EVIL CLUTCH (Il Bosco 1) de Andrea Marfori (1988)

EVIL CLUTCH

Titre Original : Il Bosco 1
1988 – Italie
Genre : Horreur
Durée : 1h25
Réalisation : Andrea Marfori
Musique : Adriano Maria Vitali
Scénario : Andrea Marfori

Avec Carolina Cataldi-Tassoni, Diego Ribon, Luciano Crovato, Elena Cantarone et Stefano Molinari

Synopsis : Une étudiante américaine et son petit ami Italien partent passez un week-end en amoureux. En chemin, ils prennent une auto-stoppeuse, qui s’avérera être un démon…

Si je vous parle de bis Italien et du réalisateur Andrea Marfori, il y a de fortes chances que vous ne le connaissiez absolument pas. Ce fut mon cas. Ça aurait dû rester ainsi. Pour les plus biseux d’entre vous, Evil Clutch néanmoins, vous connaissez au moins la pochette, puisque l’éditeur Uncut Movie s’était chargé il y a quelques années de sortir le métrage en France en DVD. En Amérique, c’est la société Troma qui en avait acquis les droits. Et Andrea Marfori, c’est le réalisateur et le scénariste de la chose, son premier long apparemment, sur une carrière pas bien grande, et sans doute pas bien glorieuse non plus. En réalité, on a souvent l’impression, surtout durant les 45 premières minutes du métrage, que le réalisateur est tombé amoureux de Shining, et donc a décidé d’essayer la steadycam, filmant tout et n’importe quoi avec le procédé… avant de tomber sur une VHS d’Evil Dead, et d’avoir la révélation, en se disant qu’en fait, comme il s’éclatait déjà à filmer tout et n’importe quoi en forêt, qu’il pourrait s’inspirer du film de Raimi pour faire un long métrage, le vendre et se faire un peu d’argent. Et voilà, Evil Clutch est né. Un film qui, si on en croit la pochette, a fait sensation en festival. Alors oui, d’après quelques recherches, il fut bien présenté en Mars 1988 au festival de Brussel, mais pour ce qui est de faire sensation, c’est une autre histoire. Sans doute qu’un magazine en avait parlé à l’époque, et paf, sensation. Mais bon, Evil Clutch donc, késako ? Comme dit, on est ici dans une petite copie Italienne d’Evil Dead, avec forêt, plans en vue subjective fait à la steadycam en forêt, cabane, démon, gore. Le cocktail parfait. S’il ne fallait pas se taper 45 à 50 minutes inutiles et interminables en guise d’introduction, le tout filmé sans âme, sans énergie, sans idée.

Evil Clutch est long à démarrer. Le tout doublé d’une photographie pas vraiment belle et souvent trop sombre, des personnages peu intéressants (pour être poli) et vous obtenez là déjà un bon test d’endurance. Avez-vous assez de caféine dans le sang pour rester éveiller devant le spectacle proposé ? Telle est la question. Pendant 45 minutes, vous allez voir un couple, qui fait des trucs de couples. Non, pas s’envoyer en l’air, ça nous aurait réveillé ça. Vous les verrez parler, être en voiture, préparer un sac de camping, faire connaissance avec les habitants (2 personnes) d’un village, puis marcher en forêt, longtemps, trop longtemps. Le but ? Ils sont en vacances, donc ils ont du temps à perdre… enfin je présume. Mais pas de bol, comme dans la vraie vie, après le jour, vient la nuit, et il va falloir trouver un endroit pour dormir. Mince alors, ils ne savaient pas que le soleil, en général, il se couche. Donc après avoir retrouvé totalement par hasard (gros clin d’œil insistant) dans la forêt les deux seuls PNJ… euh non, les deux seuls autres personnages de l’intrigue, Evil Clutch réalise qu’il a déjà grillé plus de la moitié de sa durée, et qu’il va falloir passer la seconde s’il veut attirer avec des images marquantes pour une bande annonce le public. Débute alors enfin le film, à 30 minutes de la fin. Encore une fois, tout ça, c’est si vous êtes toujours éveillé. Car entre la lenteur, la mise en scène inexistante, les dialogues chiants, on rajoutera bien par-dessus tout ça une musique barbante et des acteurs totalement à côté de la plaque, à tel point que ça en devient irritant (et même pas drôle non). Alors, on ne leur jettera pas totalement la pierre (pas tout le stock en tout cas), car ils ne sont pas aidés par un scénario tout nul et des dialogues qui le sont tout autant, et un manque de logique général, mais tout de même. Au moins, le manque de logique, c’est raccord avec beaucoup de films Italiens de l’époque vous me direz…

La bonne nouvelle, c’est que si vous êtes encore éveillé, que vous n’avez pas explosé votre télé en voulant frapper les acteurs, ou en la secouant en espérant que le film aussi se réveille, Evil Clutch réserve quelques bons moments bien sanglants (et Z) dans sa toute dernière ligne droite. Les effets spéciaux, pour une si petite production assez confidentielle, sont même de plutôt bonne facture (ou alors la photographie est si sombre que l’on ne voit pas les défauts). On a en tout cas vu bien pire dans le genre, et parfois dans des productions plus friquées, en restant en Italie pour comparer ce qui est comparable. Mais oui, Evil Clutch se réveille alors, nous balançant gore, zombies, sorcière, démon, ou un mix des trois à force le scénario non plus ne sait pas trop ce qu’il fait, et on a alors enfin le film qui nous avait été promis au départ. Dommage donc qu’avec ses 1h25 au compteur, il faille quasiment attendre une heure pour être au moins un minimum diverti. Si vous avez le métrage dans votre collection, vous savez donc quoi faire. Passer les premiers chapitres, puisque de toute façon, il ne s’y passe rien, et que les personnages errent sans aucun but. Ce qui ne veut pas non plus dire que la dernière demi-heure est absolument à voir, non. Mieux vaut se revoir Evil Dead, ou pour rester en Italie avec des démons, et bien, Demons de Lamberto Bava. Au moins chez Bava, c’était con, mais voulu, et rythmé.

Les plus

Certains effets de bonne facture
Sur la fin le rythme s’emballe

Les moins

La première heure, un sacré somnifère
Les acteurs
La mise en scène
Fauché de fou
En vrai, les personnages, c’est quoi leur but ?

En bref : Evil Clutch, sur la fin, ça nous donne ce qu’il avait promis, avec du gore, des démons, tout ça. Le souci, c’est qu’il faut se taper une première heure longue, inintéressante, où il ne se passe strictement rien du tout.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Some good effects
♥ Near the end, things happen
⊗ The first hour, boring
⊗ Actors
⊗ There is no direction, nothing
⊗ So cheap
⊗ What is the goal of the characters in fact?
Evil Clutch, near the end, delivers what it promised, with gore, demons and all. The problem is, you have to watch the first hour first, it’s long, not interesting and nothing happens at all.

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