PLANET DUNE de Glenn Campbell et Tammy Klein (2021)

PLANET DUNE

Titre original : Planet Dune
2021 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Durée : 1h26
Réalisation : Glenn Campbell et Tammy Klein
Musique : Mikel Shane Prather et Christopher Cano
Scénario : Lauren Pritchard et Joe Roche

Avec Emily Killian, Anna Telfer, Cherish Holland, Sienna Farall, Christopher William Johnson, Sean Young, Tammy Klein, Ramiro Leal et Clark Moore

Synopsis : Une équipe de sauvetage est envoyée sur une planète désertique pour sauver un précédent équipage. Sauf qu’ils sont rapidement chassés par les prédateurs de cette planète, des vers des sables géants.

Pourquoi ? Pourquoi me suis-je lancé dans Planet Dune, dernier mockbuster de la part de The Asylum, cette boite magnifique que j’aimerais beaucoup voir couler un jour ? Pour la blague, histoire de pouvoir mettre en avant le fait que Dune par Denis Villeneuve figure en haut de mon top et que Planet Dune figurera en haut de mon flop ? Même pas, car malgré un film mauvais et des critiques désastreuses partout, plus que d’habitude même, sans doute par le fait que Planet Dune, et bien, touche à Dune, et non pas un bête blockbuster comme Transformers, et bien, j’ai vu que l’équipe avait fait des efforts depuis la dernière production que j’ai vu venant de leurs locaux, et du coup, non, Planet Dune ne sera pas le pire film de l’année 2021. Du coup, pour l’amour de la blague, on peut dire que j’ai vu le film pour rien, voilà ! Oui car en 2021, autant la concurrence en bons films est grande, mais la concurrence en mauvais films l’est tout autant, merci pour cela à Bruce Willis, à Blumhouse, à Baboulinet, à la Chine, et à ses sagas qui ne veulent pas mourir. Planet Dune d’ailleurs ne reprend pas grand-chose de Dune. Pas d’épices, pas de grandes maisons dans l’univers qui se font la guerre. Même les fameux vers des sables, présents, font plus penser à une chaussette animée à l’écran, et à un mélange entre les vers des sables de Dune et les Graboids de Tremors dans les faits. Nous suivons donc ici une mission de secours, avec une bien jolie blonde jouée par Emily Killian à sa tête, mignonne mais pas forcément douée, qui aime désobéir aux ordres, et est en quelque sorte « punie » avec cette mission sur une planète désertique qui va très rapidement mal tourner. Car oui, attention, les prédateurs de cette planète sont des méchants vers des sables pas contents et qui vont chasser notre fine équipe pas toujours douée.

L’autre lien avec Dune ? Et bien il faut le chercher du côté du Dune de David Lynch, puisque pour une raison obscure et qui le restera, Sean Young, qui jouait Chani, se retrouve au casting dans le rôle de la supérieure de notre fine équipe, et qui donc, bien que mise en avant sur la pochette (enfin, son nom), n’a droit qu’à quelques scènes au début, et quelques scènes sur la fin. Bref, et à part ça ? Je vous ai déjà dit que ce n’était pas bon ? Oui je crois bien. Sauf que Planet Dune semble vouloir y croire, vouloir faire des efforts. En fait, on est clairement un cran au-dessus des productions passées de la part d’Asylum. Sans doute la peur de la concurrence, puisqu’un certain Mark Polonia, dont j’avais vu un de ses films avec Misty Mundae (le méga fauché Splatter Beach), s’est lui aussi lancé dans le mockbuster de Dune avec Dune World, apparemment totalement catastrophique. Alors oui, il y a des efforts ici. Certains CGI sont même potables, la photographie est par moment propre, Sean Young pas mauvaise en soit même si on lui fait jouer des choses peu palpitantes, certains décors font preuve d’un certain sérieux, le métrage n’est pas trop chiant et donc plutôt rythmé. Le souci, c’est qu’à côté de tout ça, et bien, ça coince toujours. Toujours filmé avec les pieds, toujours avec des acteurs qui veulent y croire mais qui du coup en font constamment des tonnes jusqu’à faire sourire le spectateur embarrassé (profitez de mes captures amusantes juste au-dessus), toujours avec des ambitions que le budget ne permet pas du tout de concrétiser à l’écran, toujours avec quelques CGI qui semblent sortir de l’ère Playstation 2 (mine de rien, on est sur la Playstation 5 si j’en crois la légende, donc Asylum devrait se bouger). D’ailleurs, c’est avec un gros sourire moqueur lors du générique que je me suis dis que ce serait peut-être deux fois mieux que d’habitude, vu qu’il y a deux compositeurs, deux scénaristes, deux réalisateurs. Evidemment, ça ne change pas grand-chose hein dans les faits, mais ça m’a fait rire.

Donc dans Planet Dune, on a du désert (qui ne semble pas toujours être du studio, bon point), des couleurs oranges, ce qui manquait un peu au Dune de Villeneuve, des vers numériques ratés qui ont la même gueule que dans Tremors, clairement, des scènes dans des grottes, un équipage qui ne s’entend pas histoire d’amener quelques conflits dans l’histoire, un mec qui va chevaucher un ver (ça vous rappelle quelque chose ?), et une actrice principale qui fait ses gros yeux pour jouer la surprise, fait la moue quand elle n’est pas contente, mais qui, au-delà de son manque de talent et de naturel, a l’air d’y croire et se donne à fond. Dommage qu’en jetant un œil à sa carrière, on remarque depuis 2019 au moins 3 ou 4 productions The Asylum… Ça ne va pas l’aider à s’améliorer tout ça. Mais voilà, vous comprenez le souci du film. Ce n’est pas bon, le film a clairement été fait pour surfer sur le succès de Dune, et a donc été fait pour de mauvaises raisons, on a du mal à prendre les personnages et les situations au sérieux, mais ce n’est pas le bas des productions Asylum. Est-ce qu’ils s’améliorent ? Non, ils ont sans doute juste un poil monté le budget ! Est-ce que ça mérite qu’on s’y attarde ? Non, le Villeneuve est en salles et la partie 2 sera là dans 2 ans. Si vous voulez souffrir par contre, vous pouvez toujours tenter le double programme Planet Dune et Dune World. À voir si vous en sortez indemne !

Les plus

La blonde est bonne
En soit, il y a des efforts certains
Quelques vrais décors travaillés

Les moins

Sean Young a bien vieillie
Ça sonne souvent faux et cheap
Les CGI
Que ça joue mal
Pourquoi on pense parfois plus à Tremors ?

En bref : The Asylum a encore frappé, avec Planet Dune. Mal joué, souffrant de CGI mauvais, d’un scénario pas forcément intéressant, on est pourtant loin du pire de ce que la boite sait faire, les deux réalisateurs semblent y croire, et les acteurs, aussi mauvais soient-ils, se donnent souvent à fond.

6 réflexions sur « PLANET DUNE de Glenn Campbell et Tammy Klein (2021) »

    1. C’est souvent ce que je me dis, l’argent, mais bon vu le budget total des films, même une ancienne tête connue, qui en plus rafle du coup un petit rôle, ne va s’en doute pas gagner des milles et des cents sur le film….
      Après bon, vrai qu’elle est rare sur les écrans et que en plus, son nom ne doit plus parler à ceux de moins de 30 ans, sauf les cinéphiles… Donc on va dire que ça permet de continuer à travailler.
      Par contre, hors de question que je me tape l’autre mockbuster de DUNE : DUNE WORLD. Apparemment encore pire. J’ai vu quelques images on dirait un truc filmé dans un garage avec des fonds verts mal détourés partout…

        1. C’est ça 😉
          Même si je pense que ceux qui verront ce film sont soit les amateurs de nanars (pour se marer un coup avec les potes lors de soirées bières/pizzas), soit les cinéphiles un peu félés comme moi qui aiment déjà de base le Lynch.
          En parlant de Lynch, je dois revoir un film de lui que je n’ai pas revu depuis bien 10 ans : WILD AT HEART !

          1. Je prépare une vague de chroniques avec Nicolas Cage, et donc je trouverais ça bête de zapper certains des grands moments de sa carrière, donc WILD AT HEART, en plus d’être un très bon Lynch comme toujours, doit y figurer. Je dois aussi me refaire ARIZONA JUNIOR et BRINGING OUT OF THE DEAD pour compléter tout ça d’ailleurs.

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