ITERATION 1 de Jesse Lupini (2016)

ITERATION 1

Titre original : Iteration 1
2016 – Canada
Genre : Court métrage
Durée : 15 minutes
Réalisation : Jesse Lupini
Musique : Drew Harris
Scénario : Jesse Lupini et Lucas Kavanagh

Avec Katharine Isabelle, Zak Santiago et France Perras

Synopsis : Anna se réveille toujours dans la même pièce blanche avec une porté fermée, et toutes les 60 secondes, elle tombe, morte, avant de se réveiller à nouveau et de répéter le cycle.

Je regarde rarement de courts métrages, mais parfois, on est lancés, et on se décide enfin à les enchainer ces courts métrages que l’on a depuis des années, ou parfois, qui nous intéressent et que l’on a mit des années à trouver. La seconde option, c’est le cas de Iteration 1. Un court métrage de 15 minutes en provenance du Canada, avec un concept plus ou moins de science fiction qui pourrait bien rappeler quelques œuvres cultes comme Cube, et qui met en vedette la plus Canadienne des actrices horrifiques Canadiennes, à savoir Katharine Isabelle. Tout un programme. Et au bout de ces 15 petites minutes, et bien j’ai été conquis. Forcément, avec une si petite durée, il ne faut pas s’attendre à des masses d’explications, il n’y en aura pas du tout d’ailleurs. Juste Katharine Isabelle, quasi seule à l’écran, qui se réveille, et toutes les 60 secondes, meurt, et se réveille à nouveau. Elle se rendra compte que ses précédentes « incarnations » se manifestent toujours, et qu’elle peut donc les utiliser pour sortir de la pièce, puisqu’un interrupteur au sol permet d’ouvrir la porte. Sauf que derrière celle-ci, une autre pièce, identique, blanche (oui comme dans Cube), ou elle devra encore une fois se servir de ses précédents essais pour tenter de sortir de là. Un concept simple, avec des pièces qui ont chacune leur « énigme », et voilà. Un petit rebondissement dans la dernière partie, pas nouveau d’ailleurs, mais que je ne m’attendais pas à voir ici vu la courte durée du métrage, et qu’il met d’ailleurs bien en scène.

Après tout, il fallait bien soigner l’ensemble, vu l’esthétique volontairement sobre de l’ensemble, avec ses pièces blanches et un peu vides, et le fait que Katharine Isabelle est seule à l’écran. Elle s’en sort remarquablement bien d’ailleurs, et vient nous rappeler pourquoi elle a de si nombreux fans. Elle est parfaite, et ses mimiques, son regard, tout ça parvient à donner vie et crédibilité à son personnage, quand elle panique, quand elle craque et décide soudainement de ne plus se lever, ou qu’elle décide pour rendre ses épreuves plus simples de parler à ses différentes projections passées. La voir déambuler dans ses pièces vides est alors un véritable plaisir, et les minutes, si symboliques dans le récit, défilent alors à vitesse grand V. En l’état, Iteration 1 demeure un court métrage bien rodé, mystérieux, sans réponses claires, qui d’ailleurs dans le fond auraient peut-être déçus si elles étaient là, mais parfaitement soigné dans son visuel et sa direction artistique, et bénéficiant de l’aide d’une actrice talentueuse. Un très bon moment donc.

Les plus

Katharine Isabelle
Soigné visuellement
Court et rythmé
Un concept pas nouveau mais qui rend bien

Les moins

Finalement trop court
Pas de réponses, certains pourraient être frustrés

En bref : Iteration 1, c’est simple, épuré souvent, mais ça fonctionne, le réalisateur sait parfaitement ce qu’il fait, Katharine Isabelle est géniale, et les 15 minutes passent à la vitesse de l’éclair.

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