RING OF CURSE (ゴメンナサイ) de Asato Mari (2011)

RING OF CURSE

Titre original : Gomen-nasai – ゴメンナサイ
2011 – Japon
Genre : Fantastique
Durée : 1h34
Réalisation : Asato Mari
Musique : –

Scénario : Hidaka Yuka, Asato Mari et Minamikawa Yoichi

Avec Suzuki Airi, Natsuyaki Miyabi, Tsugunaga Momoko, Ishida Karen, Okai Chisato et Sagara Itsuki

Synopsis : Yuka a eu l’expérience la plus traumatisante de sa vie l’année dernière. Sa camarade de classe Kurohane a un talent pour l’écriture, mais elle est harcelée par les autres de la classe, en particulier à cause de son apparence. Mais on l’a force à écrire une pièce pour le festival de l’école, et Kurohane va s’exécuter. Mais chaque personne lisant sa pièce trouve la mort. Les mots peuvent-ils tuer ?

Encore une fois, on peut dire que j’aurais mis le temps pour voir cet opus signé Asato Mari. Une réalisatrice que j’apprécie malgré des débuts, disons le, plutôt discutables parfois. J’ai apparemment même la chance d’avoir raté trois de ces films, les opus 3 à 5 de la saga Real Onigokko, et tant mieux vu apparemment que ce sont des catastrophes, et trois films racontant la même histoire. Mais voilà, j’étais depuis des années passé à côté de son Gomen-Nasai, renommé à l’international Ring of Curse. Je l’avais, mais il me faisait peur. Peur à cause de son trio « d’actrices » déjà, qui ne sont pas des actrices, puisque ce sont des idoles du groupe Buono. Et oui, la mode de mettre des idoles dans les rôles principaux, et bien là, nous sommes en plein dedans, puisque ce n’est pas le rôle principal mais la trio principal. Ah ça fait peur. On pourrait aussi parler du fait que Gomen Nasai adapte une nouvelle. Mais pas une nouvelle gagnante dans des concours ou autre non, une nouvelle diffusée sur téléphone portable et visant un public adolescent. Ou adolescente. Est-ce pour ça que finalement, face au résultat final, j’ai envie d’être clément envers Gomen Nasai ? Car ça aurait pu être tellement pire voir catastrophique et que le film évite ça ? Peut-être. Ou serait-ce parce que même si elles sont souvent maladroites à l’écran, on sent que le trio d’actrices…. Non je reformule ! Ou serait-ce parce que même si elles sont souvent maladroites à l’écran et même à un ou deux moments elles font rire, que le trio d’idoles semble croire au projet ? Ou que la mise en scène d’Asato Mari n’est pas si mauvaise que ça ? Voyons voir ça.

Comme je le disais, il y a donc trois idoles, et donc, trois personnages importants dans l’intrigue. D’un côté, il y a Yuka (Suzuki Airi, que l’on a revu depuis dans…. Aucun film de cinéma voilà tout est dit), une jeune lycéen sérieuse, a la vie banale, qui fait partie du club de littérature, qui n’a pas grand-chose à se reprocher, et qui est donc l’exemple même du personnage peu intéressant. Puis il y a Kurohane (Natsuyaki Miyabi, même constat, pas d’autres films depuis 2011), fille renfermée, au teint pâle, aux yeux fous cachés derrière sa coupe en bol, souffre douleur de la classe, avec un don pour l’écriture. Et forcément, qui dit souffre douleur et donc harcèlement, dit qu’il faut un harceleur. C’est Sonada (Tsugunaga Momoko, qui… non ben encore la même) qui s’y colle, faisant donc la garce, celle qui veut être bien vue, donner des ordres, faire sa loi et j’en passe. Des archétypes de personnages tout ce qu’il y a de plus classiques. Ça ne joue pas très bien, mais on évite malgré tout la catastrophe, on a déjà vu bien pire (et bien mieux, mais chut). Le film a au moins un bon point pour lui, et il s’agît de son mystère, plutôt prenant. Et même un autre bon point, c’est qu’il évite de chuter la tête la première dans le cliché de ce genre de films malgré le début qui laisse présager ça. Non, le harcèlement de Kurohane ne sera pas le cœur du récit, et la réalisatrice ne va pas insister dessus. Bon point, car je vois mal la réalisatrice pouvoir aller à fond dans ce sujet avec trois idoles dans les rôles principaux. Il reste donc le mystère du film. On demande à Kurohane d’écrire une pièce pour le festival de l’école, et elle accepte. Écrivant jour et nuit, pendant les cours, pendant les pauses, tout le temps, la jeune femme ne lèvera pas les yeux, ni le stylo d’ailleurs, se contentant d’écrire. Sauf qu’un sort catastrophique attend ceux qui vont lire ces écrits. Ces mots peuvent-ils tuer, ou s’agît-il juste d’une énorme coïncidence ?

Le mystère tient plutôt bien la route, du moins pendant un temps, jusqu’à une scène que je n’ai absolument pas vu venir. Car juste après quelques petites révélations, on se demande où le film va pouvoir aller vu qu’il a joué déjà pas mal de cartes, et là, bim, un élément (gentiment) sanglant débarque et le film dévoile sa structure. Trois idoles, trois personnages, trois points de vue, et donc trois visions de la situation. Hop, on change de personnage principal pour donner du fond à chacun des personnages. Le procédé aurait pu être sympathique, mais finit plutôt par tourner en rond sur la fin, comme si une fois le mystère révélé, le scénario n’arrivait plus à tenir la route, à se renouveler. Le pire étant finalement sans doute son final, prévisible et que le cinéma de genre se sera fait une joie de nous sortir assez souvent maintenant (It Follows, Action ou Vérité). Mais c’est un détail vous me direz. Donc, Gomen Nasai, c’est mauvais ? Ce n’est pas particulièrement bon, et d’ailleurs, ça ne se prive pas pour pomper pas mal d’autres films d’horreur Japonais. On pense bien évidemment à Ring, mais pas que. Mais Gomen Nasai se laisse regarder. Sa mise en scène est plutôt solide, on peut se prendre au mystère qu’il propose pendant un temps, ce n’est jamais franchement désagréable à regarder, et arrivé à la fin, on peut même rire un peu de la prétention de l’ensemble (le lien entre le final et la scène d’introduction où les idoles de Buono nous racontent pourquoi elles ont voulu faire le film). C’est tellement naïf que ça en devient presque attachant en réalité. Un mauvais film sympathique ? Non, plutôt un film moyen mais divertissant et malgré tout fait avec sérieux.

Les plus

La mise en scène d’Asato Mari tient la route
Au début, c’est plutôt intéressant
Ça évite quelques pièges du genre

Les moins

Ça ne joue pas toujours très bien
Peu effrayant (pas du tout)
Ça pique des idées un peu partout

En bref : Gomen Nasai n’est pas un grand film, sans doute plombé par son trio d’idoles, mais aussi par la structure même de son histoire. Malgré tout, ça se regarde, on a vu pire, ça a été fait plutôt avec sérieux, quelques moments fonctionnent.

3 réflexions sur « RING OF CURSE (ゴメンナサイ) de Asato Mari (2011) »

    1. Tu es fan, démasqué!!!!!!!! En plus quand j’ai commencé à mettre en page l’article il y a quelques jours (Oui, il y a du mieux demain, DUNE), je me suis dis « non, il ne va pas reconnaître le titre international et n’osera pas parler des pizzas ». Mais que dalle, cette pub te hante depuis des années 😀

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