JUST PLAY DEAD de Martin Campbell (2026)

JUST PLAY DEAD

Titre Original : Just Play Dead
2026 – Angleterre / Espagne
Genre : Thriller
Durée : 1h36
Réalisation : Martin Campbell
Musique : Robert Folk
Scénario : Dan Gordon

Avec Samuel L. Jackson, Evan Green, Eoin Macken, Jason Fernandez, Maria Pedraza, Nicole Ansari-Cox, Jordi Borras, Eduardo Aladro et Salvador Esparza

Synopsis : Lorsque Jack Wolfe est acculé par le FBI, il prévoit de simuler sa propre mort et de toucher les 30 millions de dollars de son assurance-vie avec la complicité de sa femme “endeuillée”, Nora, tout en faisant accuser son amant, Chad, de son meurtre. Mais Nora a son propre plan : tuer Jack pour de bon, faire accuser Chad et garder la fortune pour elle seule.

Depuis des années, Martin Campbell s’est réfugié en quelque sorte dans des petites productions lorgnant vers l’action, le thriller. Des films donc bien éloignés des films pour lesquels le grand public le connait, loin des Goldeneye, Casino Royale, Le Masque de Zorro ou même Vertical Limit. Des films moins ambitieux, à petit budget. Mais des films que j’ai toujours continué de défendre, en les prenant pour ce qu’ils sont, à savoir donc des petits divertissements, pas forcément à voir sur un grand écran, mais qui font clairement le job pour une petite soirée. Est-ce que l’échec et la réception catastrophique de son Green Lantern en 2011 a joué dans la balance ? Possible puisqu’en y regardant de plus près, passé ce film, Campbell aura passé quelques années à la télévision, avant de revenir en signant The Foreigner, l’un des derniers grands films de Jackie Chan d’ailleurs, en 2017, puis en se laissant aller à ces petites productions de moindre envergure ensuite. Mais que ce soit The Protégé avec Maggie Q et Michael Keaton, Dirty Angels avec Eva Green ou Cleaner avec Daisy Ridley, je n’aurais jamais passé un mauvais moment devant ces métrages, bien que reconnaissant leurs défauts, et leurs limites. J’attendais donc avec une petite impatience son nouveau métrage, Just Play Dead, qui remettait sur le devant de lascène des acteurs que le réalisateur connait bien, à savoir Samuel L. Jackson et Eva Green, pour ce qui s’annonçait comme un thriller convenu, mais possiblement divertissant lorsque l’on aime le genre, avec ce couple à la dérive, le mari sur le point de tout merdre, et décidant de simuler sa mort. Sauf que sa femme aimerait bien le tuer pour de vrai. Un film d’arnaque donc, où tout le monde cherche à arnaquer tout le monde pour s’en sortir.

Et finalement, je sors déçu de la vision. Difficile d’ailleurs de mettre le doigt sur ce qui coince très exactement, car dans les faits, Just Play Dead bénéficie en effet de Samuel L. Jackson, toujours classe malgré sa coiffure discutable, et du charme d’Eva Green, toujours charmante tant d’années après Casino Royale, et donc toujours parfaite en femme fatale. Niveau mise en scène, pareil, ce n’est jamais génial, on sent que nous sommes clairement face à un petit film, calibré pour le petit écran presque au final, malgré le charme indéniable que ces petites productions peuvent avoir (notamment, un tournage sur place et une absence de fonds verts), mais ça manque souvent d’impact. Au final, ce qu’on pourrait vraiment reprocher au film, et beaucoup le feront, c’est son scénario. Je suis très friand de ce genre de métrages, ces thrillers manipulateurs où les twists s’enchainent, ou chaque personnage croit avoir la main, et va surenchérir dans un plan voué à l’échec puisqu’un autre personnage va surenchérir derrière. Il y a toujours eu quelque chose de très ludique dans ça, voire même de jouissif en fait, et vouloir faire ça avec un couple formé par Samuel L. Jackson et Eva Green, tourné en Espagne, c’était presque le projet de rêve. Mais le scénario, il coince. On a souvent du mal à y croire, du mal à être dedans, du mal à croire à tous ces retournements de situations, à tous ces « je t’aime moi non plus », à ces trahisons par centaines. Surtout qu’en général, dans ce genre de films, le tout se doit d’être fluide, de capter l’attention du spectateur, avant de lui livrer un final qui le tient en haleine et arrive à le surprendre malgré toutes les magouilles déjà vues. Just Play Dead échoue déjà sur sa narration, pas hyper fluide, et avec quelques coups de mou mi-parcours, mais aussi sur son final.

Car oui, le final, il arrive, d’un coup, et il semble expédié, comme si cela n’intéressait même pas le scénariste, ni le réalisateur d’ailleurs. Un peu comme si on s’attendait à une grosse surprise, mais qu’à la place, le film préférait que le plan se déroule presque intégralement comme il avait été conçu, et donc verbalisé par les acteurs avant, et ne nous récompensant juste avec un petit épilogue en guise de twist final qui a malgré tout du mal à prendre en réalité, tant ça manque d’ampleur. Comme le film dans son ensemble en réalité. Si bien qu’après pourtant ses seulement 97 minutes, j’étais perplexe. Et déçu. Triste presque pour Eva Green, excellente actrice, toujours crédible en femme fatale même en 2026, à 46 ans, toujours belle, toujours très bonne actrice. Ce n’est pas intégralement mauvais, mais c’est en fait pire, puisqu’avec une telle équipe devant et derrière la caméra, on a envie d’y croire, forcément, et que la chute n’en est que plus brutale. Un DTV donc totalement anecdotique, pas toujours passionnant même si sa dernière ligne droite avant le final nous laisse justement espérer. En vain.

Les plus

Samuel L. Jackson qui fait du Samuel L. Jackson
Eva Green toujours crédible en femme fatale
Quelques bons coups parfois

Les moins

Pas toujours passionnant
Un scénario peu crédible
Un final hautement décevant

En bref : Le dernier film de Martin Campbell est une grosse déception, malgré son concept et son casting. La sauce a très souvent du mal à prendre, ça manque de crédibilité, et c’est rarement bien excitant à regarder.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Samuel L. Jackson does the usual Samuel L. Jackson
♥ Evan Green still credible as the femme fatale
♥ A few nice moments
⊗ Not always interesting
⊗ The script, often hard to believe in this
⊗ The finale, disappointing
Martin Campbell’s last film is a big disappointment, despite its idea and the cast. It’s hard to believe in the story, its twists, and often not that interesting to watch.

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