CUANDO LOS ANGELES DUERMEN de Gonzalo Bendala (2018)

CUANDO LOS ANGELES DUERMEN

Titre Original : Cuando Los Angeles Duermen
2018 – Espagne
Genre : Suspense
Durée : 1h31
Réalisation : Gonzalo Bendala
Musique : Pablo Cervantes
Scénario : Gonzalo Bendala

Avec Julián Villagrán, Ester Expósito, Marian Álvarez, Sira Alonso de Alarcón, Asia Ortega et Daniel Jumillas

Synopsis : Un père de famille voit sa vie tranquille basculer le soir où il fauche deux adolescentes avec sa voiture.

Le cinéma Espagnol, passé quelques films vus par connaissance du réalisateur (les films de Jaume Balagueró par exemple), ou du casting (Ana de Armas avant qu’elle ne soit connue), je ne connais pas des masses. Alors quand on tombe sur un métrage par hasard, et que le genre du film est pile dans ce qu’on aime, pourquoi se priver de la découverte. Cuando los Angeles Duermen, aussi connu sous le nom de When Angels Sleep en dehors de l’Espagne, c’est un tout petit thriller de 2018, partant d’une intrigue simple que l’on a déjà vue, disponible chez nous sur Netflix sous son titre original Espagnol, et bien entendu caché en fond de catalogue, et disponible seulement depuis 2025. Oui, on aura beau me dire tout et n’importe quoi, le streaming n’a absolument pas augmenté la disponibilité des films, ni la vitesse de disponibilité. Car si vous ne le savez pas, le catalogue Netflix ne fera rien pour vous indiquer la présence du film. Et donc, ce Cuando los Angeles Duermen, c’est l’un des premiers rôles à l’écran d’Ester Expósito, qui avait justement tournée pour Jaume Balagueró dans son Venus en 2022, un film lui aussi condamné au streaming quasiment partout (si vous voulez une édition physique, il faudra se tourner vers le DVD Japonais, et oui). Et l’histoire est simple. Un homme fait tout pour rentrer chez lui un soir après le travail, alors que c’est l’anniversaire de sa fille, mais face à la fatigue, il perd le contrôle de son véhicule quelques instants. Et c’est assez pour que le drame survienne, renversant une jeune femme. Il pourrait fuir, ou alors rester et accepter ses responsabilités, ce qu’il compte faire au départ, en contactant les urgences malgré le coin paumé et le mauvais réseau, sauf que le fait que la jeune femme n’était pas seule, mais accompagnée de sa meilleure amie, traumatisée, va compliquer les choses. Car entre cet homme paniqué qui ne prend pas les bonnes décisions et paraît donc coupable (ce qu’il est, même si involontairement) et cette jeune femme traumatisée un brin hystérique qui pourrait donc mettre sa vie en danger, la confiance ne règne pas.

Si bien que l’on assiste pendant 1h30 exactement à ce que l’on attend. Germán qui va tenter de contrôler la situation, s’arranger pour ne pas finir en prison, et Silvia qui à l’opposé, craint pour sa vie, et va tenter de fuir l’homme d’affaire, tandis que Gloria (Asia Ortega), la jeune blessée, succombe rapidement à ses blessures, ce qui ne va pas arranger la situation, pour aucun des deux personnages. Une route perdue, une forêt, une voiture, deux personnages, et voilà, l’affaire est dans le sac, le reste autour n’est qu’exposition et contexte, avec la femme et la fille de Germán qui l’attendent à la maison, et la famille de Silvia avec qui la jeune femme est en conflit de base, ainsi que les deux hommes qu’elle voyait en début de soirée avec sa meilleure amie. Car oui, le métrage se focalise intégralement donc sur la survie de la jeune femme, en adoptant le point de vue de Germán. Va-t-il s’en sortir ? Va-t-il parvenir à raisonner la jeune femme ? Ou au contraire, est-ce que chaque tentative ne fait que le pousser un peu plus vers une issue fatale et inévitable ? Quiconque connait un peu le genre ne sera jamais surpris par la tournure des événements, car le métrage n’est jamais farouchement original, que ce soit dans ses rebondissements, dans ses personnages, ou même finalement dans son final. Mais ce qu’il propose, il le fait malgré tout plutôt bien, sans fausses notes, et sur une durée allant à l’essentiel tout le temps. Et encore plus important, sans en faire forcément des caisses jusqu’à rendre le récit, simple, surréaliste. Les péripéties sont peu nombreuses mais s’étirent pour faire planer le suspense, et le film parvient à placer sa morale de manière plutôt habile. Enfin, morale… Disons qu’il nous met clairement du côté de Germán, quand bien même il semble être un mari distant, qui se tue au travail, n’écoute pas les conseils, cause des accidents et tente de sauver sa peau quitte à faire tomber les autres.

Oui, malgré tout ça, il est bien le héros, celui que l’on suit. Car face à lui, Silvia, même si évidemment, on ne connait pas tous les détails, elle s’avère brutale verbalement avec sa mère, elle traine avec sa meilleure amie, se drogue, et qu’importe ce dernier élément, elle imagine immédiatement le pire, pour elle, et de la part des autres envers elle. On se doute bien que l’issue ne sera pas heureuse pour les deux personnages, et là est tout l’intérêt du métrage. Si on sent que le budget était sans doute assez bas, c’est malgré tout plutôt proprement filmé, ça n’essaye pas d’en mettre plein la vue et du coup ça reste crédible dans ses péripéties, et au final, oui, même les acteurs font du plutôt bon boulot. Quand on aime le genre donc, jamais rien de surprenant, mais 1h30 plutôt bien rodée pour passer un moment agréable devant cette modeste production Espagnole. Et parfois, il n’en faut pas plus pour passer un bon moment.

Les plus

Un thriller bien rodé
Une économie de moyens donnant un côté réaliste
Ça n’en fait pas des caisses
Court et allant à l’essentiel

Les moins

Mais forcément ultra prévisible et balisé
Court, prenant, mais trop simpliste pour certains

En bref : Cuendo los Angeles Duermen, c’est un thriller simpliste dans son propos, avec peu de lieux, peu de personnages, mais plutôt prenant et malgré ses limites, bien fichu.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ A well made thriller
♥ A realistic film
♥ It never tries to do too much
♥ Short and well paced
⊗ Highly predictable
⊗ Short, and too simplistic to some
When Angels Sleep is a simplistic thriller, with a simple story, not many location, not many characters, but despite its limitation, it holds up and is well made.

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