Titre Original : Escape from Area 51
2021 – Etats Unis
Genre : Science-Fiction, je crois
Durée : 1h17
Réalisation : Eric Mittleman
Musique : John Boegehold
Scénario : Eric Mittleman et Carlos Perez
Avec Donna D’Errico, Chris Browning, Sarah Schueler, Caleb Thomas, Leon M. Brown, Veronica Farren, Kelton Jones, Clint Carney, Anouk Samuel, Robert Rhine et Jin N. Tonic
Synopsis : Sheera, une guerrière extraterrestre sexy utilise un problème de puissance pour s’échapper de la zone 51. Elle doit maintenant échapper à ses ennemis pour sauver Kyra, sa camarade guerrière et retrouver le chemin du retour.
Quand on se lance dans un film produit par Ted Chalmers, et donc produit et souvent distribué par la société Tom Cats, on sait d’entrée de jeu dans quoi on se lance. On a de grandes chances de tomber sur un produit imbuvable, comme Bloody Mary 3D, Black Bat ou bien Amityville Vampire. Dans le meilleur des cas, on peut tomber sur des produits presque bons, comme Cynthia en 2018. Ou des films très drôles comme Titanic 3, à jamais dans nos cœurs. Et avec un brin de nostalgie (et quelques recherches), on se souviendra qu’il avait aidé à produire (pas comme producteur principal donc) Faust de Brian Yuzna… c’était d’ailleurs son premier travail comme coproducteur exécutif. Rôle qu’il a tenu une seconde fois sur le dernier film en date de Yuzna, Amphibious 3D. Une information inutile ? Certes, mais on pourra au moins se dire qu’au départ, il essayait. Tout ceci nous amène à Escape from Area 51, coproduit par Robert Rhine, réalisé et coécrit par Eric Mittleman, réalisateur à la base de… quelques vidéos pour Playboy à la fin des années 90 et début des années 2000, avant une pause de 19 ans dans sa carrière, pour revenir avec ce film. Une attente qui lui a sans doute permit de murir son projet, de contrôler chaque aspect créatif, de mettre à l’écran ses ambitions les plus folles… Non évidemment, non. Il est question d’une alien, forcément sexy, en tenue moulante et grise, qui s’échappe de la zone 51. Forcément, une alien blonde à forte poitrine. Et il ne faut que quelques minutes pour prendre peur devant le métrage, avec ce début filmé façon found footage du pauvre, avec une bande de jeunes peu intéressant, avant de rencontrer notre alien, qui s’évade de la zone 51 après qu’un des jeunes ne pisse sur une installation ce qui fait tout péter… Si la zone 51 existait, je pense que la sécurité serait un poil plus solide.
Et quand on parle d’évasion de la zone 51, n’attendez pas des grands labos, des couloirs immenses… limitez tout ça à une vieille salle d’archive de 2 mètres carrés, et une salle de surveillance avec un écran, deux figurants et une table vide. Ah non, deux écrans pardon. Et quand notre alien s’échappe, c’est pour arriver dans le lieu préféré des productions fauchées : une forêt quelconque, car ça ne coûte rien en décors et que l’éclairage naturel fera le boulot… Il est difficile de faire pire que l’introduction du métrage, qui annonce en réalité la couleur, car rien, jamais rien ne viendra relever le niveau. Ça joue souvent très mal, les effets spéciaux numériques sentent le bas de gamme fait sur After Effect par quelqu’un qui n’y a jamais touché de sa vie, les quelques effets sur le plateau sont très rudimentaires (mais comparé aux CGI, c’est meilleur), et ne parlons pas des costumes, avec ces aliens habillés en tenue moulante, ou en cuir noir. Si l’on ajoute par-dessus tout ça des bruitages de cartoon par-dessus, et des personnages principaux insupportables, et on a le bon combo, si bien que malgré sa courte durée de 1h16, Escape from Area 51 paraît souvent long et interminable. Si bien qu’on se demande en réalité si le réalisateur a livré sa vision mais est juste plutôt incapable, ou bien qu’il restait quelques dollars dans la caisse des producteurs qui ont alors lancés la production du film car pourquoi pas. Du coup, le film tente par tous les moyens de faire croire qu’il a un peu plus d’argent que son réel budget, mais il le fait de manière tellement maladroite que ça en devient presque dépitant. Il suffit de voir ce moment assez lunaire où le montage se permet d’insérer des plans venant probablement d’un gros festival, que le film balance alors la grosse musique métal, avant que la réalité du film ne revienne au galop, avec deux malheureuses figurantes dansant dans une forêt vide.
Et quand le métrage tente de l’humour, ça a beau être absurde, ça ne fait pas rire car tout le reste ne fonctionne déjà pas pour créer un décalage. Voir ses aliens mal animés se mettre à danser également, c’est une certaine vision de l’enfer. Pareil lorsque notre blonde alien se met à vouloir manger un gâteau, sans enlever son emballage en plastique. En parlant de plastique… ce genre de métrages, totalement fauché, parvient souvent, enfin, tenter de détourner l’attention du spectateur avec son lot de nudité totalement gratuite. Mais même là en réalité, c’est le néant. L’opposé d’un Bloody Mary 3D qui n’avait que ça à proposer (et qui était très nul). On aura bien quelques actrices mignonnes, mais le tout reste très prude, jusqu’à l’apparition éclair de Jin N Tonic, qui coûtait sans doute trop cher pour apparaître plus que le temps d’une scène de quelques secondes. Du coup, pas de nudité, pas de gore, une forêt, de très mauvais CGI, et des acteurs qui passent la plupart du film, au choix, assis autour du feu et à parler de tout et de rien, ou à marcher, en forêt, à parler de tout et de rien. Et quand un acteur est seul… il se parlera à lui-même, il faut bien combler comme on peut et atteindre péniblement la durée réglementaire d’un long métrage… C’est triste, car les productions de Robert Rhine (qui produit donc avec Ted Chalmers) respirent souvent au moins la bonne humeur, l’envie de divertir. Là, le seul moment drôle, c’est ce moment lunaire où le film passe d’une journée ensoleillée à la nuit noire en un seul plan assombri digitalement au montage… ça et le caméo de Jin N Tonic toute nue, évidemment.

Les plus
Ça parait fou, mais quelques secondes de nudité, ça réveille
Les moins
Incroyablement fauché
Jamais intéressant
Visuellement immonde
Les tentatives d’humour catastrophiques
Les CGI qui piquent les yeux
Que c’est mal joué
En bref : Escape from Area 51, c’est le fond du fond du catalogue de Tom Cats. Fauché, longuet, mal joué, mal filmé, mal étalonné, jamais drôle.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ It sounds crazy, but a few seconds of gratuitous nudity can wake you up | ⊗ Totally cheap ⊗ Never interesting ⊗ Visually bad ⊗ It tries to be funny, and failed ⊗ The CGI are crazy and hurt the eyes ⊗ The acting is so bad |
| Escape from Area 51, it’s the bottom of Tom Cats’ films. Cheap, long, badly acted, badly filmed, never funny. | |




















