael Boughen

Avec Katrina Bowden, Aaron Jakubenko, Kimie Tsukakoshi, Tim Kano, Te Kohe Tuhaka, Jason Wilder et Tatjana Marjanovic

Synopsis : Un voyage touristique bucolique se transforme rapidement en cauchemar lorsque cinq passagers d’un hydravion se retrouvent coincés sur un canot de sauvetage après avoir été attaqués par un grand requin blanc. Dans une tentative désespérée de survie, le groupe essaie de rejoindre la terre avant de manquer de provisions ou de se faire dévorer par les requins affamés qui se cachent juste sous leurs pieds…

Alors, même si absolument aucun titre n’aura réussi à atteindre la qualité des Dents de la Mer, et ce même si le film a à présent 46 ans, il faut avouer que depuis quelques années, le sous-genre du survival en eaux troubles s’est réveillé. Alors on aura bien eu quelques films honteux en cours de route, comme En Eaux Troubles avec Jason Statham, ou Peur Bleue et ses suites. Mais le genre ne s’était jamais aussi bien porté depuis longtemps. 47 Meters Down et sa suite même si inférieure, The Reef, The Shallows (Instinct de Survie)… Même niveau crocodile, ça se réveille, avec des Black Water (malgré sa suite vraiment pas terrible l’année dernière) ou Crawl d’Alexandre Aja. Alors forcément, quand un film débarque, s’appelant Great White, et veut se la jouer sérieux, en affichant fièrement qu’il est produit par les équipes de quelques bons films du genre, j’ai confiance moi. Et ce même si parmi la longue liste des producteurs, on trouve aussi quelques personnes ayant bossés sur Malibu Shark Attack (aie), et une bonne partie des producteurs de Black Water Abyss. Double aie donc. Puis un coup d’œil au casting, et moi j’y ai vu un bon moyen de me rincer l’œil dans le pire des cas, puisqu’on trouve dans le rôle principal la craquante Katrina Bowden. Pour rappel, on l’avait pour la plupart découvert dans la comédie sanglante Tucker & Dale, et c’était sacrément fun. Avant qu’elle ne plonge quelque peu dans les bas fonds du cinéma, à coup de Hold Your Breath pour The Asylum, de Nurse 3D (ce qui permet d’admirer son fessier dans la version non censurée) ou encore Piranhas 3DD. Bon allez, il faut couper court à tout suspense. Si Great White n’est pas le pire film de requin existant, car après tout, ça se bouscule sur ce palmarès, il n’est pas bon, et son premier gros défaut, c’est son scénario. Non pas que les survivals animaliers ont des scénarios en béton, ils sont prévisibles, mais pour que l’on s’y intéresse, il faut que l’écriture des personnages nous captive.

Pas de bol, Great White se foire totalement au niveau de ses personnages. D’ailleurs, en fait, c’est simple, si les personnages n’étaient pas aussi cons, sur les cinq personnages, il n’y aurait en fait eu qu’un seul mort. Donc ici, ils sont cinq, comme vous l’avez compris. Notre couple de héros, qui essaye de survivre face aux prêts bancaires, aux dettes, tout ça, et qui tiennent une société parfaite pour les touristes, faisant des tours en avion. Il y a le side kick inutile avec eux, ce qui permet de mettre un mort de plus, et un couple d’Asiatiques qui sont là car sinon, pas de films. Alors qu’ils repèrent un petit bateau abandonné et que l’hydravion est donc posé sur la mer, voilà t’y pas qu’un grand blanc qui a du voir Les dents de la Mer 4 sort de l’eau pour attaquer l’avion, le mettre hors d’état de nuire, et du coup, paf, nos cinq personnages se retrouvent sur un malheureux canot de sauvetage. Ils sont coupés de tout, car comme ils le disent dans les dialogues, la côte est à au moins 100 bornes (oui, ça fait beaucoup 100 bornes quand il faut ramer comme un con). Et voilà, c’est tout pour l’histoire, le reste n’est que de la survie, des pleurs, des personnages qui veulent pas mourir car ils attendent un enfant, et forcément, parmi le couple de héros, il faut que le mec ai un traumatisme car il a été victime des années plus tôt d’une attaque de requins. Il va donc pouvoir régler ses comptes. Alors, évacuons ce qui va bien dans Great White. La photographie, de jour comme de nuit, est plutôt jolie, tout comme Katrina Bowden d’ailleurs. La voir en bikini ou en tenue de plongée hyper serrée, cela fait toujours plaisir. Ah je m’égare pardon. Donc oui, la photographie est jolie. Le film a l’intelligence de ne pas montrer trop souvent son requin. Quelques rares scènes, notamment le final d’ailleurs, sont plutôt bien troussées. Voilà voilà, c’est tout. Car à côté, il y a des CGI franchement pas très jolis, des acteurs pas toujours très bons, des personnages tête à claque, des décisions stupides, et des moments bien comiques sauf qu’ils ne sont pas censés être drôle.

Ah oui désolé mais notre couple de héros qui saute à l’eau sans matériel pour se débarrasser des requins alentours, et arrivent à parler sous l’eau (même pas avec des sons étouffés par l’eau ou autre, on comprend parfaitement ce qu’ils disent), ça me fait rire. Et ça flingue aussi toute crédibilité vu qu’ils sont tous champions du monde en apnée, sauf quand le scénario ne le permet plus, pour nous mettre du rebondissement vous voyez ! Puis, il y a tout simplement les nombreuses conneries que l’on doit au personnage. Genre le mec cool qui tout à coup panique comme une fillette. Ou l’Asiatique qui s’énerve quand le side kick veut toucher sa copine (l’aider à mettre une tenue adaptée en fait), le jette à l’eau, il se fait bouffer, les gens sont tristes deux secondes. Trois minutes après, l’Asiatique tombe à l’eau, se fait bouffer, et là, c’est la fin du monde, tout le monde crie, pleure, bouh ouh ! Puis il y a ce requin, qui attaque un peu quand l’humeur n’est pas au beau fixe, puisqu’agissant sans vraie logique. Une personne à la mer, et donc, faisant des vagues et des mouvements pouvant être assimilé à un phoque ? Il attend bien le dernier moment pour débarquer et ainsi laisser à sa proie une chance. Par contre, rien ne se passe, aucun mouvement, tout est calme, et Pierre Henry (on va appeler le requin ainsi) en a marre d’attendre et décide de donner un coup d’aileron dans le canot pour foutre tout le monde à la mer. Je sais bien qu’il faut du rebondissement pour tenir 1h30, et donc forcément, briser un peu le réalisme, mais il y a des limites. Surtout quand dans la scène finale, on se retrouve encore avec un requin qui grogne sous l’eau bordel ! Ce film est-il une blague ? Je l’ignore, je ne pense pas, du moins pas au départ. Mais bon, au moins, la photographie est agréable à l’œil, et Katrina aussi, mais je l’ai déjà dit.

Les plus

Katrina Bowden en bikini
Quelques rares scènes fonctionnent
La photographie, jolie en soit

Les moins

Des personnages cons
Des décisions stupides
Des moments drôles, mais ce n’était pas voulu
Les CGI franchement pas terribles

En bref : Ne vous faites pas avoir, Great White n’est pas du niveau des autres productions du genre sorties récemment. Ses personnages sont très cons et peuvent parler sous l’eau, son requin peut grogner et sortir un peu trop de l’eau pour les besoins du scénario, bref, il y a tellement mieux (et pire aussi) dans le genre.

2 réflexions sur « GREAT WHITE de Martin Wilson (2021) »

  1. Oui, 47 M DOWN et sa suite, The REEF, THE SHALLOWS… C’est sympa. Celui-là est très dispensable. On n’a jamais fait mieux que JAWS, c’est dingue. Remarque, je suis sûr qu’en creusant, on pourrait ressortir pas mal de classiques inégalés de cette époque (fin 70 – 1980).

    1. Au final, des bons survival animaliers, on en a pas mal en fouinant bien. C’est juste que le genre a tellement été prit d’assaut par ce genre de petites productions opportunistes ratées qu’elles se noient. D’ailleurs j’ai vu sur imdb qu’ils prévoient un THE REEF 2. Ayant beaucoup aimé le premier que j’ai en BR, why not.
      Bref, vive les 70s et 80s ^^

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